15- Une dose de fierté.
Point de vue omniscient, 24 septembre, 15h00.
Ce samedi, les cinq garçons sont cette fois réunis chez Gabin. Le bleuté est d'ailleurs super content qu'Ariel ait accepté de venir, même s'il reste encore beaucoup plus proche d'Elias que des autres, il comprend qu'il a besoin de temps.
Mercredi, Gabin s'est rendu compte qu'il était bel et bien jaloux à propos d'Adrien. Il a eu du mal à dormir le reste de la semaine, perturbé par ce fait. Et Adrien, lui, s'est admis à lui- même que Gabin lui plaît. Lui aussi est perturbé par ça.
Mais ça n'empêche pas le bleuté d'appuyer sa joue contre l'épaule de son meilleur ami. Les cinq sont actuellement occupés à manger des bonbons, discutant de choses et d'autres. Ariel se détend un peu en leur présence, et rassuré par Elias assis juste à côté de lui, il arrive à en manger sans trop de problèmes.
— La semaine prochaine on pourrait aller manger des burgers quelque part ? Vous mangez à la même heure que nous mardi, propose Octave entre deux bonbons.
— Ouais, c'est une bonne idée, t'en penses quoi toi ?
Elias se tourne vers le châtain assis à côté de lui. Ce dernier hoche la tête, il commence vraiment à apprécier la compagnie des amis d'Elias.
— Je ne vais pas vous gêner ? demande-t-il quand même, peu confiant.
— Pourquoi est-ce que tu nous gênerait ?
C'est Gabin qui vient de parler, un peu perdu à cause de la demande de leur nouvel ami qui a toujours l'impression d'être de trop.
— On t'apprécie tu sais, tu fais partie de notre groupe maintenant, et puis si on va manger ailleurs tu vas te retrouver seul à la cantine je pense ? Tu ne nous gênes pas, je t'assure, tente Adrien, cherchant les bons mots pour rassurer le châtain.
— Tu stresses souvent, reprend Gabin. Tu veux nous en parler ? Je te force à rien hein, c'est juste pour qu'on soit moins maladroits, surtout moi, car je suis vraiment super maladroit, je sais pas trop si t'as remarqué...
Elias n'a pas encore parlé de l'anxiété d'Ariel à ses amis, préférant attendre que le plus âgé soit plus à l'aise avec eux avant de leur en parler. Mais là, il se dit qu'il aurait dû leur en parler lorsqu'il n'était pas là.
— Mh...je fais de l'anxiété et de l'anxiété sociale, avoue Ariel en fixant soigneusement le mur en face de lui pour ne pas croiser le regard des autres.
Elias est surpris de l'entendre l'avouer devant l'ensemble de ses amis, mais en même temps, il est vraiment fier du châtain. Il sait qu'il ne regrettera pas d'avoir confié ça au groupe, ils vont prendre soin de lui comme lui le fait déjà. Peut-être pas de la même façon, mais il sait qu'ils vont l'aider aussi.
— Oh, lâche Octave.
— On est là maintenant, sourit Adrien.
Ariel ne répond rien, mais un grand soulagement l'envahit presque immédiatement. Il est soulagé, tellement soulagé de ne pas être jugé, mais d'être soutenu. Pour la première fois de sa vie, il a l'impression d'être bien entouré, d'être apprécié. Et il commence à se demander comment il a fait pour tenir tout seul toutes ces années.
— Je vais faire des chocolats chauds, qui en veut ?
Gabin se lève après que tout le monde ait demandé la boisson chaude. Rapidement, Adrien se lève et rejoint le bleuté dans la cuisine pour l'aider. En réalité, il cherche juste une excuse pour passer du temps avec Gabin, seul à seul.
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Safe Place
RandomGoogle dit que l'anxiété est un "État de trouble psychique causé par la crainte d'un danger". Mais pour ceux qui vivent l'anxiété au quotidien, cette petite phrase signifie tellement plus, tellement d'angoisses, tellement de peurs. Tellement d'inqu...
