La fille du colonel

28 9 0
                                        

Si il y a plusieurs chemins qui mènent à Rome, il y a également plusieurs chemins qui mènent à ma vengeance. C'était comme le jeu de serpent où je devrais jouer et ne jamais me mordre la queue.
Faudra alors un plan, faudra être imprévisible. C'est une marche que je devrais entreprendre seul et ne rien dire à personne. La confiance était exclue dans notre monde. On pouvait se faire descendre pour quelques grammes alors qu'en est-il de celui qui veut se venger?

Mon premier plan était de séduire la fille du colonel, c'est elle la première carte que je devrais lancer. La conversation était bien lancée entre nous.

J'étais parti voir ma mère, elle était ma seule confidente. Elle seule pouvait me guider à bien.

J'étais venue la retrouver au niveau du robinet;

Moi: maman!

Elle: oui mon fils, quel bon vent t'amène chez moi!

Moi: d'abord tu laisses le seau car on t'avait interdit de prendre les choses lourdes. Je pouvais remplir la baraque pour toi et chaque semaine je viendrai le faire.

Elle: ce n'est pas aussi lourd que ça mon enfant. Merci que Dieu te bénisse.

Moi: mère expliques moi alors comment fais fondre le coeur d'une fille pour qu'elle tombe éperdument amoureuse de soi!

Elle: mon enfant tu es encore jeune pour te laisser séduire par les distractions de ce monde. La femme va te distraire. Concentres au mieux sur ton avenir. L'amour et autres viendront après.

Moi: oui je le sais. C'est pour un ami. Mère tu me connais, la femme est le dernier de mes souci sauf toi.

Elle: bon il n'y a jamais de secret pour séduire une femme. Ce que je conseillerai à ton ami qui n'est personne d'autre que toi, est d'être attentionné. La femme veut être au centre de tout, essaies de lui montrer que tu veux lui tenter l'impossible tout en restant dans les normes. Ne lui ment pas, traites la comme une reine. De là son amour viendra naturellement.

Moi: comment tu as su que c'est à moi?

Elle: vous ne pouvez rien cacher à vos mères.

Je revins chez mon père et faisait tourner le produit comme indiqué. Je partais encaisser l'argent dû dans les zones contrôlées par notre territoire.

Je toquai à la porte du colonel; c'est la bonne qui sort.

Moi: appelles-moi la patronne.

Elle: sa fille ou le colonel?

Moi: j'ai dit patronne donc la fille...

Elle: la maman ou Chantal?

Moi: j'espère que tu ne mets juste pas de la cocaïne à la place du sel.

Chantal a été appelée par elle;

Chantal: tu sais que mes parents sont là?

Moi: oui je le sais mais est-ce que tu sais que si j'ai envi de te voir rien ne m'arrêtera?

Chantal: wowww; calm down! Du calmes tu veux quoi?

Moi: qu'on fasse un tour je vais te montrer la ville.

Chantal: mais je ne suis pas une machine qui fonctionne quand on appuie sur le bouton « power on » et qui s'éteint quand on l'éteint. Faudra demander mon avis au préalable.

Moi: Chantal voudrais-tu faire un tour avec moi?

Chantal: non!

Moi: d'accord. Bonne suite

Je retournai pour partir quand il m'a rappelé;

Chantal: donc tu ne vas pas insister ?

Moi: apprends moi à faire mes preuves, je t'apprendrai à t'intégrer dans la société.

Ce n'est pas que je ne savais pas. Mais ce que ma mère avait oublié de dire c'est que les filles comme elle, aime à avoir un mec qui n'ont rien avoir les femmes. Je l'ai placé au centre comme me l'a suggéré maman.

On prit la route sur l'une des motos de mon père...

Moi: devrais-je t'appeler Zara ou Chantal ?

Chantal: peu m'importe.

Moi: sais-tu ce qui s'est passé entre ton père et ta mère qu'ils n'ont pas pu te donner un nom unique ?

Chantal: je n'aime pas trop parler de ma famille, c'est privé!

Moi: je vois que tu ne me fais pas assez confiance.

Chantal: tout va vite avec toi; je ne comprends pas. J'ai beaucoup admiré ton courage et je crains que mon père te fasse coffrer.

Moi: si il me coffre alors que mon cœur est avec toi au dehors, je me dis que c'est un début de liberté, une nouvelle expérience jamais vécu. Mon corps emprisonné, mon cœur en liberté. C'est génial n'est-ce pas?

Chantal: tu as la tête dure toi!

Moi: tête dure alors que mon coeur est fragile; que j'aimerais tant te le confier.

Chantal: dis plutôt que tu as envie de me baiser comme tous les mecs.

Moi: tous les mecs t'ont déjà baisé?

Chantal: je suis vierge imbécile.

Moi: je suis puceau aussi.

Chantal: je ne te crois pas!

Moi: ça me fume cette affaire de femme où je suis obligé de jouer les gentils, tâches à toi de croire ou pas d'ailleurs j'abandonne même.

Chantal: tu n'es pas prêt pour une relation sérieuse. Je te testais voir mais tu n'es pas prêt. Ne me suppose pas toutes ces putes qui font ébranler ton père. Je suis une fille correcte.

Moi: je le sais c'est pourquoi je m'investis à être à la hauteur. Pour toi j'étais parti voir ma mère pour m'aider. Je me rabaisse pour toi. Depuis que tu es là, est-ce que c'est une vie de ghetto je mène avec toi?

Chantal: c'est vrai que tu étais partie voir ta mère ?

Moi: sur la vie de ma mère c'est vrai, bien que ta chatte me plaît aussi!

Chantal: imbécile...

À suivre !

Le bar rondOù les histoires vivent. Découvrez maintenant