Chapitre 19 | Rupture (1)

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Le stress me gagne, ainsi que mes collègues. Le premier défilé de la Fashion Week de New-York débute dans dix minutes. Les dernières personnalités publiques prennent place et je suis comme une petite fille devant un magasin de jouet à Noël. J'aperçois les grands noms de la mode, que ce soient des mannequins ou bien des couturiers venus assister au défilé d'une maison concurrente, mais le plus incroyable, c'est cette dame au premier rang. La reine de la mode. Celle qui donne le ton de la mode, celle qui lance les tendances. Sous son regard aiguisé, les couturiers font tout pour impressionner madame Anna Wintour.

—Bon, soupiré-je en me tournant vers mes collègues et en reprenant mes esprits, je récapitule : Steven est dans l'axe principal pour photographier les modèles ; Erika à la fin du défilé tu vas recueillir les impressions des personnalités qui sont venues assister au défilé et si tu arrives, essaye d'interviewer Anna Wintour ; Olivia, tu viendras avec moi pour parler avec Alexander Wang sur son défilé et l'interroger pour notre numéro spécial Fashion Week.

Mes collègues acquiescent tandis que mon stress se transforme en excitation. J'y suis ! Ce pour quoi j'ai travaillé toutes ces années, j'ai enfin réussi à atteindre mon objectif, à savoir couvrir exclusivement un défilé de la Fashion Week. Et pas des moindre, Alexander Wang !

D'un coup, les lumières s'éteignent et la musique se lance. Le podium s'éclaire et le premier mannequin défilent devant le public ébahit.

***

Cette première journée de Fashion Week touche à sa fin, pourtant, j'ai l'impression qu'elle n'a débuté qu'il y a dix minutes. Aujourd'hui, j'ai eu la chance de découvrir des réalisations incroyables de grands couturiers que j'admire énormément. De plus, j'ai eu l'incroyable privilège de rencontrer Alexander Wang et je dois avouer qu'il s'agit d'une personne adorable.

Avant de rentrer chez moi, je passe au bureau déposer les notes que j'ai prises aujourd'hui. Là-bas, je croise Antonio qui accourt dans ma direction et qui me saute presque au cou.

—C'était vraiment incroyable ! s'exclame-t-il tout en m'accompagnant dans la cabine d'ascenseur. J'ai assisté au défilé de Michael Kors et cela m'a bien inspiré pour les prochaines couvertures du magazine !

—Contente pour toi, Antonio.

Tandis que l'ascenseur nous mène à l'étage de mon bureau, Antonio me résume un peu sa première journée de Fashion Week. C'est mignon de le voir ainsi, on dirait un enfant qu'on a emmené pour la première fois à Disneyland, il a des étoiles pleins les yeux.

—Ce que je trouve marrant, continue mon ami, c'est que j'ai déjà assisté à plusieurs défilés de la Fashion Week, notamment durant nos études, t'en souviens-tu ?

Je hoche la tête, puis Antonio reprend :

—Mais y assister de manière professionnelle, c'est différent. Je ne sais pas si tu vois ce que j'insinue ?

—Si totalement, appuyé-je. Cela a une toute autre dimension. Les gens ne te voient plus comme un simple invité, mais comme un professionnel du milieu de la mode. D'un coup, on gagne une certaine notoriété.

—Exactement ! Sans parler du fait qu'on a un laisser-passer pour rencontrer les couturiers. C'est vraiment une superbe expérience.

Les sourires qu'Antonio et moi affichons sur nos visages à l'instant même, sont exactement identiques à ceux que nous avions lorsque nous avions assisté à notre première Fashion Week à New-York, dans le cadre de nos études. Nous étions si excités et si impressionnés par ce monde merveilleux qu'est la mode. Et dire qu'à présent, presque dix ans plus tard, nous assistons à ces défilés pour notre travail. Nos rêves sont enfin en train de se réaliser.

La sonnerie de l'ascenseur nous tire de notre rêverie, telle l'alarme du réveil le matin. Je salue mon ami et le quitte pour rejoindre mon bureau. Leila me fait un petit débriefing de la journée passée au bureau, étant donné que j'étais absente, et m'informe des réunions qui sont programmées dans les jours qui suivent. Je dépose ensuite tous mes dossiers sur mon bureau et repars en direction de chez moi.

Bien que l'on soit au mois de février, les températures sont assez douces ces derniers jours. Je me souviens lors de mes premières années dans la métropole américaine, l'hiver était glacial et brûlait ma peau, malgré les centaines de couches de vêtements que je mettais.

En arrivant en bas de mon immeuble, la sensation de bonheur et d'insouciance qui m'habitait durant la journée, se volatilise peu à peu. Il s'agit à présent de la partie de la journée que j'apprécie le moins, à savoir retrouver mon fiancé et me persuader que je vais réussir à surmonter cette tristesse le reste de ma vie.

Je décide de prendre pour une fois les escaliers, afin de me vider la tête. Certes, les vingt-cinq étages à monter ne sont pas une partie de plaisir, mais je préfère largement supporter la douleur de mes jambes fatiguée, plutôt que la présence de Lisandro.

Chaque marche que je monte est un pas de plus vers Lisandro. Je ne sais pas comment l'expliquer, mais j'ai un étrange présentiment. Cela peut paraître bizarre, j'ai passé une superbe journée, au travail tout va bien, j'étais super heureuse, pourtant, chaque marche montée intensifie ce présentiment.

***

Hey, comment allez-vous ?

📌Votre avis sur ce chapitre ?

📌Que pensez-vous du présentiment se Cassandra ?

📌Est-ce qu'il s'agit d'un vrai présentiment ou d'une fausse alerte ?

📌Que va-t-il se passer après ?

Merci de voter et commenter !

xoxo

Les flammes de la passion | 2Des histoires addictives. Découvrez maintenant