II-CHAPITRE 24

31 4 116
                                        

𝙽𝙸𝙲𝙾

Bury Me Face Down - grandson

« 𝓘'𝓵𝓵 𝓷𝓮𝓿𝓮𝓻 𝓰𝓮𝓽 𝓯𝓻𝓮𝓮. »

On dit qu'une cage est faite pour empêcher la personne prisonnière de ses barreaux de s'enfuir mais de pouvoir être observé, sans risque, sans peur d'être attaqué. Il est dit qu'elle protège aussi la fameuse personne, de l'extérieur, des autres, des intrusions. Elle est donc censée nous protéger autant qu'elle nous prive de toute liberté, si on y pense donc, une cage est la preuve que pour être en sécurité, pour ne plus avoir peur, on doit perdre notre liberté.

Ma cage est solide, résistante, elle ne se brise pas, je suis protégé sans réellement le vouloir même si ça serait un mensonge de dire que cette protection n'est pas une bonne chose, elle recouvre la peur, même si celle-ci arrive de temps en temps à briller pendant un instant. On peut me voir, mais on ne peut jamais m'atteindre, mais il n'y a pas de liberté, je dois jouer, réfléchir, savoir avec qui je peux parler de quels détails pour être sûre qu'aucun d'eux ne brisent les barreaux de ma cage.

La liberté est trop dangereuse pour quelqu'un comme moi.

Je les vois toujours, ces barreaux qui m'entourent, ils sont autour de moi sans cesse, ils me définissent, me montrent au monde de cette manière. Je me redresse dans le lit, les draps lourds tombent sur le bas de mon corps, aussi lourd que la cage qui pèse sur mon corps.

La lumière de l'extérieur traverse les rideaux, elle vient jusqu'à moi, se déforme lorsque les draps à mes côtés bougent alors que des bras sur glisse autour de mon torse et qu'un visage se place sur mon épaule.

— Ça va ? demande la voix encore à moitié endormie de Leïa.

— Un rêve, c'est tout...

Ma respiration lourde l'a peut-être alerté, c'est ce qui arrive lorsque Morphée me fait payer de vouloir de ma cage, lorsqu'il me puni de ne pas vouloir de liberté, il me fait rêver de ce que ça serait si je l'accepterais, il me fait rêver d'un endroit où je pourrais me réveiller sans que toutes les décisions que je prendrais au fil de la journée sont dictées par quelqu'un d'autre et que je ne fais que suivre un scénario.

Ses lèvres se posent sur mon épaule, mon rêve ressemblait à ça, à ces moments où je n'ai pas besoin de suivre des ordres, ces moments où on oublie que le danger est si proche d'elle à cause des barreaux que je partage avec elle.

Je la protège en lui enlevant sa liberté.

Je me retourne doucement, cherchant son visage qu'elle relève de mon épaule, ses yeux noisettes me regardent avec une douceur que je ne comprendrais jamais, car comment peut-elle être aussi calme, aussi douce lorsque je suis celui qui l'a plongé dans ce danger.

Ma main glisse sur son visage alors que je pose mes lèvres sur les siennes, un baiser aussi doux qu'elle le mérite, un pardon, le pardon de ne pas pouvoir lui offrir la liberté qu'elle mérite car mon égoïsme prend le dessus, car je veux qu'elle reste avec moi dans cette cage même si ça la prive de tout le reste.

Je laisse mon poids retomber sur elle, son corps s'allonge dans le lit alors que j'enfoui mon visage dans sa poitrine. Je respire, je reste là où je me sens bien pendant un moment et ses mains se créent un chemin dans la repousse de mes cheveux.

— Ils ont beaucoup repoussé, m'informe-t-elle alors que j'entends la plainte dans sa voix.

— Tu n'aimes pas ?

OBSESSIVE | TOME I & IIDes histoires addictives. Découvrez maintenant