14- Le premier pas vers la guérison

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FERMÍN LOPEZ Novembre 2024

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FERMÍN LOPEZ
Novembre 2024

T'as pas fait ça quand même ?

Je frissonnai sur le timbre de voix de Willow, que même Maria Callas n'aurait pu égaler. Ma meilleure amie porta une main à sa bouche, pinçant sa joue entre son index et son pouce.

Je m'en voulais, c'était évident. Embrasser Aspen, comme ça, sur un coup de tête, c'était tout sauf moi. Mais je ne pouvais plus supporter la manière dont elle me regardait, dont elle ne voulait rien comprendre, et ses accusations à tout-va.

Et la façon dont ses joues ont rosies quand je m'étais écarté d'elle était devenu l'image avec laquelle je voulais me réveiller tous les matins, et m'endormir chaque soir. Aspen n'avait rien dit, elle s'était contentée de fuir mon regard, d'humecter ses lèvres, et de plisser légèrement ses yeux comme si elle essayait de chasser une poussière invisible. C'était un tic subtil, souvent inconscient, qu'elle faisait chaque fois qu'elle était perplexe ou gênée, comme si elle voulait éviter de voir quelque chose qu'elle trouvait désagréable mais qui des plus adorable qu'il soit.

Et tu veux que je fasse quoi pour t'aider ? me questionna-t-elle en terminant d'attacher ses cheveux en une couette au milieu de son crâne.

Je sais pas... c'est toi la fille, pas moi !

— Tu m'as dit que tu ne voulais pas tout gâcher, que tu étais prêt à tout pour elle. Alors pourquoi tu n'essaies pas de lui parler franchement ? demanda-t-elle, les mains sur les hanches, visiblement exaspérée par mon hésitation.

Je me laissai tomber contre le meuble de sa salle de bains - là où, elle était visiblement plus concentrée sur son reflet dans le miroir, que de mes maux - le regard perdu dans le vide. Les images du baiser partagé avec Aspen se répétaient en boucle dans ma tête. Chaque fois que je pensais à son visage, je ressentais une douleur mêlée à une excitation inexplicable. C'était déroutant. Je savais que ce n'était pas comme moi de réagir ainsi, mais le cœur avait ses raisons que la raison ignorait.

Déjà fait, répondis-je finalement, ma voix tremblante. Tout ce que je voulais, c'était qu'elle comprenne ce que je ressens sans que je doive tout verbaliser, c'est compliqué... Peut-être que je pensais qu'un geste aurait plus d'impact que des mots.

Willow soupira, secouant la tête avec une exaspération feinte mais palpable.

Tu sais, les actions parlent parfois plus fort que les mots, mais il faut que tu sois prêt à affronter les conséquences. Et toi, là, t'as pris une décision sans vraiment penser à ce que ça allait provoquer. Si tu veux vraiment la conquérir, il va falloir que tu t'ouvres à elle, vraiment.

Je la regardai, les yeux emplis de doute. Elle avait raison, bien sûr, mais le chemin vers la vérité semblait semé d'embûches. Mon impulsivité avait créé un fossé entre Aspen et moi, et je ne savais pas comment le combler.

𝘵𝘩𝘦 𝘵𝘢𝘴𝘵𝘦 𝘰𝘧 𝘰𝘶𝘳 𝘮𝘦𝘮𝘰𝘳𝘪𝘦𝘴Où les histoires vivent. Découvrez maintenant