80] Armures et sourires

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Jayden, the man,
the myth, the menace.

Valentina
Une heure plus tard, on étais de retour dans notre chambre. Jayden fouillait dans sa valise pour sortir nos tenues tactiques, pendant que je terminais d'attacher mes cheveux en une longue queue de cheval haute. Mais bien sûr quand ta trop de cheveux, ils coopèrent pas.

- Tu prends le holster ou tu préfères la ceinture aujourd'hui ? demanda-t-il depuis la penderie.

- Ceinture. Je bouge plus vite avec.

Il revint, vêtu de son pantalon noir renforcé et torse nu évidemment. Son gilet pare-balles était posé sur son épaule, et son regard glissa sur moi alors que j'enfilais mon propre pantalon ajusté.

- Hm. Ce pantalon. Il est dangereux.

Je levai les yeux au ciel.

- Jayden, on va en mission. Pas en défilé.

Il sourit, déposant nos armes soigneusement sur le lit.

- Justement. J'essaie de me concentrer, mais j'ai des flashbacks de toi contre le mur de la douche.

- Jayden !

Il s'approcha lentement, un sourire en coin.

- Tu sais que t'as laissé des marques sur mes épaules ? Si quelqu'un me demande, je dirai que j'ai été attaqué par un tigre.

Je serrai les dents pour ne pas rire.

- C'est toi qui me provoques, et après tu joues les victimes.

Il haussa un sourcil.

- Moi ? T'as gémi mon prénom,

Je me tournai vers lui, croisant les bras.

- Tu veux pas rester concentré ?

Il haussa les mains en signe d'innocence.

- Je suis parfaitement concentré. Sur toi. Sur ton sourire. Sur tes...

Je le foudroyai du regard, mais mes lèvres me trahirent. Un sourire naquit malgré moi.

- Et là, ajouta-t-il en s'approchant encore, tu fais semblant d'être sérieuse, mais t'as envie de rire.

- Peut-être parce que t'es idiot.

Il plaça ses mains sur mes hanches.

- Je suis ton idiot.

Je roulai des yeux, mais sa chaleur contre moi me fit fondre. Il m'embrassa doucement le front, puis glissa contre mon oreille :

- Tu crois que t'auras encore assez d'énergie pour courir, après hier soir ?

Je le poussai en riant.

- Je te jure, si tu continues, je tire dans ta cuisse et je dis que c'est un accident.

Il éclata de rire, attrapant son gilet pour le passer.

- Très bien, très bien. Je redeviens sérieux. Mission, tactique, discrétion.

Il me regarda alors que j'attachais mes bottes.

- Mais n'empêche, si on se fait tirer dessus, j'espère que t'as gardé un peu de ta voix d'hier. Tu pourrais les assourdir.

Je balançai un gant dans sa direction. Il l'attrapa au vol, hilare.

Il se rapprocha de moi, plus doux cette fois, et m'aida à fixer le velcro de mon gilet. Son regard s'assombrit légèrement, empreint d'un respect sincère.

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