Chapitre 68 Folie

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 8:30 p.m

J'enfile la robe ballerine que les filles me forcent à mettre ainsi que les talons roses pâles à sortie. Je ressemble à une petite fille, je déteste ça. Mes cheveux sont lisses et j'ai presque l'air de la jeune femme parfaite que je ne serais jamais. Tout en soufflant, je glisse mes bras dans mon perfecto kaki qui coupe cet effet effroyable. Fin prête, mon agacement n'est pas redescendu.

Du bruit se fait entendre en bas. Les invités sont certainement arrivés. Et bien ça fera des spectateurs. Je n'arriverai jamais à attendre que la soirée se finisse pour enfoncer mon poing dans le doux visage du boxeur. Si il n'a jamais été défiguré à la boxe, et bien, il n'est pas prêt pour ce qui va suivre !

Je dévale les escaliers sous les yeux inquiets de mon amie et ma sœur et fonce directement sur Nolan, au fond du jardin. Il semble discuter avec Peter. Ca y est, ils sont meilleurs amis maintenant ? Ni une, ni deux, mon sang palpitant dans mes veines, je pousse le boxeur de toutes mes forces lui faisant perdre un semblant d'équilibre. Ok, il est clairement plus fort que moi mais ce n'est pas ça qui m'arrêtera !

Ma main brise l'air et vient s'écraser sur la joue de mon colocataire. Il n'a pas l'air d'avoir mal mais semble choqué de mon geste. Pourtant, il ne dit rien. J'allais le gifler de nouveau quand les bras de mon grand frère m'encerclèrent et me tirent loin de mon souffre douleur.

Lâche moi, lâche moi ! Il n'avait pas le droit !

- Calme toi d'abord !

- Non, non ! M'agite-je, tu n'as aucun droit sur ma vie Nolan ! Hurle-je.

Le boxeur ne prend pas la peine de me répondre et part même dans le sens opposé, comme si tout ça avait du sens.

Espèce de traître !

Son dos disparaît à l'intérieur de la maison me laissant seule avec ma peine. J'avais confiance en lui. Pourquoi avais-je confiance en lui ?

Bon t'es calmée ?

Mon frère, agacé de jouer les grands, me parle comme à une enfant, m'agace encore plus. Je hoche la tête lentement et il me dépose. Toujours à l'apogée de mon énervement, je le pousse violemment et pars me servir à boire. Le verre plein à ras bord, je bois une grande gorgée et ferme les yeux. Le sang qui pompe si fort dans mes veines me fait presque mal aux tempes. J'avais envie de lui faire mal, pour de vrai cette fois et ce n'est pas la faute des cachets. Le manque ne peut pas encore être présent.

Tu nous as fait une belle entrée.

Je tourne la tête pour faire face à Amery, posté à mes côtés, un sourire narquois au visage.

Qu'a-t-il encore fait ?

- Il m'a pris mes cachets, souffle-je.

Il t'a dit pourquoi ?

- Il ne s'est même pas justifié.

- Quel con.

- C'est le bon terme. Quel con.

Je reste le regard braqué sur la piscine. En réalité je ne la vois pas. A l'heure actuelle, je ne vois que noirceur. Il a dépassé la limite. Je ne sais pas si je pourrai le pardonner. Qu'est-ce que je vais faire sans mes calmants ? Je n'ai même plus d'ordonnance, c'était la dernière boîte. Ça ne va pas être joli à voir.

Tu veux danser ?

- J'ai deux pieds gauches Amery, tu le sais.

- Je sais, mais tous les deux, nous sommes une bonne équipe quand il s'agit de danse. Rappelle-toi à El Barrio.

Existence - Tome 1 [TERMINEE]Des histoires addictives. Découvrez maintenant