Teen Wolf : Le retour d'Isaac

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Commande de @maretvenise
Bonne lecture :)

Je me sentais vraiment mal depuis qu'il était parti en France. Il n'avait prévenu personne et n'avait donné aucune raison qui pourrait expliquer son départ.

Il m'avait juste laissé un mot en disant qu'il reviendrait. Depuis ce jour, je m'efforce de ne pas compter les heures qui passent. Ça faisait cinq mois maintenant et je n'avais toujours aucun signe de vie.

Même les autres membres de la meute ne savaient pas où il était allé ni pourquoi. Je ne savais pas comment ils faisaient mais ils arrivaient mieux à gérer son absence que moi. Dire qu'il me manquait n'était pas assez fort.

Je me levais tous les matins avec cette douleur dans la poitrine qui ne voulait pas partir. J'avais essayé d'aller me détendre ou de m'occuper l'esprit mais rien n'y faisait. Sa disparition inexpliquée était presque devenue insupportable.

Je me levais, le cœur lourd, et me préparais pour une autre journée de supplice. Afficher un faux sourire pour faire croire à tout le monde que tout allait pour le mieux devenait de plus en plus difficile.

Il y aura bien un jour où je n'arriverais plus à cacher ma tristesse. Et si ce jour là arrive, je ne sais pas si j'arriverais à remonter la pente.

Isaac faisait office de pilier dans ma vie. Il m'avait aidé à gérer la mort de ma sœur suite à une attaque de la meute d'alphas. Il était toujours là pour moi et il était parti du jour au lendemain sans même me prévenir.

Certains vous diront qu'un chagrin d'amour finit toujours par passer avec le temps. Eh bien je crois que ces personnes n'ont jamais aimé quelqu'un pour qu'elles disent ça. Certes la douleur peur finir par s'atténuer jusqu'à disparaître mais les souvenirs, les bons comme les mauvais, restent gravés au plus profond de ton cerveau.

Il ne me restait plus qu'à me rattacher à ces souvenirs même si je me faisais souffrir plus qu'autre chose. J'avais tellement mal et je ne pouvais rien faire.

Parfois je me détestais d'autant l'aimer et de ne pas pouvoir l'oublier. Mais je change vite d'avis et me dis que je suis quand même contente de l'avoir connu. J'avais envie de le détester pour me faire souffrir inconsciemment mais je n'y arrivais pas.

Je me dirigeais vers le terrain de Lacrosse dans le but d'aller regarder l'entraînement qui arrive toujours à me distraire au moins une heure quand j'entendis mon nom.

Je ne m'en préoccupais pas et continuais de marcher. C'est sûrement mon imagination qui me joue des tours comme elle en a l'habitude depuis son départ. Mais cette voix insista, encore et encore.

Je finis par me retourner et mon cœur se stoppa net. Je ne sais même pas comment est-ce qu'il a fait pour se remettre à battre. Je n'avais pas qu'une hallucination auditive mais aussi visuelle.

Et pour cause, je voyais Isaac s'approcher de moi. Je restais figée alors que le Isaac imaginaire me prit dans ses bras. J'avais l'impression de ressentir sa chaleur contre ma peau et son souffle dans mon cou.

Je finis par le serrer dans mes bras dans l'espoir vain que l'illusion reste un peu plus longtemps. Contre toute attente, je pus sentir son odeur si particulière et son corps contre le mien. Je sus à cet instant que je ne rêvais pas.

Je ne pouvais empêcher les larmes d'envahirent mes yeux et de couler le long de mes joues. Il était enfin revenu après tant d'attente.

- Isaac ? Réussis-je à demander, la voix cassée.

- Je suis là, dit-il doucement comme s'il avait peur de me faire fuir.

Bien vite, la rage remplaça l'étonnement. Je m'écartais de lui et le giflais. Après tout ce que j'avais enduré à cause de lui j'en avais bien le droit. Il ne broncha même pas. Je ne me sentais pas forcément mieux après ça mais j'avais la confirmation de ce que je croyais. Il était réellement revenu.

- Je te déteste, crachais-je à son encontre. Tu ne peux pas savoir à quel point je te déteste, répétais-je en fondant en sanglot.

Des bras puissants me maintinrent debout et me collèrent vite à un corps chaud et musclé. Je me laissais aller et relâcher toute la pression des cinq derniers mois.

Je sentais une main caresser tendrement mes cheveux alors qu'une autre migrait dans le creux de mes reins. Il me fallut plusieurs longues minutes pour réussir à me calmer.

Je me séparais de lui et quelques secondes plus tard je me retrouvais avec une paire de lèvre sur les miennes. Je ne réfléchis pas plus et l'attirais plus près de moi.

- Je suis désolé, dit-il. Je ne t'abandonnerai plus. Plus jamais, je te le promet.

J'aurais pu lui crier dessus, l'insulter et dire que je ne le croyais pas mais je ne le fis pas. Parce que je savais qu'il disait la vérité. Il restera avec moi. Pour toujours.

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