PROLOGUE

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𝙽𝚈𝚇

    Le poids du vent vient s’écraser contre mon corps comme à moitié endormi, éteint, essoufflé par la puissance dévastatrice qu’on eut les évènements. Une continuité de moment tous plus destructeurs que le précédent, des chocs qui venaient me paralyser, la douleur croissante qui parcourait ma chair, ne me laissant aucun répit.

Le soleil se lève doucement, comme hésitant, il pèse les pour et les contre pour se lever sur une journée pourtant si mélancolique, si banale, si sombre.

La lumière me brûle les yeux mais cette douleur est invisible, elle ne me procure aucun pincements, aucune envie de m’arracher la peau de mon propre corps pour espérer oublier la douleur créée en la remplaçant par une nouvelle.

Je ressemble à un fantôme, errant, sans but, sans chemin à suivre, je marche simplement pour sortir du bâtiment en ruine, laissant derrière moi le vestige d’un combat où deux âmes se sont tuées, sans que je ne puisse rien faire pour empêcher la fin tragique qui menaçait nos vies.

— Cariña ! sa voix résonne jusqu’à moi.

Elle se faufile entre le vent sifflant, lui aussi, dans mes oreilles. Une mélodie qui se répète sans cesse, ne voulant pas me lâcher alors que je me perds dans celle-ci.

« Cariña » Un surnom qui ne vient que d’elle et qui me tue toujours un peu plus que je l’entends.

Elle court vers moi, les bras grands ouverts, prêts à m’envelopper dans une étreinte fausse, un fantasme de ma jeune âme mais qui signifie plus rien pour mon âme à ce jour brisé parce que j’ai dû encore vivre, parce qu’elle m’a appris à aimer.

Elle joue la comédie, dessinant une expression inquiète sur son visage alors qu’il n’y a rien de tout ça en elle. Les tâches de sang qui me recouvrent et les égratignures qui marquent maintenant ma peau pourraient être inquiétantes, mais pas pour elle, tout ça elle en est fière.

C’est elle qui m’a mené jusque là pour que je sois comme elle.

J’ai toujours été comme elle.

Elle me prend dans ses bras mais je reste stoïque, mon corps étant contrôlé par une force qui l’empêche de bouger comme si un mouvement pouvait tout faire écrouler, plus que ça ne l’ai déjà. Mais mon regard, lui, se pose sur les ambulanciers, sur le corps qu’ils transportent, tâché de son sang et du mien.

Elle détourne mon regard, m’obligeant à me retrouver face à ce regard fière qui prône sur son visage, une étincelle de victoire alors que je viens encore de perdre une partie de moi.

Mais elle m’avait prévenu.

« Certains sont destinés à rester des ennemies, cariña. »

Et c’était peut-être notre cas.

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HIII ♡

Bienvenue officiellement dans le monde Nyx et Max... <3

Bisous, LYS.

ig : theredlylys_
tt : redlylys

OBSESSIVE | TOME I & IIOù les histoires vivent. Découvrez maintenant