Chapitre 41

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     Les rires s'élèvent par vagues depuis les différents stands, où bénévoles et visiteurs se pressent pour goûter aux spécialités locales ou siroter une bière fraîche

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Les rires s'élèvent par vagues depuis les différents stands, où bénévoles et visiteurs se pressent pour goûter aux spécialités locales ou siroter une bière fraîche. Le son d'une guitare résonne doucement au loin, accompagné par quelques voix qui chantent avec enthousiasme. Plus loin, près du feu de camp, des enfants font griller des chamallows et le crépitement des flammes ajoute une touche presque magique à cette soirée.

Un verre de vin blanc à la main, je suis entourée de quelques bénévoles et de Zac, qui ne manque jamais une occasion de se montrer charismatique. Il raconte une histoire qui semble captiver tout le monde, mais mon esprit est ailleurs. Une petite partie de moi est attentive, souriant aux moments opportuns, mais l'autre... L'autre est perdue quelque part entre la route poussiéreuse qui mène ici et l'idée que Curtis pourrait être en train de la traverser.

Je sais qu'ils étaient au ranch aujourd'hui. Jane, Cassie... Curtis. Mais je me demande qui viendra me chercher ce soir. Et s'il venait, est-ce qu'il serait seul ? Est-ce qu'il aurait envie de me voir, ou est-ce qu'il resterait en retrait, fidèle à son habitude ?

Je porte mon verre à mes lèvres, mais je réalise qu'il est déjà vide.

— Encore un verre, Elisabeth ? demande Zac avec un sourire moqueur.

Mais avant que je ne puisse répondre, un frisson me parcourt. Une sensation étrange, familière. Une présence. Mon cœur rate un battement alors que je me redresse légèrement, mes yeux cherchant instinctivement quelque chose – quelqu'un – dans la foule.

Je ne le vois pas encore, mais je sais qu'il est là. C'est comme une évidence, un sixième sens qui me hurle son arrivée. Ma respiration se bloque alors que je scanne les visages autour de moi. Et puis... je le vois.

Il est appuyé contre un vieux tonneau près d'un stand, les bras croisés. Ses épaules larges dessinent une silhouette robuste sous son t-shirt blanc. Sa mâchoire, carrée et serrée, trahit une certaine tension qui donne à son expression une intensité presque brutale. Ses yeux sont braqués sur moi avec une concentration inébranlable. Il ne bouge pas, il ne cille pas, et pourtant, il semble dominer l'espace autour de lui comme s'il appartenait naturellement à cet endroit.

Mais avant que je puisse bouger ou même respirer correctement, une tornade châtain me percute.

— Elisabeth !
— Cassie, ça va ?

Elle me colle contre elle avec une telle force que je manque de faire tomber mon verre. Je  la serre en retour, heureuse de la voir.

— Ça fait une éternité qu'on ne s'est pas vues ! Alors, raconte, comment s'est passée ta semaine ? Tu as survécu à Zac ? ajoute-t-elle en parlant assez fort pour qu'il l'entende.

Je lance un regard amusé à Zac, qui lève les mains en signe d'innocence avant de s'éloigner pour rejoindre un autre groupe.

— Oh, tu sais... Des clôtures, des chevaux, des bénévoles incroyables. C'était... intense, mais ça valait le coup.
— Intense, hein ? Autant qu'avec mon frère ?

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