Chapitre 80 !!!
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Les souvenirs parfois étaient comme une vieille chanson au ralenti, ils faisaient plus mal que n'apaisaient. Effectivement, cette définition s'approche de la nostalgie, l'envie de retourner à un moment où ce n'est pas possible d'y aller.
Remus voulait y retourner, dans le passé. C'est donc ainsi, dans ses maintes soirées solitaires, près d'une cheminée et un verre d'alcool en main qu'il ne boirait, Remus restait silencieux. Ses prunelles délavées, grisées par la vie restaient immobile a fixé un point invisible.
Il glissait.
Avachi dans son fauteuil à bascule, comme un vieux père, dans ses souvenirs. Parfois, c'était la chaleur du feu qui le faisait revenir dans ce monde, parfois c'était le tonnerre où encore le bruit du journal qui glissait à travers la fente de sa porte d'entrée.
Mais il aimait, où alors s'était-il habitué (?) à cette sensation douce-sucrée, à l'amertume de mélancolie se répercutant une fois les souvenirs consommés. Car, dans ces moments, où il était partit complétement, il sentait encore la chaleur d'un sourire amicale, la chevelure orange automnale de Lily se mêler aux feuilles mortes. Il se souvenait de ses premiers baisers avec Sirius près du lac de Hogwart, Peter avec son appareil photo muggle qu'il s'était acheté une fois en vacances, la grande main réconfortante de James sur son épaule, ses cheveux impossiblement défaits naturellement, et la jalousie de Sirius, qui lui, devait appliqué tant de procédure pour avoir une chevelure de cet même aspect. Et puis, l'uniforme, l'odeur de la pluie, des vieux livres, la cheminée craquelante, les tableaux grincheux et les fantômes chantant dans les couloirs, les quatre cent coup le vendredi soir et les fou rires. Surtout les fou rires. Les baisers nocturnes, matinaux, secrets, enflammés et tristes. Les étreintes, l'odeur de la jeunesse et du corps battant à tout rompre, la forêt sauvage, les pleines lunes, les étoiles, les devoirs jusqu'à tard le soir...
En y repensant, Remus souriait, puis se réveillait, et se rendait compte que sa vie l'avait quitté lorsqu'il avait quitté Hogwart. C'était parfois si compliqué, lui, maintenant n'était personne. A cause de sa lycanthropie, il devait faire profile bas, et donc avait disparu de la circulation. Ses voisins muggles le prenait pour une mite de livre, un éternel misanthrope qui se cachait dans sa maison.
Toutes ses journées étaient devenues les mêmes, les saisons ne se démarquaient plus. Quel âge avait maintenant Harry ? Oh, le si petit Harry aux yeux verts émeraudes qui tenaient toute l'innocence du monde. Il se souvenait de ces grands yeux qui s'étaient posés sur les siens, son regard de nouveau né sur le monde, et ses mains potelées toucher son nez crochu par les chutes, guérissant ses cicatrices. Il était l'héritage d'un monde meilleur, il était l'amour incarné, si petit déjà...
Remus se leva et traina des pieds. Il était dans son pyjamas habituel et alla vers le levier pour nettoyer sa tasse de thé, si vieille que le sachet faisait pratiquement partit de la porcelaine. Il laissa l'eau couler quelques instants, et se mis au travail sans aucune envie lorsque quelque chose attira son attention. Les baies vitrées de sa cuisine avait vue sur la rue de petites habitations. Et il vis, une fille, ou plutôt une femme assez...spéciale. Elle avait des cheveux rose, un long manteau violent et des chaussures avec des sangles. Mais le plus intriguant, c'était l'objet qu'elle avait dans ses mains. Elle tendait vers le ciel un briquet qui brillait d'une lueur anormale, trop anormale pour être une flamme de briquet. Et Remus posa sa tasse dans son levier lorsqu'il remarqua que les lumières de la rue s'était miraculeusement éteinte.
Avec crainte, il compris que c'était une sorcière. Un peur glacée le pris et il tira ses rideaux et s'enfuit dans sa chambre, chercher sa baguette. Il ne voulait plus faire parti de la magie, il s'était auto-exilé, la magie l'avait déçue, l'avait dégoutée. Mais vivre toutes ces atrocités ne l'avait pas abrutis, au contraire. Il concernait cet objet de bois dans un tiroir de sa table de nuit. Il ne voulait plus rien avoir affaire avec la magie. Mais, alors qu'il revenait vers son salon, il fut content d'avoir sa baguette à la main. Presque euphorique, l'adrénaline le fit presque oublier sa misère, et il avait la sensation que s'il se retournerait, James serait à ses côtés, souriant, et surtout : en vie.
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OS d'un Maraudeur
FanfictionVous avez craqué pour les Marauders ? Ne vous inquiétez pas, moi aussi. Et c'est pour cela que les fanfictions existent, pour nourrir vos désirs de partir avec ce quatuor aux quatre cents coups, au destin tragique mais saupoudré d'étincelles... Ren...
