𝙽𝚈𝚇
Madness - Ruelle
« 𝓯𝓮𝓮𝓵 𝓽𝓱𝓮 𝓯𝓾𝓻𝔂 𝓬𝓵𝓸𝓼𝓲𝓷𝓰 𝓲𝓷 »
Les murs blanc viennent écraser mon corps en chute, leur pureté erronée se ressere autour de mon être, m'étouffe, une compression qui vient étreindre fortement ma gorge, bloquant le passage de l'air qui commence à me manqué. Les tremblements ne cessent pas mais je persiste à les camoufler lorsqu'on arrive enfin dans la salle d'attente de l'hôpital.
Mon regard divague, à la recherche d'une fuite, d'un endroit de secours où je pourrais assouvir le besoin qui ne fait que croître au fur et à mesure que les secondes passent. La dépendance coule dans mes veines, une sensation que je ne connaissais pas avant mais qui d'une certaine manière me fait du bien.
J'ai enfin la sensation de vibrer pour autre chose que cette soif de sang, de vivre d'une addiction autre que la mort.
Mes pas sont lourds, le sol m'appelle mais je force sur mon corps pour qu'il ne s'écroule pas. Mon sang pulse, cherchant désespérément le poison qui devrait être déjà rentré dans mon système. Ce poison qui est tout autant destructeur que libérateur, coincé dans un sachet resserré dans ma main, il me supplie de l'emmener en direction de mon être qui, lui, le supplie d'apaiser ses tourments.
Ma main s'enroule avec conviction autour la poignée de porte, le métal de celles-ci est froid, comme de la neige qu'on prendrait à main nue, la fraîcheur se propage sur la surface de ma paume, comme des petites aiguilles qui se planteraient dans ma peau, elle me procure une douleur presque invisible mais dont la sensation reste tout de même, comme un murmure lointain.
La porte se referme derrière moi, me laissant seule dans ces toilettes, les murs continuent de m'étouffer sans répit, ils compressent mes poumons, les écrasent comme on écrase la neige sous nos pieds en hiver, les froissent comme on froisse une feuille de papier lorsque le dessin dessus ne nous plaît pas.
Je m'écroule sur la cuvette des toilettes, manquant presque de la rater et tomber sur le sol. Je me précipite, ouvrant le sachet entre mes mains qui m'appelle, me murmure de ne pas le quitter et de continuer de plonger avec son poison, me noyant dans une eau toxique alors que je me dissous sous son effet. La poudre glisse sur l'ongle de mon petit-doigt et je l'approche de mon nez, ne laissant aucune trace sur mon doigt, effaçant le souvenir qu'il peut rester de mon geste.
— Tu vois ton état Nyx ?
Je prends une grande inspiration alors que mes mains viennent se poser contre mes genoux, le regard rivé vers le sol pour éviter celui du fantôme qui me suit comme une ombre dont on ne peut pas se débarrasser. Il est là, toujours là, mort ou vivant, il a décidé de ne plus vouloir me lâcher depuis des mois, alors qu'il m'avait pourtant abandonné sans pitié il y a presque onze ans.
— Tu es en chute libre, accepte de te tenir à quelque chose s'il te plait.
Je veux qu'il continue de me voir chuter sans pouvoir y faire quelque chose, qu'il soit rongé par la frustration.
Sa voix s'immisce dans mon cerveau, mais c'est comme si plus je sombre, plus j'en suis insensible. Il ne m'atteint plus réellement, je me détache en continue alors que la chute est déjà presque à sa fatalité. Il devient de plus en plus un souvenir que je pourrais bientôt contrôler à son tour, je pourrais bientôt effacer sa présence, le faire disparaître pour de bon comme il m'a fait disparaître de sa vie.
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OBSESSIVE | TOME I & II
Storie d'amore[TOME I EN RÉÉCRITURE] Il y a des souvenirs qui s'effacent et d'autres qui savent vous hanter sans aucun répit. Lorsque que Nyx Mavrolis-Diaz, une danseuse en chute qui subit le destin qui lui est tracé, décide de s'installer à Boston pour ses étude...
