Chapitre 19 ; Partie 2

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Il rompt notre baiser, se détachant de mes lèvres, mais toujours si près de moi. Il ouvre ses yeux et regarde mes lèvre, attendant une réaction quelle qu'elle soit.

Voyant que je ne dis rien, il m'embrasse de nouveau. Plus franchement cette fois. Il passe la barrière de mes lèvres et introduit sa langue dans ma bouche. Un léger frisson s'empare de moi, et je le laisse faire.

Il ne me force pas, je ne suis pas obligé. Est-ce que j'en ai envie ?

Soudain, il attrape l'arrière de mes cuisses et me soulève. Noah est grand, si bien qu'une fois dans ses bras, mes jambes enroulées autour de lui, c'est à lui de lever la tête pour m'embrasser.

- Arrête moi si tu ne veux pas, me souffle t-il entre deux baisers.

Je réfléchis quelques secondes et décide de me laisser aller. Je sais que notre amitié ne craint rien. Je ne me pose pas de question, je veux simplement me détendre quelques instants après cette année de souffrance.

- Ma chambre est au fond du couloir, à droite, lui répond-je.

J'aperçois dans ses yeux une lueur nouvelle, coquine. Il me porte et marche jusqu'à ma chambre. Il me dépose délicatement sur le lit, je détache mes jambes de ses hanches. Mon ami retire son sweat, le regard empreint d'une envie non dissimulée.

- Tu es sur ? insiste t-il.

Il y a tellement de sous entendu dans cette simple question que je me tend. Il sait parfaitement tout ce que Quentin me faisait subir. Noah me suppliait de le quitter. Je ne l'écoutais pas, jusqu'au jour où je l'ai enfin quitté. Ce jour que je maudit chaque secondes de ma vie.

Voyant que je ne répond rien, Noah s'installe lentement sur moi. Il chuchote mon nom, m'embrassant délicatement dans le cou.

Mais je ne veux pas.

Non, je m'entend lui dire.

Il se redresse et me regarde, un sourire aux lèvres. Il hoche la tête et s'allonge finalement à côté de moi.

Après quelques instants de silence, il finit par me dire :

- Je ne suis pas venu pour ça, Rose. Excuse moi si je t'ai brusqué. Je voulais simplement te faire savoir que je suis là pour toi.

- Tu as une façon très... physique, de me le montrer, dis-je en riant.

Il rit à son tour et va chercher son sweat au pied de mon lit.

- On a faillit le faire... putain, dis-il avec un air moqueur. Et dire que j'ai dormis avec toi des dizaines de fois sans jamais avoir eu une once d'envie sexuelle à ton égard, dis-il en secouant la tête.

- Merci d'être passé pour t'assurer que j'allais bien, ça me touche beaucoup.

- Ça te touche, hein ? répond t-il en me lançant un regard plus qu'aguicheur.

Je ne peux me retenir et explose de rire.

Après que Noah soit partit, j'ai vite oublié cette épisode. Mais quelque chose d'autre c'est infiltré en moi.

Le besoin irrépressible d'avoir quelqu'un dans ma vie. Quelqu'un qui m'aime assez pour faire attention à moi.

Mes heures, tes joursOù les histoires vivent. Découvrez maintenant