CHAPITRE 7

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𝙼𝙰𝚇

Outta my head - Omido

«𝓒𝓸𝓷𝓯𝓾𝓼𝓲𝓷𝓰 𝓮𝓶𝓸𝓽𝓲𝓸𝓷𝓼 𝓼𝓸 𝓬𝓸𝓶𝓯𝓸𝓻𝓽𝓪𝓫𝓵𝔂 𝓶𝓲𝔁𝓮𝓭. »

Assis sur mon siège conducteur de ma voiture, j'observe le monde qui entoure ma voiture et qui dans au rythme de la musique qui résonne tellement fort que j'ai bien peur que tout la ville soit maintenue réveillée à cause du bruit. Ils s'amusent tous, dansent s'en soucier, sourient, rigolent, certains le font sans avoir besoin d'aide, ça en est naturel, une vie qu'il arrive à enjoliver sans avoir besoin qu'on leur donne une aide pour que le bonheur se fasse une place au côté de leurs âmes.

Pour certains, on a besoin d'un coup de pouce, on a besoin d'une adrénaline forcée qui brouille notre cerveau, qui brûle chacun de nos nerfs pour que le faux bonheur qu'on essaie d'atteindre puis nous être à portée de main.

Ma main, avec automatisme qui pourrait effrayer n'importe qui, se dirige vers ma boîte à gant, répète ce même geste que je connais par coeur, que je réalise au moins une fois à chaque fois que je me retrouve dans ma voiture, du bonheur criant tout autour de moi alors que je suis incapable de l'atteindre et le ressentir aussi seulement par transmission de leurs états à tous.

Je suis obligée de m'y forcer, de plonger mon doigt dans un sachet qui m'aide à trouver le bonheur, qui m'aide à sourire et rire autant qu'eux arrivent à le faire sobre.

Certains ont besoin d'aide pour être heureux, mais l'humain ne suffit plus pour ça.

Alors je me tourne vers ma plus grande amie, celle qui ne m'a jamais abandonnée, celle qui m'offre toujours la même sensation depuis des années, celle qui me fait oublier, qui efface les souvenirs qui rôdent dans mon esprit tel un monstre qui rôde dans ta chambre, attendant le bon moment pour t'effrayer et te donner cette envie insatiable de crier, de t'arracher les yeux pour ne plus voir l'image qui passe en boucle devant toi, pour ne plus être victime d'un monstre qui n'a aucune peine à appuyer plus profondément dans tes plaies pour que la douleur reste présente et vivante pendant que ton âme meurt de plus en plus, fatigué par la peur qu'un simple souvenir peut amener.

Mes yeux se ferment, ma tête tombe en arrière alors que je viens d'inspirer la petite pyramide qui était présente sur mon doigt encore quelques secondes plutôt.

Je reste dans cette position un instant, au bord d'un sommeil propice qui vient se faire déranger par un toquement contre la vitre de ma voiture. J'abaisse celle-ci, tournant simplement mon visage en direction de celui qui apparaît au moment où la vitre disparaît complètement.

Nico prend appuie de ses coudes sur le rebord de ma fenêtre, se penche en avant pour que notre conversation ne reste qu'entre nous.

— Tu fais une des courses ce soir ? demande-t-il.

Je souffle, rangeant le sachet encore entre mes mains dans la boîte à gants. Je remarque le regard de mon frère qui suit mes gestes, qui analyse ce qui se trouvait entre mes mains, ce qui me permet de tenir quelques heures sans devenir un homme où l'âme brisée se voit à travers ses yeux.

Il ne peut pas s'empêcher de laisser un coin de ses lèvres se relever face à la situation facilement compréhensible, car il connaît cette habitude, il a aidé à ce qu'elle en devienne une chez moi. Il sourit car il est fière de voir que je ne change pas, que je n'évolue pas, que je ne cherche pas à trouver une sortie, que je ne cherche pas à améliorer mon train de vie. Il sourit car il sait que je suis piégé, qu'il n'y a aucun moyen de sauver quelqu'un qui se noie dans une mer de sable blanc, qui paraît pu à première vue mais qui nous pousse à nous noyer de plus en plus profondément, jusqu'à ce que toute lumière disparaisse, jusqu'à ce qu'aucun rayon de soleil ne puisse traverser la surface de la mer dans laquelle je touche presque le fond.

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