Chapitre 41 | Prêts ? (2)

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Vêtue de la chemise noire de Thomas, je prépare des œufs au plat pour le premier repas de la journée. Thomas me rejoint dans la cuisine. Il se poste derrière moi en posant son menton dans le creux de mon cou et enroule ses bras autour de ma taille.

—Arrête, rigolé-je. Je vais cramer les œufs.

—Ce n'est pas grave, répond-t-il en mordillant mon cou.

Je me tortille dans tous les sens, afin de me défaire de son emprise. Je me retourne, face à Thomas et tente de le stopper en le chatouillant.

—Ce n'est pas du jeu, proteste-t-il. Tu triches !

A son tour, Thomas commence à me chatouiller les côtes. Je tente de me débattre, mais rien à faire, Thomas est plus fort que moi. J'abdique donc entre deux éclats de rire :

—Ok tu as gagné. Je t'en prie arrête !

Thomas m'obéit, tandis que je sèche mes larmes de joie.

Je reprends enfin mon souffle et retire les œufs de la poêle, avant qu'ils ne soient brûlés. Nous nous installons ensuite sur ma terrasse, afin de prendre le petit-déjeuner, en profitant de la douce température de cette matinée de juin.

—Tu as encore des doutes ? me demande Thomas alors que je n'ai pas encore touché à mon assiette.

Je hausse les épaules et lui confie :

—Je te jure, que je te fais confiance. Mais j'ai tout de même peur que l'on refasse les mêmes erreurs. Enfin surtout moi.

Thomas secoue la tête, négativement.

—On fera des erreurs, Chérie. C'est normal d'en faire. Mais cela nous permettra d'apprendre et de grandir. Tu imagines si nous étions parfaits ? Notre vie n'aurait aucun intérêt. Nous serions ennuyeux.

Je ricane en reconnaissant qu'il n'a pas tort.

Ambre m'avait tenu un discours similaire à Nice. Les erreurs font partie de la vie de couple, il ne faut pas en avoir peur. C'est tout à fait normal d'être imparfait. La perfection humaine n'existe pas.

Je me mordille la lèvre quand Thomas m'offre son plus beau sourire charmeur, avant se jeter sur son repas.

—Délicieux ! me complimente-t-il après une bouchée de son œuf au plat.

—Ce n'est qu'un œuf. Ce n'est pas comme si j'avais cuisiné toute la matinée.

Thomas mange une seconde bouchée et mime un orgasme culinaire en se léchant les babine et frottant son ventre. Il surjoue :

—Incroyable. Je n'ai jamais mangé d'œuf aussi délicieux !

Je ricane devant sa bêtise. Qu'est-ce qu'il peut être bête parfois !

—J'aime ça, chuchote-t-il.

—Quoi ? Les œufs ? Si tu veux, je t'apprendrai à les préparer.

—J'y compte bien. Mais je parlais de t'entendre rire. J'aime le son que cela produit.

Je cache mon visage, derrière ma chevelure blonde, gênée. Le rouge me monte aux joues, tandis que de l'autre bout de la table, Thomas tend le bras pour me relever le menton.

—Chérie, ne sois pas gênée.

Je serre mes lèvres dans un rictus et le regarde, les yeux remplis d'amour.

—Notre histoire ne sera plus aussi chaotique qu'elle ne l'a été, me rassure Thomas. Nous allons emprunter un autre chemin.

J'arque un sourcil, amusée par ce discours, mais aussi intriguée par la suite de celui-ci. Thomas se lève de sa chaise et me tend sa main, pour m'aider à lever mes fesses de la mienne. Il me faire pivoter doucement et me serre contre lui, comme si l'on dansait un slow.

Les flammes de la passion | 2Des histoires addictives. Découvrez maintenant