Chapitre 2 | Retrouvailles (1)

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Je n'en crois toujours pas mes yeux. Thomas Ricci. Ici. A New-York. Dans mon bureau. La nuit dernière j'ai rêvé de lui, enfin de notre année de Terminale. Je me suis réveillée au milieu de la nuit, en tâchant de ne pas déranger Lisandro. Je me suis levée et suis allée boire un verre d'eau dans la cuisine avec une étrange sensation dans le ventre. Une sensation que j'avais presque oubliée. Cette sensation qui m'habitait il y a dix ans de cela. Cependant, j'étais loin d'imaginer que tout cela était prémonitoire.

Cela fait une décennie que Thomas et moi nous ne sommes pas vus. Des années que nous n'avons plus aucune nouvelle, l'un de l'autre. Pourtant, le revoir là, maintenant dans mon bureau, c'est comme si nous nous étions quittés la veille. Mon ex-amant n'a pas tant changé que cela. Certes, il a pris un peu en carrure et porte à présent, un début de barbe. Autrement, je trouve qu'il est resté le même, physiquement.

J'ignore combien de temps je suis restée assise le regard dans le vide, en essayant de reprendre mes esprits. J'ose finalement plonger mon regard dans celui de l'homme que j'ai aimé passionnément. Enfin je pense. Nous n'étions que des adolescents à l'époque.

Dans les yeux de Thomas, je retrouve sa joie de vivre. Il a vraiment l'air heureux de me revoir. Dommage que je ne puisse pas en dire autant. En réalité, je ne sais absolument pas ce que je ressens. Je suis totalement chamboulée de le revoir. Il aurait pu seulement me prévenir, histoire que je me prépare psychologiquement à le rencontrer de nouveau, après dix années passées.

—Tu es magnifique, Chérie.

Je sors de ma rêverie, à l'instant même où Thomas ouvre la bouche pour prononcer ces mots. Il me faut quelques instants pour les entendre et les analyser. Je me concentre aussi, sur comment je réagis. Je ne veux pas paraître faible, seulement Thomas a toujours eu ce pouvoir spécial sur moi. Ce pouvoir de me retourner totalement, mais surtout celui de faire tomber mon masque.

—Ne m'appelle pas comme ça, parviens-je à articuler.

Thomas hausse les épaules et me rappelle :

—Pourtant tu aimais ce surnom à l'époque.

—Les gens changent, tu sauras. En plus, nous n'étions que des adolescents immatures.

Les traits de Thomas se durcissent, comme si je l'avais blessé avec cette dernière phrase. J'essaye de rester indifférente, pourtant, je ressens comme un pincement au cœur, en réalisant, que je l'ai blessé.

Il me demande :

—Donc tu vois comme ça ce que nous avons vécu ? Comme une aventure d'adolescents ?

Je réfléchis alors à mes propos et cherche les justes mots qui ne le blesseront pas plus.

—Désolée, je me suis mal exprimée. Je voulais seulement dire que nous avions vécu de beaux moments, mais j'ai tourné la page.

Thomas se contente de hocher doucement la tête, sans rien ajouter.

Cette situation est assez gênante. Cela fait des années que nous avons perdu contact. Nous n'avons rien à nous dire, pourtant, il y a toujours cette alchimie entre nous. Je ne peux pas le nier. Rien qu'en croisant son regard, j'arrive à deviner à quoi il pense. Cela a toujours été comme ça entre nous. Aucune barrière.

Je secoue la tête, me tirant de ma rêverie. Il est hors de question que Thomas pense qu'il me fait encore de l'effet, car ce n'est plus le cas. Je me râcle la gorge et tente de paraître aussi insensible que possible.

—Bon, dis-je en me levant d'un bon. Qu'es-tu venu faire ici ?

Je reprends mon rôle de directrice générale et ignore qu'il s'agit de mon ex. Je dois rester professionnelle. Je m'assois à mon bureau et attends sa réponse.

Thomas semble perturbé de ce changement soudain de comportement. Je le sais, car il fronce les sourcils, comme lorsqu'il ne comprenait pas une notion en cours, en Terminale.

Après un court instant d'incompréhension, Thomas semble retrouver son professionnalisme et avec assurance, il m'indique :

—Je souhaite représenter ton entreprise.

Je pince mes lèvres et hausse les sourcils. Je ne comprends pas pourquoi il se donne autant de mal pour représenter un magazine de mode. Je lui partage mon incompréhension :

—Pourquoi cette entreprise ? Pourquoi à New-York ?

Thomas hausse les épaules, tandis que je tente de comprendre :

—Nous avons déjà un bon service juridique et de plus, il y a pleins d'entreprises qui sont plus intéressantes que nous, à représenter juridiquement.

Thomas s'appuie contre le dossier de sa chaise et hausse les épaules.

—Je me suis dit que ce ne serait pas mal de me diversifier, explique-t-il.

Je plisse les yeux et tente de comprendre davantage. Je déteste que l'on me cache des choses, il le sait.

Thomas se penche vers sa mallette et sort une feuille de papier, qu'il dépose sur mon bureau. Je m'aperçois qu'il s'agit de son curriculum vitae.

—Tu pourras lire dans mon CV, commence-t-il en m'approchant le document, que j'ai déjà travaillé pendant mes études, dans une grande banque européenne.

—Aucun rapport avec un magazine de mode, noté-je.

Un sourire fend les lèvres de Thomas, qui laisse échapper un léger rire. Je lutte pour ne pas me souvenir de l'effet de son rire sur moi, il y a dix ans.

***

Hey ! Comment allez-vous ?

📌Qu'avez-vous pensé du chapitre ?

📌Etes-vous contents de l'arrivée de Thomas ?

📌Que pensez-vous qui s'est passé durant les 10 ans qui les ont séparés ?

📌Avez-vous des prédictions pour la suite de l'histoire ?

Merci pour vos votes et commentaires ! Je vous dis à très bientôt pour la suite du chapitre !

xoxo

Les flammes de la passion | 2Des histoires addictives. Découvrez maintenant