31- Une dose d'explications.
Elias, 14 octobre, 22h00.
Ariel est assis sur moi. Et on s'embrasse, depuis quelques minutes maintenant. Mon cœur bat à toute vitesse, mais le sien aussi, je sens ses pulsations.
Je lui ai avoué mes sentiments, et en réponse il m'a embrassé. Je ne m'y connais pas trop en amour, mais je suppose que c'est une bonne nouvelle ?
Je resserre davantage mes bras autour de sa taille. Notre baiser s'intensifie un peu, mais il reste encore doux, délicat et plutôt maladroit. Vraiment maladroit en fait, on découvre ça tous les deux. Et c'est ça qui rend ce baiser incroyable, aussi, c'est qu'on le découvre ensemble.
Le regard brillant, il recule son visage, mettant fin au baiser.
Et moi, je le contemple. Littéralement. Il est magnifique, son regard brille d'un sentiment que je n'arrive pas à déchiffrer, un léger sourire est visible sur ses lèvres. Même ses cheveux sont un peu ébouriffés, il est adorable.
Je ne peux pas m'en empêcher, je lève une main que je pose doucement sur sa joue. Mon pouce s'arrête sur sa lèvre inférieure, mon estomac se tord lorsque je le vois frémir. Il ferme les yeux et appuie un peu son visage contre ma main, accueillant mon contact.
— J'ai encore envie de t'embrasser, murmuré-je. Tu penses que c'est normal ?
— Moi aussi...marmonne-t-il, si bas que je l'entends à peine.
Il rouvre les yeux alors que je l'attire dans mes bras. Il glisse son visage contre mon cou, je peine à réprimer mes frissons. Je pose une main dans ses cheveux que je caresse délicatement, heureux de l'avoir dans mes bras, contre moi.
— Moi aussi, je tombe amoureux de toi, déclare brusquement Ariel.
Je ne réponds pas immédiatement, mais mon coeur fait un looping dans ma poitrine.
— Mon chat...
Je me tais brusquement, réalisant que je n'ai pas réfléchi à ce que je vais dire ensuite.
— J'ai envie de sortir avec toi, qu'on soit ensemble. Je suis et je serai présent pour toi et ton anxiété, je...je veux t'aimer Ariel.
— T'es sûr de vouloir supporter ça ?
— Sûr et certain.
— Je veux sortir avec toi aussi Elias. Je m'excuse d'avance, je sais que mon anxiété n'est pas facile à gérer...mais je veux vraiment être avec toi...
Il se redresse à nouveau pour me regarder. J'entoure son visage de mes mains, mon regard bloqué dans le sien, incapable de m'en détacher.
— Je peux t'embrasser encore une fois ?
Quelques secondes s'écoulent avant que le châtain ne réponde par l'affirmative. Je me rapproche lentement de lui pour m'assurer qu'il est bien d'accord, puis comble l'espace entre nous deux.
Ariel expire par le nez au moment où mes lèvres se posent sur les siennes, comme un soupir de soulagement. Je ferme les yeux, je crois que je pourrais mourir pour un de ses baisers.
Ses baisers sont comme lui, timides et délicats, mais addictifs et adorables. Ses lèvres sont douces contre les miennes, je ne m'en lasse pas. Mes mains entourent sa taille, alors que les siennes sont accrochées à mon pull.
Lorsque nous nous détachons, je remarque que ses mains tremblent un peu. Inquiet, je pose mes mains sur les siennes.
— C'est pas de l'angoisse ou du stress, je suis juste un peu fébrile je crois...
— On va essayer de dormir ?
Ariel hoche la tête et descend de mes jambes pour s'allonger tout contre moi. J'ai encore du mal à réaliser tout ce qui s'est passé en l'espace de quelques heures. J'ai aussi du mal à réaliser que j'étais assis sous lui, qu'il était assis sur mes cuisses et que c'est lui qui s'est assis là pour m'embrasser pendant que je lui avouais mes sentiments.
Je le serre contre moi, comme pour m'assurer que je n'ai pas rêvé.
— Tu vas en parler aux autres ?
— Pas si tu ne veux pas ou que tu ne te sens pas prêt...c'est sûr que j'ai envie de raconter ça à Octave, mais ça peut attendre si t'es pas prêt à ce que les autres le sachent.
— Tu peux en parler à Octave, si tu veux...mais je crois que je préfère attendre un tout petit peu pour les autres ?
— Pas de soucis, on peut y aller à notre rythme, on est pas pressés, le rassuré-je, remarquant ses angoisses qui ressortent un peu.
Sa main rejoint timidement la mienne, je ne peux pas retenir un sourire.
Les minutes passent, sa respiration se calme alors qu'il s'endort paisiblement. Après avoir vérifié qu'il est bien endormi, je me penche pour déposer un baiser sur sa tempe.
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Désolée pour ce mini chapitre mdr, j'espère qu'il vous a quand même plu
bisouuuus
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Safe Place
RandomGoogle dit que l'anxiété est un "État de trouble psychique causé par la crainte d'un danger". Mais pour ceux qui vivent l'anxiété au quotidien, cette petite phrase signifie tellement plus, tellement d'angoisses, tellement de peurs. Tellement d'inqu...
