Chapitre 65 Lake Placid - New York

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06:30 p.m

Wow, lâche-t-elle, béate.

La voiture secoue dû au chemin que papou n'a certainement pas rempli de gravier et la musique coupe plusieurs fois. La barre désignant internet sur mon téléphone disparaît petit à petit pour ne laisser plus aucun son. J'aurai dû télécharger la playlist, je le savais.

Adena remonte la capote pour éviter qu'on ne se prenne des glands dessus, la bouche toujours en cœur. L'allée est enfin fleurie et sent divinement bon. Je laisse passer ma tête à travers la fenêtre pour respirer une bonne dose de cette odeur bien connue de la saison. C'est sûr que ça n'a rien avoir avec les pots d'échappements de la Grosse Pomme.

La voiture se stabilise derrière celle de nos colocataires. Beaucoup de véhicules sont déjà garés. Nous sommes bel et bien les derniers, de quoi donner une bonne excuse pour se faire chambrer. Ne dit-on pas que les retardataires sont toujours ceux qui habitent le plus proche ?

C'est ici que t'as grandi ? Questionne Adena, la bouche grande ouverte.

Oui, mais je t'assure qu'avec six enfants, ce calme que tu entends va bien vite être remplacé.

Ma colocataire glousse et nous descendons. Mon Dieu ce que cette voiture peut être basse. Nous rejoignons la joyeuse compagnie derrière le coffre du SUV pour récupérer nos affaires. Plus je marche, plus j'arrive à aplatir mon pied. Finalement, c'est un peu comme de la rééducation.

Plus jamais je ne monterai avec vous !

Je ris devant le visage enfantin de Marlon qui croise ses bras contre sa poitrine.

Qu'est-ce qui se passe ?

- Ils n'ont pas voulu que je monte devant de tout le trajet ! En plus de ça, ils m'ont dit que je ne savais pas conduire et que je pourrais plus mettre mes mains sur ce volant.

- Vous êtes pas cool les gars, vous savez qu'il est facilement vexable, ajoute Adena.

Het ! Rochonnes Marlon.

Nous rions tous ensemble et attrapons toutes nos affaires. Beaucoup trop à mon goût. Nous avançons jusqu'à l'entrée et ne prenons pas la peine de toquer. C'est chez moi ici, après tout. Une effluve de nourriture vient chatouiller mes narines. Peter a dû se mettre aux fourneaux, j'en salive d'avance !

Nous posons tous les sacs au pied des escaliers et je fais signe à tout le monde de me suivre sur la terrasse, la maison semblant être vide. Rapidement, des rires et des chamailleries cognent dans nos oreilles. Nous dépassons la double porte et sommes accueillis par l'odeur du barbecue, la vue de la piscine et de la grande table dressée pour l'occasion.

Enfin les vacances.

Vous êtes enfin arrivés !

Une masse rousse vient se heurter contre ma poitrine me faisant chavirer, bien vite retenu par Nolan.

Molly ! Tu vas bien ? Questionne-je en lui embrassant le haut du crâne.

Oui, oui ça va. Il me tardait que vous arriviez. J'en peux déjà plus d'eux !

Je pouffe contre sa chevelure et la pousse de mes bras pour poser mes mains sur ses joues. Elle a vraiment l'air heureuse ! J'espère qu'elle n'est pas retournée auprès de son glandu de mec. Elle attrape la main de Nolan et le tire vers la table. Je fronce les sourcils. Elle commence déjà !

Venez vous installer, on a soif !

Mes colocataires embrassent tout le monde tandis que je fais un salut général. Daisy semble plus obnubilée par ses ongles que par nous alors que Peter reste concentré sur la viande qui cuit. Rose et Mag ne sont pas là ? A-t-il arrangé les choses ?

Existence - Tome 1 [TERMINEE]Des histoires addictives. Découvrez maintenant