𝙽𝚈𝚇
Rolling in the deep - Adele
« 𝓨𝓸𝓾'𝓻𝓮 𝓰𝓸𝓷𝓷𝓪 𝔀𝓲𝓼𝓱 𝔂𝓸𝓾 𝓷𝓮𝓿𝓮𝓻 𝓱𝓪𝓭 𝓶𝓮𝓽 𝓶𝓮. »
Les miroirs sont une arme contre soi-même, on ne peut pas attaquer quelqu'un avec son propre reflet, il s'attaque lui-même car mettre un miroir devant quelqu'un en pensant le blesser n'est pas ce qui créera cette douleur, c'est lui, c'est le visage qui se reflétera qui sera la vraie arme, on ne fera que la tenir, on tient le reflet de l'autre dans nos mains et c'est lui qui crée sa propre douleur, c'est lui décide que son reflet le brise, que la vue qu'il a de lui-même le détruit.
Un reflet auquel on ne s'habitue jamais, peu importe la forme qu'il prend, peu importe si on essaye de se convaincre que la douleur n'est pas réelle, qu'on l'ignore en pensant que ça suffit. Si on hait notre reflet une fois, il est difficile de l'aimer de nouveau, on peut se forcer, on peut essayer de reconstruire notre reflet comme si ce n'était qu'une simple tour montée de toute pièce qui se serait écroulée, mais souvent, on n'arrive jamais à remettre la dernière pièce, c'est beaucoup trop haut, beaucoup trop hors de portée pour être remis à sa place et c'est fait exprès.
Notre appréciation sur notre reflet est fragile mais construit d'une façon si cruellement intelligente, c'est une tour qui peut se détruire tant de fois possible mais qu'on ne peut jamais reconstruire entièrement.
Une chance, une seule, qu'on se bat tous pour garder mais qui finit par s'écrouler un jour ou un autre.
Une chance que je ne pense même pas avoir eu le temps de savourer, ma tour est tombée si vite, elle s'est écroulée et m'a laissé me perdre sous ses ruines. Au point où je n'ai jamais cherché à la reconstruire, sachant d'avance la cause que ça allait être, sachant la cause perdue que j'étais, que je suis encore.
Il n'y a donc plus de solutions pour que je puisse un jour ne serait-ce tolérer mon reflet sans que le dégoût s'empare de moi, je ne peux que me forcer à le contrer ou des fois, il m'arrive de le regarder pour me faire mal, comme une forme d'automutilation qui ne laisse pas de cicatrices visibles. Je fixe mon reflet, le sang qui me tâche et qui me définit de la manière la plus répulsive qu'elle soit.
Je me nettoie, me frotte, tâchant l'eau, lui enlevant sa pureté sans scrupule pour la souiller du sang qui marquait avant mon corps. Ma peau devient aussi rouge que le sang qui la couvrait, je l'ai nettoyé depuis un petit moment maintenant mais je continue de frotter, je cherche à creuser, à aller trouver encore plus de sang, sauf que cette fois ce n'est pas ceux des autres, c'est le mien.
C'est comme un manque, un besoin de voir du sang pour me sentir apaisée mais en même temps je sais à quel point c'est tordu alors c'est pour ça que je m'attaque à moi-même sur le moment, que je comble le manque en faisant en sorte que mon esprit soit stimulé par les rougeurs sur ma peau, oubliant cette pression mentale qui me pousse à frotter de plus en plus.
Je finis par m'arrêter tôt ou tard, après des minutes, peut-être même des heures, je n'arrive pas à remarquer le temps que j'ai bien pu prendre, j'en ai perdu la notion. Les secondes ne s'écoulent plus régulièrement, les minutes ne se dissoudent plus avec autant de frénésie, les heures ne sont plus ces mains qui se tiennent à moi pour que je ne les laisse pas s'enfuir.
Avant j'entendais, je sentais le temps s'écouler, maintenant il n'est plus qu'une poussière à laquelle je ne fais pas attention, que je ne remarque pas.
Mais même après tout ce temps passé à me faire oublier ma soif de sang qui n'est jamais comblée, je ne bouge pas, je ne m'écarte pas du miroir dans lequel je peux voir mon reflet. Je me fais du mal, je me force à me regarder, à être victime de ma propre vie.
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OBSESSIVE | TOME I & II
Romance[TOME I EN RÉÉCRITURE] Il y a des souvenirs qui s'effacent et d'autres qui savent vous hanter sans aucun répit. Lorsque que Nyx Mavrolis-Diaz, une danseuse en chute qui subit le destin qui lui est tracé, décide de s'installer à Boston pour ses étude...
