Chapitre 63 Whisky et pétards

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 6:00 p.m

Jamee, tu ne veux pas sortir de cette chambre ? Ca fait une semaine que tu es enfermée et ça pu le fauve !

Je grogne et me retourne dans ma couette que je tire au-dessus de ma tête. J'entends Marlon souffler puis la porte se refermer. Ils passent chacun leur tour, comme pour soulager leur conscience. Je ne leur en veux pas, ils sont présents c'est tout. Eux ne sont pas partis, ils restent là, à me supporter dans mes déboires. J'ai eu plus de rupture amicale à New York que je n'ai eu de copain dans toute ma vie. Si ce n'est pas triste...

Jamee...

- Marlon, laisse moi, je le coupe.

Il y a quelqu'un pour toi.

Je ronchonne à nouveau et entends la porte se refermer. Des coups sont portés contre le bois de cette dernière à plusieurs reprises sans me laisser le temps de respirer. Mince mais qu'est-ce qu'il veut à la fin ? Je m'en moque que quelqu'un vienne me voir, ça ne sera jamais Alix ou Rory alors à quoi bon ?

Les coups ne cessent pas et me tordent le cerveau. Je souffle bruyamment et repousse la couette sur le côté. Je jure que si ce n'est pas important, je trucide la personne qui ose me déranger. Qui qu'elle soit.

Je me hisse du lit et traîne des pieds jusqu'à la porte de malheur. Je songe vraiment à y coller de la mousse pour ne plus jamais avoir à l'entendre. Je l'ouvre et écarquille les yeux.

Peter ?

Ce dernier ne répond rien et tend devant lui un pot de glace et une bouteille de whisky. J'esquisse un sourire et ouvre plus grand la porte avant de retourner me réfugier sous la chaleur de mes draps. Mon grand frère ferme la chambre derrière lui et vient s'installer à mes côtés.

Touche pas à la couette, grogne-je en lui lançant un regard noir.

Moi aussi j'ai froid, alors partage p'tite tête.

Je souffle et lui laisse un peu de place. Son bras vient s'installer autour de mes épaules et nous laissons tomber contre l'appuie-tête du lit. Le pot de glace apparaît devant mes yeux ainsi que deux grosses cuillères.

C'est exactement ce dont j'avais besoin.

J'en attrape une et ouvre le couvercle violemment. J'enfonce mon couvert au fond du pot et en ressort une grosse boule de ce décile laitier. Je l'enfourne en une bouchée et apprécie le froid anesthésiant ma tête. Qui a dit que l'alcool était la seule chose qui aidait à oublier ?

Tu en as fait du chemin pour simplement manger une glace.

- Ma petite sœur semble attirer les ennuis alors je viens voir ce qu'il se passe.

- Je ne sais pas si je les attire ou si je les provoque mais il y a bien quelque chose qui cloche.

- Tu veux me raconter ? Répond-t-il d'une voix douce.

Je veux plutôt une gorgée du nectar des Dieux que tu as ramené.

Peter soupire, amusé, et me donne la bouteille convoitée. J'en avale une grande lampée et reprends une bouchée de vanille. Un parfait assortiment.

Tu n'aurais pas dû laisser Rose et Mag pour moi.

- Oh ne t'en fais pas va, répond-t-il d'un geste évasif. Elles aiment comploter contre moi, je ris. Et puis Maggy voulait que je vérifie si sa marraine était toujours bien en vie.

- Je suis désolée, chouine-je, je devrais l'appeler plus souvent.

- T'inquiète pas. Elle est très mature pour son âge, elle sait que sa marraine est une vraie bourrique empotée.

Existence - Tome 1 [TERMINEE]Des histoires addictives. Découvrez maintenant