Le Labyrinthe : La jalousie de Thomas

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🔞ATTENTION LEMON🔞
Commande de @CamilleClifford
Bonne lecture :)

Ils étaient tous les deux assis à côté du feu, plongés dans une grande conversation. Ils avaient l'air de bien s'entendre et ça me faisait mal. Teresa rigola trop bruyamment à la blague de Thomas pour que ça paraisse réel. Je pris une gorgée de la boisson secrète de Gally et laissais le liquide me brûler l'œsophage. Peut être que si j'en buvais assez j'arriverai à oublier les regards langoureux qu'ils s'échanaint ou les nombreux contacts qui peuvent paraître anodins mais qui sont loin d'être le cas. En entendant encore une fois le faux rire de Teresa je décidais de m'éloigner. Je m'asseyais sur un tronc d'arbre à l'écart des autres et essayais de ne pas me lamenter sur ma vie. Je regardais d'un œil distrait les petits combats que faisaient les blocards pour s'amuser. Je rêvais de mettre mon poing dans la figure d'une certaine personne mais je me retenais. Après tout si elle plait à Thomas autant les laisser vivre leur idylle ensemble. J'étais tellement absorbée par mes pensées que je sursautais quand Minho posa sa main sur mon épaule.

- Bah alors Camille, pourquoi restes-tu dans ton coin ?

Je me contentais de soupirer. Avec un peu de chance il se lassera de ma mauvaise compagnie et ira embêter quelqu'un d'autre.

- Qu'est-ce qui ne va pas ? Me demanda-t-il d'un air sérieux.

- Rien, répondis-je en essayant de sourire.

Ça ne dût pas marcher puisqu'il haussa ses sourcils l'air de dire "tu te fous de ma gueule ?". Je finis par avaler une autre gorgée de la boisson de Gally pour essayer de me donner une contenance. Je n'aimais pas quand il essayait de jouer au psy. Il arrivait toujours à trouver ce qui n'allait pas et parfois en parler ça faisait encore plus mal.

- Laisses tomber Minho, dis-je d'une voix à peine audible.

- Écoutes moi Camille, je vois bien que quelque chose ne va pas et ça fait plusieurs jours que ça dure. Il serait peut être temps d'en parler.

Je secouer la tête. Hors de question ! Je ne veux pas qu'il pense que je suis faible ou quoi que se soit d'autre. Je me mordais l'intérieur des joues et cligner plusieurs fois des yeux pour essayer de chasser mes larmes. Mais mal grès ça quelques unes roulèrent sur mes joues et ça ne lui échappa pas. Il se précipita tout de suite vers moi. Il enroula un bras protecteur autour de mes épaules et me rapprocha de lui.

- Même si je ne sais pas pourquoi, je suis sûr que ça va s'arranger, dit-il.

Alors que je commençais à arriver à stopper mes pleurs, je les entendis rire ensemble. Tous mes muscles se contractèrent à ce son et Minho s'en aperçut tout de suite.

- Tu....c'est par rapport à Thomas ? Me demanda-t-il en chuchotant pour être sûr que personne ne nous entend.

Je hochais la tête et mes pleurs redoublèrent d'intensité. Il me serra dans ses bras et me berça légèrement. Heureusement que personne ne faisait attention à nous parce que je n'avais pas envie de donner des explications.

- Je suis sûr qu'il fait semblant et qu'il ne l'apprécie pas, dit-il.

Ça réflexion me fit légèrement sourire mais ne stoppa pas mes larmes pour autant. Au bout de cinq minutes Minho décida de m'emmener me coucher. Il installa plusieurs morceaux de pailles pour faire un matelas puis mît nos deux sacs de couchage côte à côte. On s'allongea sur notre lit de fortune et profitait d'être seul pour réfléchir. Je savais qu'il avait compris que je ressentais des sentiments pour Thomas et j'espérais qu'il ne lui dirait rien. Je savais que je pouvais avoir confiance en lui et qu'il tiendra sa langue. Je m'endormis, apaisée par les battements de son cœur.

Quand je me réveillais, je me retrouvais seule. Les deux sacs de couchages posés sur moi. Alors que j'allais prendre mon petit-déjeuner, je remarquais qu'il était beaucoup trop tôt. Tous les autres blocards dormaient encore. Mais où était Minho ? Si je ne le voyais nul part ici, ça veut dire qu'il était probablement dans la forêt à faire je ne sais quoi. Je m'y engouffrais et marchais pendant près de dix minutes avant d'entendre des éclats de voix. Plus je me rapprochais plus j'arrivais à les distinguer. Il s'agissait de Thomas et Minho.

- Je peux savoir ce que tu faisais avec elle ? Demanda Thomas, en colère.

- Figures toi que je la consolais ! Puisqu'apparemment tu es trop obnubilé par le décolleté de Teresa ! Tu ne t'es même pas rendu compte qu'elle n'allait pas bien, répliqua Minho, tout aussi énervé.

J'avais bien compris qu'ils parlaient de moi et de mon coup de cafard d'hier soir.

- Quoi ?! Tu sais très bien que ce n'est pas elle qui m'intéresse mais la fille avec laquelle tu as passé la nuit !

-Arrêtes d'en faire des tonnes, c'est pas comme si j'avais couché avec elle, plaisanta Minho.

- Tu n'as pas intérêt, ragea Thomas.

Ce fut comme un déclic dans ma tête. Thomas était en train de faire une crise de jalousie à Minho à cause de moi. Je ne savais pas si je devais m'en réjouir. Après tout cela voulait dire qu'il tenait assez à moi pour developer ce genre de sentiment. Je décidais de m'approcher encore plus près mais une brindille craqua sous mon poids. Je fus obligée de les rejoindre.

- Qu'est-ce qui se passe ? Demandais-je.

Thomas évita mon regard alors que Minho arborait un sourire en coin.

- Je vais vous laisser, vous avez probablement pleins de choses à vous dire.

Et il partit. À ce moment j'avais juste envie de le tuer. Je me tournais vers Thomas qui regardait partout sauf moi. Le voir comme ça me donnait envie de le prendre dans mes bras et de lui montrer à quel point je tiens à lui. Je m'avançais vers lui et m'arrêtais à quelques mètres. Alors que je me demandais comment j'allais faire pour arriver à expliquer ce que je ressentais pour lui, il commença à se déshabiller. Je le regardais faire sans comprendre.

- Qu'est-ce.....qu'est-ce que tu fais ?

- J'en sais rien mais....j'ai l'impression que ce n'est pas la première fois que je fais ça.

Alors qu'il était complètement nu devant moi, je faisais tout pour regarder ses yeux. Je comprenais ce qu'il voulait dire, moi aussi j'ai cette impression de déjà vu. Poussée par mon envie, je levais la main pour la poser sur son torse. La seconde d'après on se retrouvais collé et nos langues emmêlaient. Mes mains parcouraient son corps et l'une d'elle emprisonna sa verge. Je l'entendis gémir dans ma bouche avant qu'il m'enlève avec empressement toutes mes couches de vêtements. Il me posa délicatement par terre et recouvrit mon corps du sien. Sentir sa chaleur corporelle contre moi me faisais frissonner de plaisir. J'entamais une masturbation lente mais brusque. Sa respiration se coupa quand je frôlais son gland. Il lécha mon cou avant d'y faire un suçon.

- J'ai envie de toi, susurra-t-il à mon oreille.

Je me mordis la lèvre inférieur pour m'empêcher de gémir. Je reprenais d'autorité sa bouche alors qu'il entrait en moi. Un sentiment de déjà vu m'envahit. Je n'arrivais pas à me souvenir mais j'étais sûre d'une chose. Ce n'était pas la première fois que je faisais l'amour avec Thomas. Il n'y avait aucune gène entre nous et il savait exactement quoi faire pour me faire plaisir. Comme accélérer légèrement en me soulevant le bassin ou encore m'embrasser à la commissure des lèvres et me caresser le flan tendrement. J'enroulais mes jambes autour de son bassin et accompagnais ses mouvements. Nos respirations étaient saccadées et laborieuses.

- Thomas..., réussis-je à dire entre deux souffles.

- Camille je...

Il n'eut pas le temps de finir sa phrase que nous étions happés par l'orgasme. Il nous fallut plusieurs minutes pour redescendre sur terre.

- Je t'aime, finit-il par dire d'une voix ensommeillée.

Je l'embrassais tendrement avant que nous plongions dans un sommeil réparateur.

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