19. Règlement de compte

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Depuis des semaines Charles malmenait Maeva. Elle n'avait jamais pu lui dire en face ce qu'elle pensait de son comportement car il partait directement. Maeva n'en pouvait plus d'être à ses ordres en permanence. Il lui avait demandé de venir le samedi en fin d'après-midi comme depuis un peu près 1 mois. Maeva était à peine rentrée qu'elle s'était dirigée droit vers Charles avant qu'il ne puisse lui dire quoi que ce soit.

- Salut, répondit froidement Maeva.

- Salut, répondit à son tour Charles. Les lèvres de Maeva étaient serrées et son visage était crispé. Alors, j'ai prévu ... il n'avait pas pu finir sa phrase que Maeva l'avait coupé.

- Ecoute, je n'en peux plus d'être ton esclave à longueur de journée. Tu es invivable et j'en aie plus qu'assez que tu me commandes. Non mais sérieusement : Fait ci ! Pas comme ça ! Non plus à droite ! Ah finalement plus à gauche ! Tu te prends pour qui pour commander les gens de cette manière ? Je jette l'éponge ! cria Maeva dans tout le capitole. Tout le monde s'était retourné même Carla avait cessé de donner ses directives. Le discours de Maeva était monté crescendo et elle ne pouvait plus se retenir. Prépare ta soirée tout seul, pauvre crétin ! Charles l'avait regardé abasourdi. Maeva remarquait bien qu'il était sidérer que quelqu'un surtout une seconde lui parle de la sorte devant tout le monde mais peu lui importait car elle avait dit ce qu'elle avait sur le cœur. Ne se rendait-il pas compte de son comportement ? Maeva espérait au moins lui avoir ouvert les yeux. Elle était partis sans une parole de plus car elle en avait assez dit. Charles qui était interloqué n'avait pas bougé et il la laissa sans aller. Tant mieux pensa Maeva. Soit, elle s'était emballée et elle en était consciente mais elle se sentait mieux. Maeva avait pris son sac et son parka kaki puis elle était partit.

Le samedi suivant Maeva était revenu car Carla et les autres l'en avait persuadé. Pendant que Maeva avait posé ses affaires dans le vestiaire, Charles était rentré dans la pièce discrètement.

- Je pense avoir été claire sur le fait que je ne veux plus avoir à faire avec toi, répondit sèchement Maeva.

- Ecoute, je tiens à m'excuser, dit-il sincèrement. Maeva ne répondit rien. Il leva les mains au ciel et les posa tranquillement derrière sa tête puis soupira.

- Ecoute, je n'aurai pas du te parler de cette façon, reprit-il. C'est vrai que je peux être insupportable et vraiment imbuvable mais je ne voulais pas que nous en arrivions jusque là.

- Pourtant, c'est exactement ce que tu viens de faire. Maeva ne le regardait pas dans les yeux car elle était déterminée à ne pas se laisser faire.

- Oui et j'en ai conscience. Dès que tu m'as hurlé dessus pour tout ce que je t'avais fait subir, je me suis remis en question.

- Je suis ravie pour toi, ironisa Maeva.

- Pour me faire pardonner j'aimerai qu'on se prenne un chocolat chaud quand tu auras fini. Il l'avait regardé droit dans les yeux et Maeva n'avait pas pu fuir son regard noisette. Après tout, elle méritait bien un chocolat se décida Maeva.

- D'accord, et puis tu me dois bien ce chocolat pour tout le travail que j'ai fait.

- A 17 heures devant le capitole et ne soit pas en retard car je déteste que les gens soit en retard.

- Tu te rends compte que tu essayes encore de me donner des directives même pour un rendez-vous, balança Maeva.

- C'est plus fort que moi. Charles s'était désigné avec ses deux pouces puis il était repartit avec un large sourire. Maeva n'arrivait pas à y croire car 5 minutes plus tôt elle ne pouvait pas le voire en peinture et là elle se retrouvait à prendre un chocolat chaud avec lui !


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