𝙽𝚈𝚇
One Last Time - Maggie Lindemann
« 𝓒𝓪𝓾𝓼𝓮 𝓘'𝓶 𝓵𝓸𝓼𝓲𝓷𝓰 𝓽𝓻𝓪𝓬𝓴 𝓸𝓯 𝔀𝓱𝓸 𝓘 𝓸𝓷𝓬𝓮 𝔀𝓪𝓼 »
Un infini m'emporte.
Le noir.
Tout est si vide.
Je ne sens plus rien comme si tous mes sens avaient été effacés. Ma respiration est courte, je me laisse fondre telle de la cire sous l'effet d'une flamme chaleureuse.
Je ne cherche pas à me débattre, plus rien ne m'anime, l'obscurité s'est répandue tel un brouillard épais en moi et je ne peux plus l'éjecter.
Mes paupières sont lourdes mais je ne succombe pas encore à l'envie de les fermer, je continue d'observer cette lumière s'écarter de plus en plus de moi.
Je tombe.
Plus je recule, plus la source de lumière se rétrécit, elle m'échappe, me glisse d'entre les doigts avec une facilité déconcertante mais ce qui est le plus troublant est que je la regarde faire sans essayer de la serrer près de moi avec force.
Au contraire, je m'en écarte avec volonté.
Je ne cherche plus la lumière.
Je me laisse sombrer.
Je me perds.
...
Une lumière m'éblouit alors que mes yeux s'ouvrent lentement, un éclat qui ne me sauve pas mais qui s'installe en moi pour m'associer à la réalité.
Je ne suis pas morte.
Ma respiration est calme, presque contrôlée par le temps alors que le rythme régulier de celle-ci fait relever ma poitrine à une fréquence chronique. Je prends un certain temps avant d'essayer de comprendre l'endroit dans lequel je me trouve, mais il est difficile de ne pas y faire attention lorsque ce plafond blanc bien connu me surplombe et que le bip sonore qui est censé être en accord avec les battements de mon coeur résonne dans cette pièce qui m'emprisonne.
Mais alors pourquoi continue-t-il de sonner alors que mon cœur est éteint ?
Je déplace mes doigts doucement, cherchant à ne pas être trop brusque avec mon propre corps, comme si au fond, à ce moment précis, je n'étais qu'une poupée en porcelaine, fragile, exposée à tous les dangers. Une douleur faible parcourt la longitude de mes bras, elle reste supportable telles des aiguilles qui se faufilent doucement dans ma chaire sans pour autant me blesser véritablement. Cette douleur est tout comme un souvenir, une sensation vaste qui me rappelle le choc de mon corps contre le sol, tandis que la pluie s'abattait sur mon être au précipice de la mort.
Un froid, comme une légère brise, se faufile sous les draps fins qui me recouvrent, créant un frisson à son contact qui vient me faire réagir et accélérer mes mouvements pour me lever le plus vite possible et échapper à cette vulnérabilité qui me surpasse. Mes muscles se crispent et chacun de mes mouvements est une quête à la délivrance malgré que chacuns d'entre eux soient une source de souffrances qui ne s'apaise pas malgré les anesthésiants qui circulent dans mon sang comme un poison inutile.
Je me retrouve assise, les jambes flottant dans le vide, une vue qui me donne presque le tourni comme si je me trouvais à une hauteur colossale et que je m'apprêtais à tomber d'un nombre incalculable de mètres avant de m'écraser au sol. Mes mains s'agrippent avec automatisme aux bords de ce lit d'hôpital peu confortable, mes ongles s'enfoncent dans le tissu des draps, je m'y accroche pour ne pas tomber un peu plus dans l'inconnu qui pourtant m'attire autant qu'il me repousse. Exactement comme deux aimants, on s'attire avec une force évidente mais lorsque je m'en approche, il s'écarte et lorsque je le laisse m'approcher, je me retrouve à reculer sans réellement m'en rendre compte.
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OBSESSIVE | TOME I & II
Romance[TOME I EN RÉÉCRITURE] Il y a des souvenirs qui s'effacent et d'autres qui savent vous hanter sans aucun répit. Lorsque que Nyx Mavrolis-Diaz, une danseuse en chute qui subit le destin qui lui est tracé, décide de s'installer à Boston pour ses étude...
