ROSE
10 MOIS PLUS TÔT
Cela va bientôt faire un mois que j'ai quitté Quentin.
Au début, il ne me croyait pas capable de le quitter et m'avait rit au nez. Puis les jours ont défilés et il a commencé à comprendre que j'étais décidé à en finir.
Sa première réaction m'a étonné. Il était réellement triste. J'ai faillis craqué à ce moment là. Il n'arrêtais pas de s'excuser pour ce qu'il m'avait fait, les coups, les gifles... Mais je tenais bon. J'avais compris que cela n'allait jamais s'arrêter à moins que je le quitte définitivement. Alors il regrettait, comme d'habitude. Il s'excusait, encore et encore. Mais je n'ai pas cédé.
Puis, la réaction que je redoutais tant était arrivée au bout de deux semaines.
La colère.
Une colère si violente et virulente que j'ai finis par en parler à ma mère. Une des plus grosses erreurs de ma vie.
Je recevais des messages d'insultes tout les jours. Quentin ne lâchait pas l'affaire et était décidé à me pourrir la vie. Déjà que la douleur de sa perte me plongeait au fond du trou, recevoir ce type de message à longueur de temps m'avait quasiment achevée. Je ne tenais plus, je ne savais plus vers qui me tourner. Je ne voulais pas mettre en danger Noah en l'exposant à la colère de Quentin qui aurait employé des moyens beaucoup plus drastiques pour remettre mon ami à sa place. C'était mon problème, et je voulais le gérer seule.
Mais là, c'en était trop.
J'étais donc aller demandé de l'aide à ma mère. Celle-ci a tout d'abord insisté pour que je change de numéro. Plutôt évident. Néanmoins, Quentin savait où j'habitais et je savais que c'était qu'une question de temps avant qu'il ne débarque ici, révolté et surtout hors de lui.
En guise de solution, ma mère m'a envoyé dans un appartement que sa famille possédait depuis plusieurs années déjà, dans le quartier du Marais.
A contre-coeur, j'étais allé me réfugié là-bas en attendant que la tempête passe. Je ne lui avait présenté aucun de mes amis, ni même ma famille. Et seul Noah et Caroline avait connaissance de la maltraitance que je subissais aux côtés de Quentin. Et ni l'un ni l'autre ne comprenait pourquoi je n'étais pas partis plus tôt.
Je l'aimais, voilà où étais le problème. Mais contre toute attente, j'avais enfin trouvé la force de le quitter et d'assumer mon choix.
Jusqu'au jour où, la quatrième semaine, j'avais commis une énorme erreur. Erreur stupide, qui plus est.
Mon petit frère me manquait terriblement. J'étais partis de la maison depuis 2 semaines et je me suis accordé une petite journée avec Ariel.
Quand je suis passé le chercher en voiture ce jour-là, il était si heureux de me voir que j'en avais pleuré de joie.
- C'est parce que tes plus avec ton copain que tes partie vivre autre part ? me demanda t-il une fois arrivé à la crêperie où je l'avais emmené gouter.
- Oui, c'est pour ça. Je sais que tu ne l'aimais pas, et Caroline non plus. Il fallait que je le quitte, tu avais raison, lui dis-je en lui chatouillant la joue.
- C'est quand que tu reviens ? me demanda t-il à nouveau d'un air triste.
- Bientôt, ne t'en fais pas. J'attend juste que mon ancien petit-ami ne veuille plus me voir, comme ca je pourrais revenir à la maison, lui répondis-je.
- Il peut te faire du mal ? c'est pour ça que tu dois te cacher ?
- Ariel, ne t'en fais pas. Fais moi confiance, lui dis-je en souriant devant son air inquiet.
Il hocha la tête et croqua dans sa crêpe au Nutella. Le sujet resta clos, il ne posa plus de question. Nous étions ensuite allé au jardin des tuileries pour se balader, fait du vélo et remangé une crêpe. Il adorait ça et je ne pouvais rien lui refuser.
Je ne m'étais pas sentis aussi bien depuis 1 mois.
En arrivant en bas de mon vrai chez moi, je descendais de voiture et allait chercher Ariel sur le siège arrière, il s'était endormis.
Je détachais sa ceinture de sécurité quand j'entendis une portière claquer. Je me retournais d'un coup et m'étouffait presque d'effroi.
Quentin venait de se placer sur le siège conducteur et m'intimait de revenir m'asseoir à l'avant.
Terrorisée, j'obtempérais sans broncher.
Et merde... merde... merde...
Installée à ses côtés, je tremblais de tout mes membres. Je m'imaginais le pire. Je me disais dans un premier temps qu'il allait surement m'enfermer chez lui et me tabasser jusqu'à que je ne puisse même plus respirer, tout ça devant Ariel. Ensuite, je l'imaginais se venger en s'en prenant directement à mon petit-frère. Je me calmais en me disant qu'il n'était pas si fou que ça. Il était juste très en colère, on allait discuter comme deux adultes et tout allait bien se passer.
Alors qu'il roulait depuis quelques minutes, toujours silencieux, je pris mon courage et lui dis :
- Quentin, je suis...
- Ferme la, me dit-il d'une voix calme et posée.
- Je...
- J'ai dis : FERME LA, hurla t-il.
J'inspirais un grand coup et tournais la tête vers Ariel, il dormait encore assis tranquillement à la place du milieu.
Quentin accéléra alors et au bout de quelques instants, il reprit :
- As-tu la moindre idée - il marqua une pause - de l'état dans lequel je suis depuis un mois, Rose ?
Il tourna la tête vers moi et ne regardait plus la route. Mon coeur accéléra lui aussi et je compris alors son intention.
- Non, chuchotais-je d'une voix si basse que je doutais qu'il m'ait entendu.
Il appuya encore sur la pédale d'accélérateur et je paniquais.
- S'il te plait, Quentin, il y a mon frère dans cette voiture. Calme toi, le suppliais-je.
- Je sais que je t'ai fais du mal, me lança t-il soudain, mais je t'aime, Rose. Tu ne peux pas me quitter, tu n'as pas le droit. Je sais que tu m'aimes encore.
- Non, dis-je en mentant, je ne t'aime plus.
Il se mit à rire et un frisson me parcourut entièrement.
- Tient donc ? C'est nouveau, ça. Alors tu veux que je te laisse tranquille, je suppose ?
Je hochait la tête, pas trop sur de ce qu'il attendait de moi.
- Parfait, me lança t-il alors.
Il roulait de plus en plus vite, grilla un feu.
- Quentin ! Je t'en supplie, arrête ! hurlais-je.
- Rose ? entendis-je alors.
La voix à moitié endormis de mon petit frère me fit paniquer encore plus, il s'était réveillé. Je tentais alors de prendre le volant, mais Quentin me gifla violemment.
J'entendais ses cris à l'arrière et à cet instant je savais que tout allait mal terminé. Quentin était incontrôlable et hors de lui. Il voulait me faire du mal, me blesser. Et par ma faute, Ariel allait prendre lui aussi. Je me maudis intérieurement.
Quentin ne ralentissait pas, les voitures autour de nous klaxonnait, et quand il grilla un deuxième feu rouge, il percuta de plein fouet une voiture qui arrivait à notre droite.
Je perdis un instant connaissance et lorsque que je parvins à nouveau à ouvrir les yeux, Quentin avait disparu, Ariel avait été éjecté hors de la voiture, en travers du pare-brise.
Tout mon corps se liquéfia et j'eu la nausée. Je me rappelait alors avoir détaché sa ceinture de sécurité à l'instant où Quentin était monté dans ma voiture.
J'ouvris ma portière et régurgitais tout le contenu de mon estomac par terre.
Puis se fut le trou noir à nouveau.
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Mes heures, tes jours
Teen Fiction*** CONTENU MATURE 🔞*** Rose, tout juste 20 ans, n'a plus vraiment de vie social ou de cercle d'ami. Et pour cause, même sa famille lui a tourné le dos. Elle est bénévole dans un hôpital et ce travail est presque la seule chose qu'il lui reste. Ce...
