32- Une dose de rêve.
Ariel, 15 octobre, 9h30.
Ses baisers dans mon cou se font plus insistants, son bassin s'appuie doucement contre le mien et je ne peux m'empêcher de frémir contre lui. Et je ne peux pas m'empêcher de le supplier de continuer, aussi.
J'ai envie de lui ?
Je ferme les yeux, basculant davantage ma tête en arrière pour lui laisser un meilleur accès à mon cou. J'ai presque envie qu'il laisse des marques sur ma peau, je veux qu'il montre que je suis à lui et inversement. Je veux qu'il me le montre, aussi.
Ma bouche s'entrouvre, lui montrant que j'apprécie ce qu'il me fait. Toujours assis sur moi, il recule un peu en direction de mes genoux, ses mains se glissent sous mon tee-shirt, et ses baisers descendent sur mes clavicules. Ma respiration s'accélère un peu.
Un frisson s'empare de moi lorsque je remarque son érection à travers son pantalon, et je laisse échapper un grand soupir.
— Ariel ? Ariel, réveille toi mon chat...
J'ouvre les yeux, réalisant que tout ça n'était en fait qu'un rêve. Elias est penché sur moi, les joues rougies.
Mort de honte, je comprends que j'ai parlé dans mon sommeil.
C'est à mon tour de rougir furieusement, j'évite soigneusement le regard d'Elias.
— Eh, soit pas gêné, c'est rien de grave...au fond, je suis un peu flatté que tu rêves de moi, je l'avoue...mais te caches pas, c'est rien de honteux, tente de me rassurer le brun. C'est juste un rêve, rien de grave, et en plus t'as rêvé de ça à côté de moi, pas devant d'autres gens donc tout va bien mon chat, d'accord ?
Première fois de ta vie que t'es en couple et tu te ridiculises déjà.
Je ferme les yeux pour échapper à son regard, vraiment honteux d'avoir fait ce genre de rêve à côté de lui, et d'avoir parlé pendant ce rêve.
— Chat, je te juge pas je te promets, c'est même normal ce genre de rêve je crois...arrête d'avoir honte, c'est vraiment rien.
Je sens son visage se rapprocher, son front se pose contre le mien. En même temps, sa main se glisse dans mes cheveux qu'il caresse doucement.
Je rouvre alors les yeux, toujours un peu gêné, mais une fois de plus rassuré par ses contacts.
Son visage s'éloigne un peu, mais revient rapidement pour embrasser ma tempe. Je laisse échapper un soupir, profitant de l'occasion pour poser mes lèvres contre les siennes quand il se recule à nouveau.
Il sourit immédiatement et me rend le baiser sans hésiter.
Puis, il se laisse retomber à côté de moi.
— Refais ça quand tu veux, je pourrais passer ma journée à t'embrasser, murmure-t-il.
— On s'est pas lavé les dents ce matin, et on s'embrasse. C'est dégueu, décrété-je.
Elias rit doucement tout en se redressant.
— Alors viens, on va manger, se laver les dents et après je pourrais t'embrasser autant que je veux. Enfin...pas vraiment, on va chez Gabin cet après-midi. Tu veux toujours venir, hein ?
— Il va chercher son chat demain ? Mais oui, je veux venir.
— Oui, j'ai hâte de le voir.
Elias lâche ma main avant de sortir de la chambre et nous descendons à la cuisine. Sur la table, un petit mot de ma maman indique qu'elle est allée passer un peu de temps avec son petit-ami qui l'emmène au restaurant ce midi. Elle dit aussi qu'il reste des pancakes dans le réfrigérateur, et nous souhaite une bonne journée.
— C'est normal d'être déjà accro à toi à ce point ? demande brusquement Elias en sortant les assiettes que je lui ai demandé de prendre dans le meuble.
Je manque de m'étouffer avec la surprise, Elias laisse échapper un rire.
— Pardon, je veux vraiment pas te brusquer, mais j'ai encore du mal à réaliser que tu ressens la même chose que moi, je suis vraiment trop content.
Me sentant rougir, je détourne le regard et vais sortir les pancakes du réfrigérateur.
Après avoir mangé notre petit-déjeuner, nous partons nous laver les dents, puis nous nous mettons en route vers l'arrêt de bus pour nous rendre chez Gabin.
Je ne tombe pas juste amoureux d'Elias, je suis amoureux de lui. Je l'aime vraiment, et c'est pour ça que j'ai du mal à comprendre ce qu'il me trouve. Mais je suis vraiment heureux qu'on se soit embrassés par erreur hier, ça a permis de faire avancer les choses, on s'est embrassés plusieurs fois après malgré ma crise d'angoisse, et c'était vraiment agréable.
Je crois que finalement, ça ne me dérangerait pas qu'il en parle aussi à Gabin et Adrien.
Je me penche un peu vers lui pour lui chuchoter ça, en profitant pour me rapprocher de lui car il y a beaucoup de gens dans le bus et que ça commence à me mettre mal à l'aise.
— Je suis là, je te lâche pas, déclare-t-il en remarquant mon malaise. T'es sûr que tu veux que je leur en parle ?
— Oui, je leur fais confiance à eux aussi. Mais tu pourras leur en parler à un moment où je serai pas là ?
— Pas de soucis.
Le bus s'immobilise, mais ce n'est pas encore notre arrêt. Discrètement, la main d'Elias rejoint la mienne alors que d'autres personnes montent dans le bus, faisant que l'espace est encore plus étouffant.
— Tu veux mes écouteurs pour ne pas les entendre ? On arrive dans une dizaine de minutes.
Je n'hésite pas et je hoche la tête, réalisant au même moment que j'ai oublié mes écouteurs dans ma chambre, chose qui n'arrive jamais d'habitude.
Elias sort ses écouteurs de sa poche et les branche à son téléphone. Puis, il se penche vers moi pour me glisser un écouteur dans chaque oreille.
— J'écoute pas trop de musique, mais j'espère que ça te conviendra quand même.
Il fait défiler quelques musiques sur son écran avant de porter son choix sur une, sans me laisser l'opportunité de voir ce qu'il a choisi. Je ne mets pas très longtemps à reconnaître les premières notes de I wanna be yours de Arctic Monkeys, une musique qui se trouve également dans ma playlist personnelle. Un sourire s'affiche sur mes lèvres.
— T'essayes de me faire passer un message ? dis-je sans pouvoir m'en empêcher, d'un ton taquin.
— C'est pas un message, je suis déjà à toi mon chat.
Mon assurance d'il y a quelques secondes fond comme neige au soleil, je pique un fard et détourne les yeux.
Mais, ma confiance a beaucoup évolué depuis que je le connais. Pas en présence d'autres personnes, mais avec lui si, je me sens tellement plus à l'aise.
— T'aurais pu mettre I'm yours de Isabel LaRosa pour me dire ça, osé-je continuer.
— Je l'ai pas dans ma playlist je crois...tu m'enverras ta playlist, je vais ajouter toutes tes musiques préférées.
— Pourquoi ?
— Comme ça si t'oublies ton téléphone, qu'il est déchargé ou autre et que t'as besoin d'écouter de la musique, t'auras juste à prendre mon téléphone. Et puis si c'est des musiques que t'aimes, je veux les écouter pour mieux te connaître.
Donc moi là, je sors vraiment avec ce mec parfait ?
Il me sourit gentiment alors que la musique suivante démarre. Le son n'est pas très fort, mais entre Elias et la musique, je parviens à ne plus trop faire attention aux gens.
La musique qui vient de se lancer, je ne la connais pas du tout. Je lève les yeux vers Elias, interrogateur.
— C'est quoi la musique ?
— C'est de la k-pop, c'est d'un groupe qui s'appelle Seventeen.
— J'aime bien, tu m'enverras le nom ?
— Bien sûr mon chat, je t'envoie ça après.
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Safe Place
RandomGoogle dit que l'anxiété est un "État de trouble psychique causé par la crainte d'un danger". Mais pour ceux qui vivent l'anxiété au quotidien, cette petite phrase signifie tellement plus, tellement d'angoisses, tellement de peurs. Tellement d'inqu...
