Cher destin, quand je dis
« ça ne peut pas être pire »
sache que ce n'est pas un défi.
♕
J'ai viré quatre personnes cette semaine. Quatre. Tous responsables de la gestion logistique de ce foutu trafic. Résultat ? Tout repose sur moi. C'est moi qui dois surveiller les transactions, les mouvements, les entrées, les sorties, les comptes. Tout. Et je déteste ça. Je déteste faire le travail des autres.
Cerise sur le gâteau ? J'ai aussi viré mon assistant. Le gars se permettait de me dire quoi faire, de remettre en question mes décisions, alors qu'il ne comprenait même pas la moitié de ce que je gère au quotidien.
Bref. Je passe désormais les entretiens pour recruter son remplaçant, et jusqu'à présent, ça a été un vrai défilé de casting pour un porno de seconde zone. Huit filles. Huit tenues inappropriées. Huit rejets. Certaines pensaient clairement que le poste consistait à "me servir autrement".
Je soupire et fais signe au garde de faire entrer la suivante.
Selon son CV, elle s'appelle Audrey Evans. 23 ans. Elle a bossé deux ans dans un trafic à Chicago. Ça, ça peut être utile. J'espère juste qu'elle a plus de tenue que les autres.
La porte s'ouvre.
- Bonjouuurr ! s'exclame-t-elle en entrant, la voix perchée dans les aigus comme si elle auditionnait pour un rôle de bimbo écervelée.
Je retiens une grimace. Je retire ce que j'ai dit : elle a une voix de salope. Et pas dans le bon sens du terme. Elle crie, elle minaude, elle se dandine. Même son rouge à lèvres est appliqué de travers. Et le fuchsia criard sur sa bouche me donne envie de virer quelqu'un une cinquième fois aujourd'hui.
Mais elle est l'une des dernières. Et j'ai besoin de quelqu'un.
- Audrey Evans ? je demande. Vous avez 23 ans, deux ans de stage dans un réseau de drogue, célibataire. Bien.
Ce n'est pas le statut sentimental qui m'intéresse. C'est l'expérience. Ça veut dire qu'elle connaît les bases, qu'elle sait tenir sa langue, et peut-être qu'elle comprend le danger de ce milieu.
Elle me fixe avec un regard provocant. Mauvais choix, ma grande. C'est pas une boîte de nuit ici.
- Vous êtes prise, je lâche sèchement. Mais je te préviens : ne viens pas me casser les couilles chaque matin avec mon emploi du temps. Je le connais. Tu commences demain. Huit heures. Pas une minute de plus. Au revoir.
Et je sors. Sans lui laisser le temps de répondre. Ce n'est pas une discussion, c'est un ordre.
Il est presque midi. J'aimerais rentrer chez moi, prendre une douche, me poser. Mais non. Je dois encore supporter Hayden et Kayla. On est censés aller acheter une bague pour ma future femme. Ce mariage arrangé qui me pourrit l'existence.
Souhaitez-moi bonne chance. Je crois que je vais souffrir.
⸻
Jayden — une heure plus tard, boutique de bijoux
- Elle est magnifique, celle-là, me dit Kayla, les yeux brillants, en me montrant une bague sertie de diamants.
Je hausse un sourcil. Elle a de bons goûts, je le reconnais. Elle a sélectionné une dizaine de bagues, toutes plus somptueuses les unes que les autres. Mais faire semblant de m'intéresser à ça me fatigue.
- Kayla, elle est jolie, mais... dit Hayden en se tournant vers moi. Tu ne crois pas qu'on devrait aller dans un magasin un peu plus haut de gamme ? Et après, faut qu'on achète des affaires pour Valentina. Non ?
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365 jours
Любовные романыMaltraité, trahi aussi mais lui ai moins il s'en ai sortis, avec d'énormes séquelles mais il s'en ai sorti, avec des traumatismes énormes et des problèmes de colère mais au moins tout cela c'est derrière lui. Vendu, torturé, battu, séquestré, maltr...
