-35-

769 60 4
                                        

**FRED**

Je regardais toutes les taches qui recouvraient son ventre, elles avaient commencé à guérir, les moins marquées perdaient déjà leurs teintes violacés pour prendre une couleur qui se rapprochaient de celle de sa peau, les plus accentués jaunissaient à peine. Je les observais en me demandant bien avec quoi elles avaient bien pu se les faire, certaines étant vraiment très larges, trop grandes pour être celle de son poing, Frida avait une toute petite main. Je la fixais toujours lorsqu'elle replia ses bras contre elle pour dissimuler sa poitrine, c'est là que je pris conscience que ça faisait un moment qu'on était planté l'un devant l'autre en silence. Je me rapprochais tout doucement d'elle, ramassais son sweat qui trainait à terre et le déposais délicatement sur ses épaules. Mon geste la surpris, elle sursauta un peu avant de me remercier et bien l'ajuster. Mes yeux dérivèrent vers les fissures qui étaient apparus après mon coup sur le mur, beaucoup trop près de son visage un peu plus et je l'aurais frapper cependant malgré la brutalité et la rapidité de mon acte Frida n'avait pas cligné des yeux une seule fois, elle était resté plutôt très calme. Je reportais mon attention vers elle mais celle-ci me regardait les sourcils froncés à présent

-Qu'est-ce qu'il y a ? lui demandais-je

-C'est....juste ta réaction qui m'étonne, je viens de t'annoncer que je suis mentalement atteinte et tu agis comme si je venais de te dire que j'avais une petite migraine, me répondit-elle

- S'il s'agit de santé mentale, je suis très mal placé pour te juger, lui expliquais-je en haussant les épaules. Quand tu commets au quotidien les horreurs que je fais et que ça finis par te paraitre normal, tu te dis bien que niveau sanité d'esprit c'est le bordel, énonçais-je en tapotant ma tête. Mais je ne cache pas que ça me surprends un peu

-Tu n'es plus en colère ? me questionna-t-elle toujours aussi étonnée

-Oh non, et c'était ridicule, ma réaction était trop exagéré, à quoi ça servirait ? 

-Bah, tu viens de m'avouer tes sentiments pour moi, et moi je....je t'assure que je ne sais pas, je me dis qu'en temps normal, je devrais être heureuse ou quelque chose d'autre mais je n'ai...

-Tu n'as pas besoin de te justifier, et pourquoi est-ce que je me fâcherais ? Je te comprends en fait, je te l'ai déjà dit  parfois, moi non plus je ne me sens pas vraiment humain, il y a très peu d'émotions ou de sentiments que je peux ressentir, continuais-je avec un petit sourire. Pour être tout à fait honnête avec toi, ce n'est que très récemment que j'ai compris ce que ça faisait de voir quelqu'un et de sentir son coeur battre dans sa poitrine.....comme maintenant d'ailleurs, murmurais-je dans ma barbe. Tiens, continuais-je en lui tendant le petit sachet qu'elle pris avec un peu d'hésitation avant de le ranger dans sa poche

-Comment est-ce que tu peux être sur que se soit..... ça? me demanda-t-elle en me renvoyant de ses iris vert un regard perçant

-Eh bien, commençais en fuyant son regard un peu mal à l'aise de devoir en parler.Je....je...je pense à toi tout le temps, à ta manière de me sourire....quand je rentre souvent du boulot ou des autres choses que je dois faire tu es toujours la première personne que j'ai envie de voir ou à qui j'ai envie de parler, j'aime quand on passe du temps ensemble. Je fais tout mon possible pour me comporter de manière correcte avec toi ....et je m'excuse je sais que ça n'a pas toujours été le cas, je suis allé beaucoup trop loin certaines fois mais c'est parce que je ne m'étais jamais sentie comme ça auparavant.

Nos visages se tenaient juste à quelques centimètre loin de l'autre, je pouvais même sentir son souffle contre ma peau mes yeux glissèrent vers ses lèvres roses. Je voulus dire autre chose mais je sentis subitement la bouche douce de Frida contre la mienne avant que ses bras ne se nouent derrière mon cou. Je fus d'abord surpris, puis la saisie par la taille et répondis au baiser qu'elle me donnait. Elle entrouvrit sa bouche, m'offrit sa langue et il n'en fallu pas plus pour qu'une certaine partie de mon anatomie ne se réveille aussitôt, le sentant elle aussi, Frida me débarrassa d'abord de ma veste et de mon t-shirt, caressa mon membre à travers mon jean avant de le faire sortir et de continuer son mouvement ce qui eu pour effet de le durcir d'avantage. Je la retournais vivement la mettant face au mur, collais ses fesses à mes hanches, agrippais fermement ses seins ronds d'une main pendant que l'autre plongeait entre la chaleur de ses cuisses. Je l'embrassais  dans le cou, cajolais sa vulve sous ses petits gémissements en appréciant mes doigts qui devenaient humides dans sa petite culotte.

Mala FamaOù les histoires vivent. Découvrez maintenant