𝙽𝚈𝚇
Blood On A Rose - Everybody Loves an Outlaw
« 𝓘 𝓷𝓮𝓮𝓭 𝔂𝓸𝓾 𝓼𝓸 𝓫𝓪𝓭 𝓽𝓱𝓪𝓽 𝓲𝓽 𝓫𝓾𝓻𝓷𝓼. »
J'observe le café tournoyant dans ma tasse, mélodieux, il se déplace de bord en bord, ne les dépasse jamais, il reste emprisonné entre ces semblants de murs, avant que je décide d'apporter la tasse à mes lèvres pour laisser sa chaleur glisser sur ma langue avant de s'écouler en moi. La chaleur me traverse mais jamais réellement ce qui va avec, le café est censé stimuler et activer notre corps, notre esprit, mais il ne le fait pas vraiment avec moi, je suis toujours aussi éteinte, robotisée à réaliser une vengeance comme si c'était le seul but de mon existence.
Il n'y a rien d'autre pour me faire vivre que cette foutue vengeance.
Et hier, on me l'a retiré des mains, on m'a empêché de vivre cette satisfaction alors la colère est là, elle est une petite aiguille plantée en moi que je ne peux pas trouver pour pouvoir l'enlever. Elle est coincée sous ma peau, discrète, minime mais avec un si grand impact, elle est la source de ma colère, là où ma haine est pomper, comme un deuxième coeur qui vient intoxiqué mon être en ne faisant pas circuler mon sang mais une aigreur liquide, épaisse, qui me remplit doucement jusqu'à pouvoir explosé hors de moi.
J'aimerais pouvoir écarter mes pensées de tout ce qui se passe en moi, que ça ne me consume pas à ce point, mais c'est comme si le monde était silencieux, qu'il n'existe plus que ces détails qui me font trembler, qui me donnent envie de tout envoyer en l'air, de m'énerver contre mon corps, ma peau, mais aussi celles des autres.
C'est un besoin qui me tue, pas une envie.
Il n'y aucun contrôle, c'est psychologique, c'est comme un engrenage qui se brise chaque fois qu'un petit détail, parfois si insignifiant qu'il me fait peur moi-même, se produit. Les bruits répétitifs, stridents, qui percutent l'oreille, les paroles insignifiants lorsque la conversation n'a pas l'air d'avoir de sens, ce genre de détails brisent cet engrenage en moi, il me trembler, me donne cette sensation de colère si forte que j'ai ce besoin de hurler, de frapper, pour extérioriser, pour remettre mes engrenages à leurs places.
C'est de la folie, on me prends pour une folle, eon m'a toujours prise pour une folle lorsque ces moments arrivaient, car comment pourrait-on être énervé à ce point pour des détails si insignifiants qu'un claquement de langue répétitif ou encore la sonnerie d'un micro-onde lorsqu'il arrive à la fin.
Cette colère en moi est ma folie, mais elle est tout ce que j'ai toujours eu.
Je me concentre alors pendant un moment sur le café dans ma tasse, sur la cuillère que je fais tourner pour me déplacer l'esprit, car la petite aiguille en moi qui menace de briser mon engrenage sans de retour possible est là, je la sens, elle est proche et je n'arrive pas à m'en débarrasser ou l'oublier.
— Par exemple, les bébés de Nyx seraient magnifiques, j'entends de la part d'Ezia.
Je relève le regard vers celle-ci qui discutait avec Carla et je remarque tout de suite le silence qui s'installe dans leur conversation après les mots de la brune, car ma meilleure amie sait, elle sait la vérité derrière la simple remarque de Ezia, ce simple compliment qui ne peut pas exister.
Le regard de Carla se plante dans le mien et Ezia tourne la tête vers moi alors que je lâche la cuillère d'entre mes doigts, celle-ci claque doucement contre la céramique de ma tasse avant que je ne décide de parler.
— Je ne peux pas avoir d'enfant, j'avoue alors à voix-haute.
Je m'ouvre, je les laisse en apprendre plus sur moi, même si une part de moi en a peur, même si mon instinct me cri de me taire, de ne pas leur donner des armes qu'ils pourraient utiliser contre moi, je laisse mes mots dépasser la barrière de mes lèvres, je m'ouvre enfin à eux.
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OBSESSIVE | TOME I & II
Romance[TOME I EN RÉÉCRITURE] Il y a des souvenirs qui s'effacent et d'autres qui savent vous hanter sans aucun répit. Lorsque que Nyx Mavrolis-Diaz, une danseuse en chute qui subit le destin qui lui est tracé, décide de s'installer à Boston pour ses étude...
