Voilà pour toi @tamanoir
Je viens juste d'arriver à Beacon Hills avec Cora, la sœur de Derek. Je l'ai rencontré au Mexique alors que je venais de me faire exclure de ma meute. Elle avait été d'une grande aide pour moi, elle m'a soutenu et protégée le temps que je m'en remette. Depuis je ne la lâche plus d'une semelle. Parfois j'ai peur qu'elle me dise de m'en aller tellement que je passe du temps avec elle. Mais elle ne l'a jamais fait et ne le fera jamais. Car maintenant, même si elle ne me l'a jamais dit, je fais partie de sa famille. Elle me considère comme sa sœur. Je l'ai donc suivit à Beacon Hills suite à l'appel de son frère. Il s'avère qu'une meute d'alpha empiète sur son territoire et menace la sécurité de sa propre meute. Cela fait maintenant deux mois qu'on les aide à écarter le danger. Mais quoi qu'on fasse, les alphas ont toujours un coup d'avance sur nous. C'est pourquoi qu'à ce moment là je suis en train de courir dans les bois pour éviter de me faire tuer. Le plan était que je devais emmener les ennemis sur le territoire des Hale où un piège les attendait. Mais le piège en question s'est avéré inutile puisque j'avais toujours les alphas à mes trousses. Je sautais par dessus un ravin et atterris de l'autre côté avec souplesse. Mes pouvoirs de lycanthrope s'avéraient très efficace dans ce genre de situation. Mes muscles me tiraient mais j'essayais d'en faire abstraction. J'entendais très clairement la course de mes poursuivants derrière moi. Ils étaient quatre alors que moi je suis seule. Seule face à quatre alphas assoiffés de sang. Je pensais avoir réussi à les semer mais un bruit de course se fit entendre juste à côté de moi. Je n'eus même pas le temps de tourner la tête que je me retrouve jetée par terre. J'avais beau me débattre mon agresseur ne lâchait pas sa prise. Mais contre toute attente les bras qui m'emprisonnaient me lâchèrent et m'aidèrent même à me relever. Je me retournais vivement vers mon agresseur et tombais sur..... Derek. Je n'eus pas le temps de lui demander ce qu'il faisait là qu'il me faisait déjà signe de le suivre. Je sentais l'odeur des alphas, ils n'étaient plus très loin et si on n'accélérait pas ils allaient nous rattraper. Je suivais Derek en espérant qu'il sache où aller. J'étais à bout de souffle et avais du mal à rester à ses côtés. Je me sentais flancher au fur et à mesure que les minutes s'écoulaient. Ma gorge et mes poumons me brûlaient atrocement. Je trébuchais à cause d'une branche et m'étalais de tout mon long par terre. J'essayais de me relever mais je n'avais plus aucune force.
- Derek... attends, soufflais-je.
Ça fait maintenant près d'une heure que je cours pour sauver ma peau et j'ai vraiment besoin d'une pause. Je ne peux plus continuer comme ça, je n'ai pas l'habitude de faire autant d'effort. Derek se retourna et commença à se diriger vers moi. Je n'arrivais pas à me relever tellement mes muscles étaient affaiblis. Je sentis des mains attraper mes bras et me soulever. Mes jambes tremblèrent et je n'arrivais plus à les arrêter. Quand je pouvais enfin réussir à faire un pas sans risquer de m'écrouler il était déjà trop tard. Les alphas nous encerclaient. On était piégé et c'est de ma faute. Ennis s'approchait de moi. Je ne pus même pas faire un geste pour empêcher son poing d'arriver dans ma figure.
Quand je repris connaissance la première chose que je ressentis été le froid. Il m'empêchait de bouger le moindre de mes muscles tellement ils sont engourdis. J'ouvris difficilement les yeux et pus enfin voir où je me trouvais. Une salle avec des murs en béton, une porte blindée et toute sorte d'instruments étranges posés sur une table en bois. Je voulus bouger mais des chaînes retenaient le moindre de mes mouvements. Pour couronner le tout, elles sont recouvertes d'aconit, alors le moindre geste blesse mes poignets à vif. Je remarque une masse allongée par terre, non loin de moi. Avec beaucoup d'effort je réussis à la retourner et découvris un Derek évanouie et recouvert de sang.
- Derek, l'appelais-je en espérant que ça le réveil.
Je dus le refaire une dizaine de fois avant d'avoir un signe de vie de sa part. Il ouvrit enfin les yeux au moment où la porte s'ouvrit. Kali entra dans la pièce en souriant.
- Eh bien Derek, dit-elle, je ne pensais pas que tu pouvais être aussi facile à attraper.
Il n'eut même pas la force de grogner. Remarquant son manque d'énergie elle rigola et je ne pus réprimer un frisson. Elle avance vers nous et s'agenouilla mais elle garda une certaine distance de sécurité.
- Je me demande combien de temps va faire mettre ta meute pour vous retrouver. Parce que plus le temps passe plus ils auront moins de chance de vous retrouver vivant.
Je sortais les crocs et les griffes et essayais de l'atteindre d'une quelconque manière. Mais ça ne servait absolument à rien à part me faire encore plus mal. Les chaînes brûlaient la peau de mes poignet et en faisaient couler du sang. Je dus arrêter de me débattre pour éviter de faire plus de dégât. Kali me regarda avec ses yeux rouge d'alpha.
- Toi je vais te faire passer l'envie de te rebeller, gronda-t-elle.
Elle se dirigea vers la table en bois et revient avec un couteau. Je mis plusieurs secondes avant de remarquer que la lame était en argent. À peine le remarquais-je qu'elle la plongea dans un récipient juste à côté. Elle revient vers moi en agitant son arme sous mon nez. Aconit. Elle a plongé la lame dans de l'aconit pure. Je n'eus même pas le temps de réagir qu'elle me le planta dans la cuisse. Je retiens un hurlement de douleur, pas la peine qu'elle se délecte de ma souffrance. Mais je ne pus empêcher les larmes d'envahir mon champ de vision.
- Je te laisse le temps de réfléchir à ton comportement, dit-elle en se dirigeant vers la sortie. La prochaine fois tu comprendras ce que veux dire le mot douleur.
Elle referma la porte derrière elle et je laissais enfin mes larmes couler. Je suis sûre de n'avoir jamais autant souffert de toute ma vie. Alors que je me concentrais sur ma respiration pour essayer d'oublier que j'ai un couteau enfoncé dans la cuisse, Derek réussit à se redresser et à s'installer en face de moi. Il attrapa le manche du couteau.
- Regardes moi, m'ordonna-t-il.
- Ne fais pas ça, réussis-je à articuler.
Il me releva la tête et me regarda dans les yeux.
- Je te demande de me faire confiance.
Je secouais la tête négativement.
- Je sais que c'est compliqué pour toi depuis que tu t'es fait rejetée par ton ancienne meute mais ça ne sera pas mon cas.
Je serrais les dents. Il s'est très bien que ce sujet est un point sensible et que je déteste en parler.
- Je te promet de ne pas t'abandonner, finit-il par dire.
Sous le choc je relevais la tête vers lui. Il en profita pour enlever d'un coup sec le couteau planté dans ma cuisse. Un cri de surprise et de douleur m'échappa. Je me retiens de l'insulter. Je respirais longuement et le remerciais une fois calmée.
- Pourquoi est-ce que tu m'aides ? Ne pus-je m'empêcher de demander.
- Parce que tu fais partie de la meute.
- Pour de vrai ?
Il hocha la tête. Les heures passaient et kali n'était toujours pas revenue, heureusement d'ailleurs. Le problème s'est que l'aconit m'empêcher de guérir alors je suis obligée de faire un garrot à ma jambe. Ça n'empêche pas que j'ai déjà perdu beaucoup trop de sang et que mes forces m'abandonnent. Le froid engourdit mes sens et me fatigue. J'ai vite sommeil et je dois lutter pour ne pas y céder. À chaque fois que je ferme les yeux Derek me secoue.
- Alice ! Restes réveillée.
J'essayais mais ça devenait de plus en plus difficile.
- Si tu t'endors tu ne te réveilleras plus.
J'ouvris les yeux comme si je m'étais pris un électrochoc. Je fixais ses yeux vert et ne les quittais plus. Je sentais ses mains raffermir sa prise autour de moi. Je n'avais même pas remarquer que je me trouvais dans ses bras. Il avait réussit à briser les chaînes, non sans se faire mal.
- Je vais mourir, réussis-je à articuler.
- Non, s'empressa-t-il de dire. La meute est là, ils vont nous trouver. Il faut que tu tiennes encore un peu.
- Je suis fatiguée, dis-je d'une voix lasse.
Mon corps est fatigué à cause de toute cette douleur, mon esprit est fatigué de subir tout ça. Je n'en peux plus, j'ai besoins que quelqu'un m'aide à tout supporter. Comme une réponse à mes pensées Derek posa son front sur le mien.
- Je ne t'abandonnerai pas, chuchota-t-il.
Ses lèvres se posèrent sur les miennes. Je profitais de ce contact avant de sombrer dans le noir complet.
- Je ne t'abandonnerai pas, l'entendis-je répéter.
Il a tenu sa promesse. Il ne m'a pas abandonné. Ça fait maintenant deux semaines que les autres ont réussis à nous libérer et depuis il est resté avec moi.
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Hayran KurguQui n'a jamais rêvé d'être le personnage principal d'un de nos films ou d'une de nos séries préférés ? Les imagines sont faits pour ça ! [ARRÊT DES COMMANDES]
