𝙽𝚈𝚇
Where we come alive - Ruelle
« 𝓞𝓾𝓽 𝓸𝓯 𝓽𝓱𝓮 𝓼𝓱𝓪𝓭𝓸𝔀𝓼 𝓪𝓷𝓭 𝓲𝓷𝓽𝓸 𝓽𝓱𝓮 𝓵𝓲𝓰𝓱𝓽 . »
1 mois plus tard,
22 janvier 2019,
Le vent n'est pas doux ce soir, il me pousse, me violente, un peu comme tous les soirs depuis un mois, depuis que je me réfugie ici, le laissant être au maximum de son souffle pour tenter de m'emporter avec lui. Le sable s'immisce entre mes doigts alors que je glisse mes mains sur celui-ci avant de les amener à mes jambes que je ramène contre moi. Une position fragile mais que j'apprécie loin des regards, dont je profite car personne ne peut me voir, personne ne peut être témoin que lorsque la lune se redresse, lorsque les vagues se font puissantes devant moi, je suis calme, fragile, je ne suis pas la cheffe qui tente de garder cet air de force pour qu'on puisse appuyer sur mes épaules sans avoir peur qu'ils tombent.
C'est ce que je fais, jour après jour, je joue mon nouveau rôle du mieux que je peux, je contrôle chaque missions, participe à certaine pour ne pas avoir l'impression de me servir de tout le monde sans risquer de me mettre en danger, je surveille les livraisons d'armes, je contrôle tout à la lettre, je fais ce que ma mère faisait mais d'une manière plus saine, d'une façon plus libre.
Elle n'a pas réapparu, la maison a été vidé et a été rachetée par une petite famille qui attend un deuxième enfant. Ils sont heureux, ils sauront purifier cet endroit qui a connu tant de catastrophes, de guerres et qui habitait tant de cauchemars.
Je passe mes nuits dans cette maison en bord de mer. J'habite dans un endroit calme, où mes pensées ne sont pas maltraitées, où mes souvenirs ne me hantent pas. Seulement,ça arrive que ça se produise tout de même et alors je fixe l'eau, je fixe les courants, imaginant si je serais capable d'y plonger, si je serais capable de me laisser engouffrer dans les vagues pour que tout se taise.
Je ne devrais pas rêver de la mort le jour de mon anniversaire.
Mais je le fais sans me soucier du jour qu'on est.
Je n'en serais jamais capable, ou peut-être que si, mais je ne peux pas laisser la mort gagner, pas après tout ce que j'ai laissé glisser entre mes doigts, pas après que j'ai décidé de tout abandonner pour suivre ce foutue destin qui m'impose la solitude, qui m'impose d'être ici, à me demander si les vagues seraient clémentes si je plongeais dans leur direction, ou si elle me ferait regretter mon choix, si elle me ferait comprendre que j'aurais dû changer d'avis il y a un mois, que j'aurais dû prendre en avion pour rentrer à Boston.
Pourtant, je suis sûre d'avoir fait la bonne chose, d'avoir choisi la bonne décision dans l'ultimatum que m'imposait l'univers qui n'était jamais clément avec moi.
Mais il y a toujours ce regret qui me ronge alors que je ne le ressentais jamais.
Je fini alors par me retrouver ici, seule, au milieu d'un vent qui souffle sans se soucier de ma présence, sous la lune qui brille plus fort que d'habitude et qui fait briller les vagues devant moi, celles qui s'échouent sur le sable, arrivant presque à mes pieds.
— À quoi est-ce que tu penses ?
Peut-être pas si seule que ça finalement.
Je me fige à l'entente de cette voix, à l'entente d'une résonance que je pensais ne plus jamais pouvoir entendre mais qui se trouve derrière moi, dans le même vent qui me percute, sous la même lune qui m'éblouit, devant les mêmes vagues féroces qui m'appellent, qui me chuchotent de les rejoindre.
VOUS LISEZ
OBSESSIVE | TOME I & II
Romantik[TOME I EN RÉÉCRITURE] Il y a des souvenirs qui s'effacent et d'autres qui savent vous hanter sans aucun répit. Lorsque que Nyx Mavrolis-Diaz, une danseuse en chute qui subit le destin qui lui est tracé, décide de s'installer à Boston pour ses étude...
