Chapitre 34

966 68 1
                                        

AIDEN

AUJOURD'HUI

Je ne remercierai jamais assez mes parents. Ils ont été compréhensifs, gentils et ouvert d'esprit. Même mon père. Rose est resté à la maison tout l'après-midi, et mon père se propose même pour la ramener en voiture en début de soirée.

La journée m'a un peu fatigué, je décide donc de rester chez moi me reposer. Il faut que je rappel mon médecin, ma jambe recommence à me faire souffrir. J'avale un antidouleur et pars me coucher.

Rose me manque déjà. J'ai senti que cette rencontre lui a fait du bien, autant qu'à moi d'ailleurs. Mais j'aimerai aussi qu'elle renoue avec sa mère, ou plutôt le contraire. Que sa mère arrive à lui pardonner.

Je me promet d'y veiller, mais pour l'instant je suis épuisé. Le sommeil m'emporte et ma dernière pensé est pour Rose.

***

- Tu crois vraiment que ça va changer quelque chose ? me demande Sam une fois que j'éteins la tondeuse.

- Carrément ! Là au moins, on voit que ta un dégradé, dis-je en lui retirant les cheveux tombés sur ses épaules.

- Ta même pas rasé 1 centimètre, rechigne t-il.

- Ferme la, grâce à moi ta enfin une vrai coupe. 

- Bon, je vous redonne le plan pour se soir, lance soudain Léo. Le but, c'est que Aiden tire ENFIN son coup !

Je lui donne un coup de poing dans l'épaule pendant qu'il se moque de moi.

- Sérieux, mon pote. Ça devient grave, la, renchérit-il. Ensuite, il faut que moi aussi je tire mon coup, bien entendu. Et toi, Sam, tu conduis.

En résumé : ni fille, ni boisson. Ce dernier hoche la tête en signe d'approbation.

- Ils en sont où, les autres ? me demande Sam.

- Ils sont en routes, Rose vient de m'envoyer un message, dis-je.

Un silence ce fait tout à coup. Je relève la tête et aperçois mes potes qui me fixe d'un air bizarre.

- Quoi ? je leur demande.

-  Vous allez continuer votre petit jeu longtemps ? me demande Léo.

- Quel petit jeu ?

- Le « je t'aime mais j'te l'dis pas », « tu m'excites trop mais, ça non plus, j'te l'dis pas », tout ça ! se moque t-il.

- T'es con ! on apprend à se connaitre, c'est mon amie, c'est tout.

- Oh non ! nous fait pas ce coup là, me dit alors Sam.

- Ça va faire 2 mois que vous apprenez à vous connaitre, renchérit Léo.

- Je ne sais même pas si elle est... si elle pourrait être intéressée par moi, OK ? J'ai un peu débarqué dans sa vie sans qu'elle ai rien demandé et elle a encore pas mal de problème à régler avec elle même, les gars. Je suis pas prêt pour ça, leur dis-je. 

- Tes plus prêt qu'elle ne l'est elle même, arrête tes conneries. Tes allé la trouver, maintenant tu l'as. Qu'est-ce que tu attends ? me demande t-il. 

- J'en sais rien... je veux pas la brusquer et tout gâcher.

- Je pense qu'elle voudrait « plus », mais qu'elle a juste peur de se lancer. Comme toi. Vous êtes pareil, me dit Sam.

- Bon, ça suffit. Arrêtez de me mettre la pression.

Ils lèvent leurs mains en signe de reddition.

Le week-end suivant la rencontre de mes parents avec Rose, on a décidé de sortir tous ensemble; Rose et moi, Sam et Léo, Noah et Marie. On voulait d'abord aller chez Rose pour éviter d'avoir à conduire, puis Sam s'est porté volontaire pour nous conduire.

Nous arrivons tous les six dans un bar du 5ème arrondissement, on commandait nos boissons et à peine installé, Léo est déjà en train de draguer.

Noah discutait avec Sam, et en effet, Marie aimait définitivement les filles. Je devais avouer que la vue de Marie et de cette jolie fille en train de danser collées-serrées ne me laissais pas indifférent, et Rose se moquait de moi à mon côté.

- Tu as tout pleins d'images salaces qui défilent dans ta tête la, avoue, me dit Rose en riant.

- Tu serais étonné de voir ce qu'il y a dans ma tête à ce moment précis, lui dis-je.

Je n'avais qu'une envie, qu'elle comble à nouveau l'espace entre nous, comme l'autre soir dans sa cuisine. Qu'enfin, on se laisse aller. La tension sexuelle s'était accumulée entre nous depuis des semaines, et je n'en pouvais plus. Mais autre chose criait en moi, c'était mon coeur.

Il appelait Rose de toute ses forces. Mais je n'étais pas prêt à lui donner ce qu'il voulait tant.

- Je t'écoute, me dit-elle alors d'un air aguicheur.

J'adorais cette Rose là. Un peu coquine, sans être vulgaire. Ses grands yeux qui ne regardaient que moi.

J'adorais ça.

- Je pourrais aussi te montrer, lui dis-je en entrant dans son jeu.

- Tu pourrais, oui...

Encore une fois, Noah se pointa juste à ce moment pour m'enlever Rose. J'avais compris son jeu depuis quelque temps, il empêchait tout rapprochement entre Rose et moi.

Il discutait avec Rose comme si elle n'était pas en train de flirter avec moi quelques secondes plus tôt et me lançait des regards noirs de temps en temps.

Ça commençait à bouillir en moi, mais je me contenais.

J'allais avoir une bonne discussion avec lui. 

Mes heures, tes joursOù les histoires vivent. Découvrez maintenant