𝙽𝚈𝚇
Angry too - Lola Blanc
« 𝓓𝓸𝓮𝓼 𝓲𝓽 𝓶𝓪𝓴𝓮 𝔂𝓸𝓾 𝓼𝓮𝓮 𝓻𝓮𝓭 ? »
Alors que mon corps commence tout juste à se faire à la température qui pèse sur Los Angeles, j'avance tout en réfléchissant, remarquant un détail que cette ville m'éveille. Ici, la chaleur est présente même en ce mois de Décembre, tout comme ça l'était à Barcelone, à la différence de Boston qui est doté d'un hiver froid, un vrai hiver. Depuis que ma vengeance me ronge, je n'arrive pas à rester trop longtemps sur Boston, le froid étant comme un parasite qui, si je reste trop longtemps là-bas, me refroidirait à mon tour, me coupant de cette chaleur qui ravive ma vengeance à chaque fois que celle-ci se fait oublier.
Je cherche la chaleur partout où je vais, je cherche à ce que jamais elle ne soit dissiper, d'abord São Paulo, où l'automne est chaud, ensuite mes nombreux allers-retours à Barcelone où la chaleur règne, puis le Mexique, bien connu pour être chaud et maintenant Los Angeles qui reste chaud pendant des moments en décembre. Je cherche toujours à rester au chaud pour que ma vengeance puisse brûler.
Je cours après la chaleur comme pour ne pas oublier mon but.
Alors lorsque je pousse la porte de ma chambre dans cette maison qu'on a loué rien que pour un petit temps dans cette ville et que je dépose mon sac sur mon lit, c'est comme si tout remontait en flèche maintenant que mon corps s'était habitué à la chaleur de l'endroit. Mon sang bouillonne et il n'y a rien que je puisse faire pour le calmer, c'est simplement une éruption prête à s'abattre sur ceux qui seront en face, ceux qui mériteront de sombrer, de brûler sous une lave qui les engloutira sans pitié, sous mes coups que je réaliserais sans scrupule.
Car on a jamais eu de pitié pour moi, alors je saurais faire de même.
J'observe la pièce dans laquelle je vais devoir rester pendant quelques temps, un grand lit, une commode et une porte qui mène sur une salle de bain, rien de spécial, mais aussi rien de banale, car elle est comme une cage, une prison qui protège les autres de l'état de mon âme, des blessures que je m'inflige mais que je ne peux pas contrôler et qui pourrait retomber sur eux aussi.
Je fais glisser ma main sur les draps qui recouvre le fameux lit, la fenêtre dans le coin de la chambre laisse le soleil tracer des lignes épaisses sur ceux-ci, les réchauffer par la même occasion car lorsque mes doigts entrent en contact avec le tissu qui couvre le lit la chaleur est là, présente, encore.
Elle est cette sensation qui m'éveille, qui continue de faire vibrer cette envie obsédante de tuer, qui continue de mettre en lumière cette vengeance qui me ronge, qui me brûle d'une puissance qui plus elle grandit, plus est agréable pour mon être, car c'est ce que je connais de mieux, c'est familier, c'est moi.
Je me perd dans la sensation du tissu chaud sous ma peau, je le ressens, je le laisse imprégner ma chair de ce qu'elle définit, même si c'est imaginaire, même si c'est seulement le jeu de ma conscience, je m'y fais et me laisse faire sans me débattre. Mais je m'évacue de cet état lorsque la porte de ma chambre s'ouvre et que deux silhouettes apparaissent dans mon champ de vision.
Ezia se rapproche de mon lit pour s'y asseoir tandis que Carla regarde simplement la chambre, doucement alors que son geste me fait relever un sourcil et que mes bras se croisent contre ma poitrine.
— Qu'est ce que tu fais Carla ? je demande sur un léger ton d'amusement.
— Je regarde si on a la même chambre, avoue-t-elle.
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OBSESSIVE | TOME I & II
Romantizm[TOME I EN RÉÉCRITURE] Il y a des souvenirs qui s'effacent et d'autres qui savent vous hanter sans aucun répit. Lorsque que Nyx Mavrolis-Diaz, une danseuse en chute qui subit le destin qui lui est tracé, décide de s'installer à Boston pour ses étude...
