Chapitre 77: Envie

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Odessa

Tandis que Mars vient de s'en aller, Sirius sourit et Leylani est trop concentrée sur la conversation des deux tourtereaux à la télé pour faire attention à moi. Je demande à Sirius:
-Qu'est-ce que j'ai fait?

-Si tu demandes, c'est que tu dois avoir une idée non, Chou?

J'avais raison, demander ça à Olan était une mauvaise idée, mais je n'arrive pas à m'expliquer pourquoi. C'était pas sexuel...je pense. Je réponds:
-Je...

Je laisse tomber et me lève énervée. Je m'arrête à l'entrée du couloir, je tourne la tête vers là où Mars est parti. Je ne sais pas où il a disparu en fait. Derrière moi, Sirius crie:
-La dernière porte au fond à droite! Ne rentre pas dans la chambre d'Olan! Enfin sauf si tu le veux!

Je souffle énervée, mais une fois devant la porte c'est l'anxiété qui suinte contre ma peau. J'espère vraiment que ce n'est pas la chambre d'Olan. Je toque et n'obtiens pas de réponse. Je recommence et c'est pareil. Peut-être que c'est la mauvaise pièce et qu'elle est vide. Je m'apprête à partir quand Mars ouvre la porte puis la referme dès qu'il me voit. C'est une blague? Je l'ouvre et entre tandis qu'il se rassied sur le lit pour plonger dans son téléphone. Il m'ignore, mais je demande:
-Pourquoi t'es énervé?

Il me regarde avec irritation et semble sur le point de parler, mais se contente d'esquisser un sourire frustrant qui devient coupant en disparaissant rapidement. Il me demande ensuite:
-Dis-moi, tu veux que je te parle des gens que j'ai descendus?

-Quoi?

Avec un regard faisant partir mon moral en fumée, il me répond:
-Ça te ferait mouiller? Les détails aussi? J'ai des détails bien sales si tu veux. Le corps humain peut faire des choses surprenantes.

-Attends, c'est parce que je lui ai demandé ce qu'il avait fait?

-Tu prétends détester tous ces trucs violents et tu lui demandes à quel point il peut être violent? Et la façon dont tu le regardais pendant qu'il parlait...pendant une seconde, j'ai cru que t'allais te le taper sur la table.

J'ai l'impression d'avoir reçu un boulet dans le ventre et blessée je rétorque:
-Quoi? Non, je le regardais pas comme ça. J'étais juste curieuse et....intéressée? Fascinée?

Putain de merde. Je me mords la lèvre. Avec le regard dur, il lève un sourcil puis répète:
-Fascinée?

J'ai vraiment un talent pour me couler toute seule. Je réplique irritée par moi-même et lui aussi:
-Je dis pas fascinée comme ça putain. C'est juste fascinant et fou la façon dont il peut être gentil et tout ça presque tout le temps et puis il fait ça. Et je crois que c'est pour ça que j'ai ri. Je savais pas comment le prendre.

-Tu le trouve plus intéressant maintenant, hein? Les filles aiment les gars gentils et les méchants encore plus. Avec lui, t'as le package.

Je le mitraille du regard et il durcit les gemmes de ses iris pour me faire face. Il me dit:
-Me regarde pas comme ça.

-Pourquoi t'es jaloux de lui? Il est aussi cruel que toi de ce que je sais maintenant, c'est pas le gars gentil de service. Donc c'est quoi ton putain de problème? Qu'est-ce qu'il a que tu voudrais?

Il contracte sa mâchoire et je continue:
-Réponds-moi. C'est plus drôle de parler maintenant que c'est pas pour m'accuser? Alors?

Plus bas que je ne l'aurais cru, Mars répond:
-Il a un bon côté.

Je fronce les sourcils et réplique:
-Quoi?

Il reprend plus fort:
-Il a un bon côté qu'il montre même, tu peux le voir. Moi, non. Je peux être charmant et tout quand j'en ai besoin pour obtenir des choses. Mais même, le plus souvent, je sais que le fait que les gens savent ce que je peux leur faire joue plus que si je décide de bien me comporter ou non. Et j'aime ça.

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