82] Love ?

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Why should it end ?
Baby I should've been

Valentina.
Il était presque minuit quand je suis sortie du manoir. On étais arrivé ce matin. Kayla et Chris sont rentré pour voir Lily. Nick était sorti lui et mon frère. Ils étaient devenu amis rapidement. C'est comme si ils faisaient confiance à mon frère. Jayden était dehors. J'oublierais jamais l'Italie avec lui. Ni Madrid. Ni tout. Ni ces je t'aime. Nos je t'aime.

L'obscurité m'appelait, douce et inquiétante à la fois, comme une couverture silencieuse pour envelopper le tumulte qui grondait en moi. J'avais besoin de respirer. D'un peu d'air. D'un peu de silence. La semaine avait été si parfaite que mon cœur, cabossé par les cicatrices du passé, n'arrivait pas à s'en réjouir totalement.

Comme si chaque rire partagé avec Jayden, chaque moment suspendu, chaque regard tendre, n'était qu'une illusion. Que le retour de mon frère étais mauvais signe. Une trêve factice avant le chaos.

Mes pieds nus effleuraient le marbre froid de l'entrée. J'enfilai un gilet, trop large pour moi, qui appartenait sans doute à Jayden. Il portait encore son odeur. Une odeur rassurante. Mais ce soir, elle ne suffisait pas à calmer l'anxiété sourde qui montait en moi comme une marée.

Je marchais lentement dans l'allée du domaine, les mains profondément enfoncées dans mes poches, les yeux rivés au ciel. Aucune étoile ne brillait. Juste un ciel pesant, chargé, presque menaçant. Il n'y avait pas de vent. Pas un bruit. Même les feuilles restaient immobiles. Comme si le monde retenait son souffle.

Je descendis jusqu'au portail. Un garde m'adressa un signe de tête. Rien d'inhabituel. Tout semblait normal. Trop normal.

Je franchis le portail sans savoir vraiment où j'allais. Mes jambes me guidèrent presque seules jusqu'au petit parc au bout de l'allée privée. Là où les arbres formaient un cercle. Comme un sanctuaire. Je m'y étais déjà assise avec Jayden, autrefois. Un instant paisible dans ce monde qui ne cessait de trembler.

Je m'y installai à nouveau, repliant les genoux contre moi. Le silence m'engloutit. Je fermai les yeux. Je voulais juste quelques minutes de répit. Quelques secondes où la douleur, la peur, la méfiance n'existeraient plus.

J'aurais dû entendre les pas.
J'aurais dû sentir le danger
Mais je n'ai rien vu venir.

Un bras, brutal, s'est enroulé autour de mon cou. Une pression. Un chiffon contre mon visage. Une odeur chimique, forte, acide, écœurante. Mon corps s'est contracté, instinctivement. Mes jambes ont battu l'air. J'ai tenté de hurler, mais mon cri s'est perdu, étranglé dans ma gorge.

Puis... le vide.
   
  

Quand mes paupières se sont soulevées, l'air était glacé. Sec. Presque mordant. Mon dos me lançait. J'étais attachée, entravée. Une chaise métallique me maintenait prisonnière. Mes poignets étaient liés. Mes chevilles aussi. Les liens étaient rêches, serrés à en faire brûler ma peau.

La pièce était obscure. Une ampoule suspendue au plafond diffusait une lumière jaune, sale, qui grésillait de temps à autre. Les murs en béton suintaient l'humidité. Le sol était poussiéreux, souillé. Et cette odeur...

Métallique.
Rouge.
Du sang.

Mon cœur s'affola, battant contre mes côtes avec une telle violence que j'en avais la nausée.

- Jayden ?!

Silence. Trop lourd. Trop vide.

Je tirai, en vain, sur mes liens. Une corde râpa ma peau. Je sentis mes poignets s'entailler.

365 joursOù les histoires vivent. Découvrez maintenant