The 100 : Murphy

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Commande de @maretvenise
Bonne lecture :)

Bellamy donna un violent coup de pied dans le ventre de Murphy. Celui-ci roula par terre en se tordant de douleur. Il essayait d'échappé aux coups que les autres lui donnaient mais rien n'y fit. Il avait le visage en sang et déjà des bleus apparaissaient sur son corps.

- Murphy, tu es accusé d'avoir tuer Wells. Et pour ça....tu vas mourir, dit Bellamy.

- Je n'ai rien fait ! Essaya-t-il de se défendre.

Il avait beau s'époumoner pour clamer son innocence, personne ne l'écoutait.

- On a retrouvé ton couteau à côté de son corps ! Arrêtes de nier, tu le détestais et tu l'as déjà menacé de mort.

- Je n'ai rien fait ! Répéta-t-il.

Je respirais profondément pour essayer de calme les battements de mon cœur. Je ne comprenais pas pourquoi Bellamy réagissait au quart de tour. D'accord Murphy ne portait pas Wells dans son cœur mais il n'était pas le seul dans ce cas là. Je pourrais même affirmer que plus de la moitié, si ce n'est pas tout le monde, détestait le fils du chancelier.

Je sais qu'il n'est pas responsable des décisions de son père, qu'il est innocent de ce qu'il nous arrive mais c'était plus facile pour nous de le détester.

Plusieurs personnes donnèrent des coups de pieds à Murphy avant de le relever. Il tenait à peine debout et se serait déjà écroulé s'il n'était pas soutenu par les autres.
Je vis Bellamy attraper une corde et l'attacher à un arbre. Je compris immédiatement ce qu'il avait l'intention de faire. Je poussais des personnes pour que je puisse passer et me postais devant Bellamy.

- Mais qu'est-ce que tu fais ?!M'exclamais-je.

- Il faut qu'il serve d'exemple aux autres, me répondit-il. Si on veut avoir une chance de tous cohabiter ensemble, il faut qu'il y est une forme d'autorité pour que ce genre de chose ne se reproduise pas.

- En le tuant ?

- Il doit être puni pour ce qu'il a fait !

- Bellamy, dis-je en serrant les dents. Je te connais et je sais que tu ne veux pas qu'on t'obéisse par crainte. Alors prouves leur que tu vaux mieux que ça.

Il me regarda longuement alors que les autres avaient déjà commencé a attacher Murphy. Il était hors de question que je lâche l'affaire. J'avais l'impression que notre bataille de regard ne s'arrêterait jamais. Mais quand l'un de ses amis enleva la boîte de sous les pieds de Murphy, il réagit instantanément. Ce dernier commençait déjà à suffoquer et il avait beau se débattre il n'arrivait pas à reprendre sa respiration.

Bellamy coupa la corde et il tomba lourdement sur le sol. Il toussa pendant plusieurs minutes avant de réussir à prendre une grande bouffée d'air. Je me précipitais vers lui et l'aidais à se relever. Mais je dus demander de l'aide à Jasper pour le transporter jusque dans le vaisseau. On n'eut aucun mal à trouver Clarke. Elle s'occupa immédiatement de lui. Je l'aidais à désinfecter ses multiples plaies, à mettre de la glace sur ses bleus qui vont sûrement le faire souffrir le martyre. Clarke me donna de la pommade à oui appliquer avant de partit avec Jasper.

- Tu m'appelles s'il y'a un problème, dit Clarke.

Je me contentais d'hocher la tête. Une fois seule, je me chargeais d'appliquer la solution avec autant de délicatesse possible. Maintenant que nous avions enlevé le sang sur son visage, je pouvais parfaitement voir les ecchymoses qui faisaient bleuir sa peau.

Je n'arrivais pas à croire qu'ils allaient le tuer sans aucune preuve. Le couteau n'était pas suffisant et...
L'entrée de Bellamy me coupa net dans mes réflexions. Il se dirigea jusqu'à moi et attendit quelques secondes avant de prendre la parole :

- Tu avais raison.

Je me tournais vivement vers lui, l'interrogeant du regard.

- C'était Charlotte.

- Charlotte ? La plus petite du groupe ?

Il hocha la tête.

- Qu'est-ce que tu comptes faire ? Finis-je par lui demander.

- J'en sais rien, avoua-t-il. Je ne sais pas quoi faire.

Il finit par partir.
Je dus m'assoupir car je fus réveillée en sursaut par une main se posant sur la mienne. Je relevais vivement la tête et fus surprise de voir que Murphy était réveillé.

- Ça va ? Lui demandais-je.

Il hocha doucement la tête. Je le voyais avaler sa salive avec difficulté. Je pris un verre d'eau et le lui donna. Il le but d'un trait avant de le reposer. Il avait l'air déjà mieux qu'il y'a quelques heures. Un silence s'installa où il commença à me dévisager. Plus le temps passait plus je me sentais mal à l'aise.

- Charlotte a avoué, finis-je par dire.

Il n'eut aucune réaction.

- Qu'est-ce que ça peut faire ? Ça ne changera pas ce que les autres pensent de moi.

- Tu n'as pas à te soucier de ce que les autres pensent.

- C'est facile pour toi de dire ça ! Personne ne veut ta mort !

Je soupirais. C'est vrai que je n'étais pas dans ce cas mais il devait réussir à faire abstraction de tout ça. Il ne fallait pas qu'il s'empêche de vivre à cause de l'opinion des autres.

- Qu'est-ce que tu fais là ? Me demanda-t-il.

- Je veux t'aider, lui répondis-je.

- Pourquoi ?

Je le regardais longuement avant de me réprocher de lui et de poser brièvement les lèvres sur les siennes.

- Je veux t'aider à aller mieux.

Cette explication lui convient très bien.

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