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Chapitre – Chez la famille Salvador

Mohamed : Wesh petit...
Moi : Mon reuf... bien ou quoi ?
Mohamed : Bien. Vas-y, rentre.
Moi : Tiens, je t'ai ramené un petit cadeau.
Mohamed : T'es un ouf.
Moi : C'est rien...
Mohamed : Mon père n'est pas encore là. Viens, je vais te présenter ma fiancée.

Je le suis dans la cuisine et me retrouve face à Aya, accompagnée d'une métisse. Elles étaient en train de cuisiner.

Mohamed : Je te présente Himaya.
Moi : Salut.
Himaya : Enchantée.
Moi : De même.

On discute un peu, le temps de faire connaissance, puis Mohamed s'absente pour aller chercher leur père.

Moi : Tu ne me dis pas bonjour ?
Aya : C'est toujours à moi de venir vers toi ?
Moi : Oui, parce que c'est toi la femme.
Himaya & Aya : C'est quoi ce cliché ?
Moi : Ce n'est pas un cliché, wesh... On fait tout.
Aya : Ah ouais ? Tu as fait quoi exactement ?
Moi : C'est moi qui t'ai demandé de sortir avec moi, moi qui ai dit "je t'aime" le premier, moi qui demande pardon, moi qui fais tous les pas.
Aya : C'est la vie.
Himaya : C'est comme ça depuis la nuit des temps.
Aya : Exactement.
Moi : Dans tous les cas, j'attends que tu viennes me saluer.
Aya : Continue d'attendre alors.

PDV Aya

... : Bonsoir les jeunes.

On se retourne tous.
Je regarde Dadju, il est tout de suite un peu tendu.

Dadju : Bonsoir, monsieur Salvador.
Papa : Bonsoir, mon garçon. Comment ça va ?
Dadju : Bien, et vous ?
Papa : Je vais bien.
Moi : Bonsoir papa.
Papa : Ayana, ça fait longtemps que je t'ai pas vue... je suis content de te voir.
Moi : Moi aussi, papa.
Papa : Bien, passons à table alors.

Ismael est arrivé, accompagné de sa copine. Une blonde, Nadia. Elle avait une façon de regarder Dadju qui ne me plaisait pas du tout.

La table était carrée, deux chaises par côté. D'un côté, moi et Dadju. En face, Ismael et Nadia. À notre gauche, Mohamed et Himaya. En face de lui, mon père.

Nadia : Sinon, Dadju, je voulais te dire que j'adore ton album. J'ai tout écouté, je suis fan.
Dadju : Merci beaucoup, ça fait plaisir.

Je la fixe.

Nadia : Et toi, tu fais quoi dans la vie, Ayana ?
Moi : M'appelle pas Ayana. Tout le monde m'appelle Aya, et c'est comme ça que je veux qu'on m'appelle.
Nadia : Mais c'est ton prénom.
Ismael : Personne ne l'appelle Ayana, même si c'est son prénom. Donc, ne l'appelle pas comme ça.
J'étais contente qu'il lui ait remis les points sur les i.

Nadia : Ah, désolée, je savais pas. Sinon ?
Moi : J'ai ma propre marque de maquillage. Je l'ai lancée en collaboration avec une grande marque américaine : NYX.
Nadia : ... Ah... C'est bien.
Moi : Et toi ?
Nadia : Je suis journaliste.
Moi : D'accord. C'est bien aussi.

On mange. Mais la douleur au ventre à cause de mes règles devient insupportable. Je me tourne et me retourne sur ma chaise.

Dadju : Ça va pas mieux ? Ce matin, c'était pareil.
Moi : Non, là c'est pire...
Dadju : Ne dis pas n'importe quoi.
Moi : Tu peux pas comprendre, tu ressens rien.
Dadju : Si ça va pas, on rentre.
Moi : Et ta discussion avec mon père ?
Dadju : Tu passes avant.

Je le regarde, et malgré moi je souris. Il ne se rend même pas compte de l'importance qu'il a pour moi.

Dadju : Aya ?
Moi : Hm ?
Dadju : Ça va mieux ou on rentre ?
Moi : On rentre.
Dadju : Ok, j'arrive.

Il part parler à Ismael et Mohamed, puis revient.

Dadju : Je reviens.
Moi : Ok.

Je mets mes chaussures, salue mes frères et mon père, et on part.

On passe devant Carrefour.

Moi : Arrête-toi.
Dadju : Pourquoi ?
Moi : Y'a plus de coca à la maison.
Dadju : Sérieux ? (il rigole)
Moi : Oui, je veux du coca.
Dadju : Non, la dernière fois, on a fini par faire toutes les courses.
Moi : S'il te plaît...
Dadju : Attends-moi ici.
Moi : Merci, c'est adorable.
Dadju : De rien.

Il revient, on redémarre. J'appelle Welly.

Moi : Salut.
Welly : Hey.
Moi : Bien ou quoi ?
Welly : Tranquille.
Moi : On se revoit quand ?
Welly : Je sais pas... je suis pas à Paris.
Moi : Ah ouais ? Où ça ?
Welly : Au Maroc. Bref, je voulais te dire... J'ai essayé de te protéger d'une nouvelle peine de cœur en t'empêchant de te remettre avec lui. Mais j'ai pas réussi...

Je mets le haut-parleur.

Moi : Tu veux dire quoi par là ?
Welly : Depuis que tu t'es remise avec lui, t'es tout le temps avec ses potes, sa famille. J'ai l'impression que t'as pris la grosse tête.
Moi : Tu rigoles ? Je t'ai appelée toute la semaine, t'as pas décroché.
Welly : Ça fait même pas une semaine que vous êtes remis ensemble... et t'as plus mon temps. Mais je t'en veux pas.
Moi : Si j'avais pris la grosse tête, je t'aurais même pas rappelée. Ni pris le temps de revenir voir les gens du quartier, ni ma famille.

Welly : Bref, j'ai pas envie de me disputer. Quand t'auras mon temps, rappelle-moi. Salut.

Elle raccroche.

Dadju : Laisse tomber.
Moi : ...
Dadju : Je te connais trop, pleure pas.
Moi : Je pleure pas.
Dadju : Si, quand t'es comme ça, ça veut dire que tu vas pleurer.
Moi : Je fais toujours tout pour que tout le monde aille bien, et à la fin, c'est toujours moi qui prends. J'en ai marre.

Il me prend la main, y dépose un baiser.

Dadju : Elle est juste vexée. Ça passera.

On arrive à la maison. Je vais me doucher, mets mon pyjama.

Moi : Tu veux manger quoi ce soir ? Kamelia m'a fait livrer un gratin.
Dadju : Va pour le gratin.
Moi : Parfait.

De toi , a moi [ Dadju]Où les histoires vivent. Découvrez maintenant