AIDEN
Si j'avais su.
Putain, si j'avais su.
Si j'avais su que cet enfoiré de Quentin allait se pointer, je n'aurais pas autant tarder à monter la voir.
Défigurée et à moitié nue, Rose est étendu sur moi. Je la couvre avec le plaid du canapé et ne la lâcherais pas avant l'arrivé des pompiers. Je sens son coeur battre, et c'est la seule chose qui me maintient dans l'instant présent. Ce fils de pute est étendu au sol, maintenu par deux hommes qui doivent être les voisins de paliers de Rose. Elle a tant crier qu'ils ont finit par comprendre que quelque chose n'allait pas.
- Ca va aller, me dit la jeune femme venue elle aussi porter secours à Rose.
Cela fait 5 minutes que nous avons appelé les pompiers, ainsi que la police. Mais ce temps me parait être une éternité.
Je parle à l'oreille de Rose, pour qu'elle reste avec moi, qu'elle reste auprès de moi.
- C'est fini, mon amour. Je suis là, je suis là...
Son visage est si tuméfié que je ne la reconnais presque plus. Du sang coule de son arcade sourcilière, de son nez, et sa lèvre est fendue. Une ecchymose commence à apparaitre sur sa pommette. Recroquevillé sur elle même, je ne parviens pas à voir l'état de son corps.
Les vêtements qu'elles portaient sont étalés sur le sol près du canapé et la colère que je ressentais en frappant se connard refait surface. Ce qu'il s'apprêtait à faire me revient en mémoire et je sers les dents.
Enfin, au bout d'une quinzaine de minutes, j'entends une sirène retentir. Puis une autre se mêle à la première. Quelques instants après, des ambulanciers pénètrent dans le salon, suivi de trois policiers. De suite, ils menottes Quentin et le soulève, puis disparaissent de ma vue.
Rose, sur un brancard, est emmenée dans l'ambulance. Heureusement, j'ai le droit de monter avec elle.
Comme inconscient, j'observe les minutes qui passent jusqu'à l'arrivé aux urgences, puis les heures qui s'écoulent lorsque Rose est prise en charge par les médecins, sa soeur Caroline et leur père qui arrivent enfin. Je remarque l'absence de sa mère, et décide d'appeler la mienne.
J'ai besoin d'elle ici, avec moi.
- Bonsoir, mon chéri. Ta soirée se passe comme tu le souhaites ? me demande ma mère en décrochant.
Sa voix, et son innocence me font craquer. Je laisse aller ma peine et mon chagrin. Je laisse mes larmes couler et mes sanglots s'intensifient.
- Chéri, que se passe t-il ? me demande t-elle d'un ton inquiet.
- Rose s'est fait agressée, Maman, lui dis-je en reniflant.
- Oh mon Dieu, tu n'as rien ? s'inquiète t-elle.
- Je n'ai rien, mais Rose est très mal en point, tu peux me rejoindre à l'hôpital ? lui demandé-je.
- Biensur, mon chéri. A quel hôpital êtes-vous ? me demande t-elle aussitôt.
Je lui indique l'hôpital ou Rose a été admise et raccroche. Je suis soulagé que ma Mère soit au courant, et qu'elle vienne me soutenir, soutenir Rose.
Alors que je pensais être seul, Caroline s'approche de moi.
- Aiden... je ne sais pas comment te remercier. Mon père non plus... Je connaissais Quentin, c'est une chance que tu aies pu l'arrêter, me dit-elle.
- J'ai eu tellement peur... quand je suis arrivé chez elle et que j'ai vu ce porc sur elle...
Elle retient un sanglot et se jette dans mes bras.
- Il va enfin payer pour ce qu'il a fait, me dit-elle en pleurant à chaude larme.
Par dessus l'épaule de Caroline, j'aperçois alors son père accompagnée de sa femme.
Elle s'est décidé à venir...
La mère de Rose s'approche de moi et Caroline en profite pour s'écarter.
- Aiden, me dit-elle simplement avec un mouvement de tête.
- Madame, je suis heureux de vous voir ici, lui dis-je.
- C'était la moindre des choses, me répond t-elle.
Elle aperçois le sang séché sur mes vêtements ainsi que sur mes mains, et détourne le regard.
Au cours de cet épisode douloureux, la famille de Rose s'est enfin réuni pour elle. Et malgré tout, cela me réchauffe le coeur, je suis heureux pour la femme que j'aime.
VOUS LISEZ
Mes heures, tes jours
Fiksi Remaja*** CONTENU MATURE 🔞*** Rose, tout juste 20 ans, n'a plus vraiment de vie social ou de cercle d'ami. Et pour cause, même sa famille lui a tourné le dos. Elle est bénévole dans un hôpital et ce travail est presque la seule chose qu'il lui reste. Ce...
