The 100 : La plan de Bellamy

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Commande de @SarahGoT
Bonne lecture :)

Les natifs étaient bien trop nombreux. On ne faisait pas le poids et pourtant on essayait à tout pris de gagner du terrain. Le problème c'est qu'ils connaissaient la forêt mieux que nous.

Nous ne pouvions pas faire dix pas sans tomber dans un piège mortel. On avançait prudemment mais certains d'entre nous ne réussirent pas à les éviter.

J'étais au côté d'Octavia et Bellamy quand la radio de Clarke se mît en marche.

"J'ai réussi à les localiser grâce au drone." Dit la voix de Raven dans un grésillement. "Ils sont plus d'une centaine Clarke ! Vous n'y arriverez jamais !"

Cette dernière échangea un regard avec Bellamy. Ils semblèrent se mettre d'accord avant de se tourner vers nous.

"On va se séparer en trois groupes." Dit Bell'. "Le premier continuera tout droit alors que les deux autres les attaqueront sur les côtés."

"On aura une chance de les battre grâce à l'effet de surprise." Continua Clarke.

Les groupes se formèrent rapidement. Je me retrouvais dans l'un des deux qui devaient attaquer sur les côtés. Clarke était à mes côtés et ne semblait pas vouloir me lâcher d'une semelle. Je parierai que Bellamy y est pour quelque chose.

Ce dernier se retrouvait dans le groupe qui attaquera de face. Je savais que c'était très dangereux voire carrément suicidaire mais nous n'avions pas le choix.

Alors que les différents groupes se mettaient en marche, Bellamy me retient.

- Fais attention à toi, dit-il.

- Toi aussi, répondis-je en le regardant dans les yeux.

Il posa une main sur ma joue et l'autre dans le creux de mon dos avant de m'attirer à lui. Il posa presque rageusement ses lèvres sur les miennes. Ce baisé avait trop le goût d'un au revoir et ça me fit mal au cœur.

Je m'empressais de glisser mes mains dans ses cheveux pour le prolonger alors qu'il passait sa langue dans ma bouche. Nous étions obligés de nous séparer par manque d'air.

- Restes en vie, le suppliais-je presque.

- Je te le promets, chuchota-t-il.

Il m'embrassa une dernière fois avant de rejoindre son groupe. Je m'empressais de faire de même et cala ma vitesse à celle de Clarke.

Nous marchions depuis maintenant une bonne dizaine de minutes quand des cris guerriers résonnèrent dans la forêt. Les natifs étaient passés à l'attaque.

Nous nous précipitions vers le raffut et tombions sur une vraie scène d'horreur. Il y'avait déjà des cadavres par terre, autant des natifs que ceux du ciel. Une lance à la main, je m'élançais dans la cohue à la suite de Clarke.

J'esquivais du mieux que je le pouvais mais je me prenais pas mal de coups. Alors que je réussis à abattre un natif un cri à glacer le sang retentit. Je ne mis pas longtemps avant de voir Octavia au-dessus d'un corps.

Mon sang ne fit qu'un tour quand je reconnus Bellamy. Je me précipitais vers eux, la bataille complètement oubliée. Je tombais à genoux à ses côtés et soufflais de soulagement quand je vis qu'il respirait encore.

Sa sœur se releva avec rage.

- Restes avec lui, m'ordonna-t-elle alors qu'elle tuait tous natifs s'approchant trop d'elle.

Elle repartit se battre avec hargne. Personne ne semblait se soucier de nous et ça m'allait. Je posais mes mains sur son corps et elles firent vite recouvertes d'un liquide rouge.

Je ne mis pas longtemps avant se remarquer qu'une énorme entaille lui battait la poitrine. Il perdait beaucoup trop de sang et je n'arrivais pas à arrêter l'hémorragie. Je le vis commencer à papillonner des yeux, signe qu'il allait s'endormir.

- Bellamy ! Restes avec moi ! Il ne faut pas que tu t'endormes, paniquais-je.

- Sarah..., dit-il d'une voix faible.

- Chut, gardes tes forces, le coupais-je.

C'est quand je sentis des larmes dévaler mes joues que je me rendis compte que je pleurais. Je ne voulais pas le perdre ! Mais plus le temps passait plus il palissait. Ça devenait presque difficile pour lui de respirer.

Je sanglotais alors que j'appuyais sur sa blessure. Il réussit à attraper ma main et me la serra doucement. Il était en train de partir petit à petit et j'avais l'impression qu'on m'arrachait le cœur.

Je posais une de mes mains sur sa joue et me penchais vers lui. Je voyais la lueur dans ses yeux s'effacer doucement. Alors avant qu'elle disparaisse complètement, je posais les lèvres sur les siennes. Il y répondit avec les dernières forces qu'il lui restait avant de cesser de respirer.

Je ne pus me retenir plus longtemps et éclatais en sanglot. Tout autour de moi, mes amis tombaient un par un sous les coups des natifs. Nous n'avions aucune chance de nous en sortir et c'était trop tard pour battre en retraite.

Nous allions tous mourir.

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