Chapitre 16

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Il me regarda, encore plus surpris suite à ma demande et pendant un instant, je cru que je m’étais trompée de personne.

- Tu as été plus rapide que ce que je pensais Lee Na… J’aurai cru ne te revoir que ce week-end et non le lendemain, déclara-t-il, un sourire en coin.

- J’en ai fais ma priorité… Je pense que vous pouvez le comprendre, n’est-ce pas ?

- En effet… Mais avant de te les donner, je peux te demander quelque chose ?

- Bien évidemment…

- Comment as-tu su que c’était moi ?

- Avez-vous vu le contenu du carton qui m’a été remis après leur mort ?

- Oui, c’est même moi qui l’ai donné à tes « parents »…

- Et vous savez donc son contenu ?

- C’est exact…

- Le piège était bien tendu mais que ce soit l’homme des photos aurait été trop facile. Mes parents n’auraient pas mis directement la réponse sous mes yeux… Et cette carte d’invitation n’avait aucune raison d’être là si ce n’est qu’elle permettait de trouver la réponse si l’on réfléchissait un minimum. J’avoue être tombée dans le piège au début mais les éléments ne correspondaient pas… Donc j’ai approfondi les recherches et vous ai trouvé, finis-je.

- Tes parents avaient raison à ton sujet, déclara-t-il avec un nouveau sourire en coin, tu es aussi adroite et assidue qu’eux l’étaient… Très bien, tu as combien de temps à me donner ?

- Deux heures maximum. Je peux aussi repasser ce soir si cela vous arrange plus…

- Nous verrons si ces deux heures suffisent… Et tutoie-moi ! J’étais comme un frère pour ton père donc je te considère un peu comme ma nièce.

- Sauf votre respect, je ne vous connais encore pas assez pour devenir plus familière avec vous.

- Hmm, tu ressemble beaucoup à ta mère… La même assurance et détermination, avoua-t-il. Bon, je suppose que tes parents t’ont dit que je détenais certains documents pour le début de ton enquête ?

- Oui.

Il se tourna et récupéra une pochette remplie de papier que je voyais dépasser.

- Voici tout ce que j’ai …

Il me tendit l’objet de mes désirs et je l’ouvris.

- Tu trouveras le rapport de la police sur l’accident ainsi que les rapports de l’état des véhicules et une affaire que tes parents ont traité un an avant l’accident.

- Pourquoi le dossier de cette affaire a-t-il été mis dans la pochette ?

- Je ne sais pas encore…J’ai fais des recherches mais je n’ai trouvé aucun rapport entre l’accident de tes parents. Certes, c’est également un accident de voiture mais avec les mêmes circonstances  mais  il n’y a eut aucun mort. J’ai eut beau chercher rien ne me venait à l’esprit.

- En quoi les circonstances étaient-elles les mêmes ?

- La personne qui a causé l’accident était entièrement sobre et n’avait aucuns antécédents.

- Et vous dites que personne n’est mort ?

- Non, seulement une personne qui a été gravement blessé… Cette personne est maintenant paralysée des deux jambes.

- « Seulement » ?!

- Ce que je veux dire, c’est qu’il n’y a pas eut de morts véritables… Ne prends pas mon mot dans le mauvais sens, je suis vraiment désolé pour cette personne, se rattrapa-t-il.

- Et vous n’avez rien trouvé qui attire l’attention ? Un problème durant l’enquête ou un témoignage incohérent ?

- Rien, comme si tout ce qui pouvait nous aider avait été effacé…

- Cela va être un problème… Et dans notre cas, rien n’est suspect ? Tout correspond parfaitement ?

- J’en ai bien peur… Tout est correcte, aucun faux pas, déclara-t-il.

- Il n’y a aucun rapport entre la personne qui nous a foncés dessus et la personne responsable de l’accident à l’époque ?

- Tu as un bon esprit de déduction Lee Na, c’est remarquable, surtout pour ton âge… Mais non, aucun rapport entre ces deux hommes.

- J’avoue que je ne vois pas ce que ça peut être d’autre…

- Ecoute, je vais te laisser tous les documents, tu en prends grand soin ! Regarde-les à tête reposée ce soir ou à un autre moment chez toi…

- Je pense que c’est le mieux à faire en effet…

- Tu reprends tes cours à quelle heure ?

- Ce ne sont pas des cours mais je reprends dans un peu plus d’une heure…

- Alors tu as le temps de boire un café avec moi, n’est-ce pas ?

- Euh, je ne-

- Allez, Lee Na, tu ne peux pas me refuser ça ?

- Je veux bien alors …

- Allez viens…

Il se leva et se dirigea vers la porte. Ce n’est pas plus mal que j’aille boire un café avec lui, je pourrai apprendre à connaître la personne dont mes parents étaient proches et qui va m’aider. En plus, il n’a vraiment pas l’air méchant et même plutôt marrant.

On arriva dans un petit café en face du building de la Big Hit. Ca m’arrange, j’aurai un peu moins de trajet à faire. On s’installa à une table et commanda. Je ne voulais pas être trop curieuse donc je restai silencieuse.

- Alors Lee Na, tu me disais tout à l’heure que tu n’allais pas en cours … Tu travailles donc je suppose ?

- Oui, en temps que femme de ménage à la Big Hit Entertainement…

- Hmm, c’est plutôt difficile d’obtenir un travail là-bas… Je suppose que M.Nam à jouer de ses relations ?

- Oui…

- N’ai pas honte de ça Lee Na, je suppose que tu n’as pas vraiment eut le choix n’est-ce pas ?

- En effet, c’était ça ou rien…

- Sans indiscrétion, pourquoi n’as-tu pas fait des études ? Je doute que ce soit par manque d’argent vu ta famille adoptive…

- C’est compliqué…

- Rien ne t’intéressait c’est ça ?

- Pas exactement, beaucoup de chose m’intéressait mais je ne pouvais tout simplement pas faire d’études…

- Je vois… Et dis-moi, tout se passe bien dans ta famille ? Tu n’as eut aucun problème depuis ton adoption ?

- Ou-oui, tout se passe bien, déclarai-je en baissant les yeux.

- Ton ton est hésitant… Tu es sure ?

- Euh, oui… enfin, c’est compliqué…

- Ecoute Lee Na, je comprends que tu sois encore réticente à te confier à moi étant donné que tu ne me connais pas mais saches que tu peux tout me dire… Tes parents étaient des amis vraiment très proches et je t’ai connu alors que tu étais haute comme trois pommes (expression de vieux, sorry) …

- Je sais… C’est juste que… trop d’événements se sont passés en très peu de temps…

- Tu veux parler de la lettre ?

- Pas que… Mais en grande partir oui…

- Tu as eut des problèmes chez toi ?

- C’est ma vie privée…

- Ok, ok, je n’insiste pas… Mais dis-moi, qu’est-ce qui t’intéresse dans la vie ?

- Euh, pourquoi cette question ?

- Comme je te l’ai dis plus tôt, je te considérais comme ma nièce avant… Donc je trouve plutôt normal de savoir ce qui intéresse ma nièce ! Alors ?

- Euh, je…j’aime beaucoup les langues et …la danse ?

- Oh tu as continué ? Je t’avais vu à des galas de danse quand tu étais petite, tu souriais tout le temps et riais dès que tu me voyais…

- O-oui …

- Et sinon, tu as un petit-copain ? Demanda-t-il en souriant alors que je recrachais tout mon cappuccino d’une manière très classe.

- Pa- pardon ?!

- Tu as forcément déjà eut un petit ami  avec la bouille que tu as ?

Je me sentais rougir sur place. J’avoue qu’il m’a surpris avec sa question, je ne m’attendais pas vraiment à ça…

- Euh non…

- Ah bon ?! Même pas un petit coup de cœur ?

Je secouai la tête de gauche à droite rapidement. Cette conversation est vraiment en train de déraper… Et ce mec est gênant... Que dire ? Je regarde ma montre. Il me reste encore une demi-heure avant de reprendre. Comment échapper de cet interrogatoire ?

- Comment étaient mes parents ?

J’ai sorti cette phrase sans réfléchir. Je pense que c’est mon subconscient qui m’a poussé à poser cette question, comme si il cherchait à reconstituer plus de souvenirs. Il sembla surpris par ma question et reprit un air sérieux. Il baissa les yeux sur sa tasse et releva la tête un peu après. Je me rendis alors compte que ma question devait surement être difficile pour lui étant donné qu’il considérait mon père comme son frère… Je vis ses yeux s’humidifier doucement et il sourit de façon nostalgique.

- Tes parents… tes parents étaient des personnes incroyables, déclara-t-il. Je connais ton père depuis que l’on est en maternel et on jouait tout le temps ensemble. On avait la même idée de métier mais lui était vraiment très centré sur avocat alors que moi, je préférais huissier. Je suis quand même devenu avocat mais j’exerce principalement en temps qu’huissier. Ton père rêvait de faire des voyages, de voir le monde et de découvrir les différentes cultures. Sa principale destination était l’Amérique du Sud car il voulait être dans des pays chaud avec le soleil et l’océan. Il avait d’ailleurs postulé dans une école à Buenos Aires mais il a été refusé pour cause de note insuffisante. Je l’avais moi-même incité à postuler à Londres bien qu’il se plaignait sans arrêt du mauvais temps qu’il retrouverait là-bas. Il a été très déçu quand il a appris qu’il avait été refusé… Et encore plus quand il a vu qu’il était accepté à Londres. Il n’avait pas vraiment le choix d’y aller vu que c’était les deux seules écoles pour lesquelles il avait donné une candidature. Pendant toutes les vacances, il n’a cessé de me casser les pieds en se plaignant, affirma-t-il en rigolant. Quand il est parti, on s’était promis qu’on ressortirait tous les deux avec nos diplômes et une petite-amie. J’étais le plus avancé des deux car j’en avais une à l’époque qui s’appelait Eun Mi. Elle est mariée à mon frère maintenant, s’écria-t-il. Lui pour le coup, n’était pas du tout certains… Il n’aimait pas les Européennes, il ne cessait de dire qu’elles n’avaient aucunes "particularités".

Il rigola à ce qu’il venait de dire et moi je le regardais, ému. Je ne me souviens pas avoir déjà vu quelqu’un aussi sincère dans ses sentiments. Ou alors le fait qu’il parle de mes parents m’atteint plus.

- La première fois qu’il est revenu en Corée, il avait changé. Il était devenu beaucoup plus sérieux que ce soit pour les cours ou dans la vie de tous les jours, continua-t-il. J’avais été surpris par ce changement parce que, de nous deux, il était le plus casse-cou… Au milieu du séjour, à une fête, une fille est venue le voir et croit moi, elle n’était pas moche. Je me suis dit « Ah, ça y est, il va redevenir comme avant et la draguer ». Mais il n’a rien fait ! Il s’en foutait royalement de ce qu’elle disait ! Quand elle a commencé à devenir trop entreprenante, il l’a carrément envoyé boulé. J’étais choqué, s’exclama-t-il. J’ai finis par lui demander ce qui le rendait comme ça et il m’a dit « Ma petite Européenne ne voudrait pas que je flirt avec d’autres filles ». Sur le coup, j’ai eut la même réaction que toi quand je t’ai demandé si tu avais un copain, rigola-t-il. Il avait donc rencontré une fille qu’il aimait bien et avec qui il sortait depuis deux mois. C’était ta mère. Il ne cessait de dire que ce n’étais pas très sérieux, que ça n’allait pas durer mais qu’il essayait de faire durer leur relation… Et c’est ce qu’il a fait. Je n’ai pas beaucoup entendu parler de lui pendant 4 ans jusqu’à ce que je reçoive une enveloppe dans ma boite aux lettres. C’était un faire-part. Ce petit con l’avait demandé en mariage sans même me le dire, avoua-t-il. Ils allaient se marier dans cinq mois. Avant même d’avoir lu le faire-part, j’ai appelé ton père… Il a décroché avec une voix tout ensommeillée, du aux décalages horaires qu’il y avait entre nos deux pays. Je me souviens exactement de ce que je lui ai dit « Non, mais ce n’est pas sérieux, c’est juste un amour de jeunesse, dans un an on sera plus ensemble… ». Je luis avais ressorti le même discours qu’il m’avait tenu la fois où il était revenu. Il a rigolé un bon moment avant de me répondre. Cinq mois plus tard, j’ai rencontré pour la première fois ta mère. J’avoue que bien que je ne sois pas intéressé par les Européennes, ta mère avait un charme fou. Sa taille fine et sa hauteur, elle avait tous pour plaire. Un an après, j’ai appris ta venue. J’avais beau habité encore en Corée, j’ai fais le voyage et suis venue te voir à la maternité. Tu étais toute petite, avec de bonnes petites joues qu’on avait envie de pincer. Hyun Sik était devenu un papa poule, toujours à te prendre dans ses bras, à vérifier que tu allais bien et à jouer avec toi. Toi et ta mère avaient changé mon ami mais en bien. Quand j’ai su qu’il revenait en Corée du Sud, je lui ai cherché un boulot pour lui et ta mère et j’ai fini par leur trouvé un cabinet qui cherchait des avocats. Quand ils sont arrivés, ils ont pu attaquer directement. Je venais régulièrement chez vous pour te garder lorsqu’ils avaient des procès. Même si tu avais presque 10 ans, il ne voulait pas arrêter de t’appeler « Mon Bébé ». Je me rappelle quand tu lui faisais de gros yeux quand il t’appelait comme ça devant tes amies. Quelques mois avant leur mort, ils m’ont appelé en me disant que c’était important, qu’il fallait que l’on se voie. Ils m’ont parlé de cette affaire dont les documents sont dans ta pochette, ils m’ont dit qu’ils étaient en danger, qu’ils savaient trop de chose… J’avais beau leur demander ce qui les mettait en danger, ils n’ont jamais voulu me dire. Ils répétaient inlassablement « Tu le sauras au moment venu ». Le jour de leur mort, j’ai trouvé cette pochette dans mon bureau avec un mot. Ils savaient qu’ils allaient mourir aujourd’hui et ils avaient déjà prévu tout leur avenir. Deux lettres étaient dans cette pochette, une pour toi, et une pour moi. Ils me demandaient de prendre soin de toi, de t’adopter si je le pouvais et de, plus tard, les venger. Je n’ai réussi à faire aucune de ses trois choses pour l’instant… J’ai essayé de t’adopter mais un homme, célibataire, qui essaye d’adopter une petite fille, disons que, ça ne passe pas très bien … J’ai perdu ta trace pendant un certains temps et j’ai fins par te retrouver l’année dernière lorsque je t’ai vu te balader avec ta demi-sœur. Je connaissais cette petite et ses parents et j’ai donc décidé de me rapprocher d’eux afin de pouvoir t’approcher. Et après tu connais la suite…

J’étais perdue… Comment ça se fait que je n’ai aucun souvenir de cet homme qui semble si gentil et si proche de mes parents. Il aurait du me marquer… Et il connaît tellement de chose sur eux. En peu de temps, je crois que je lui fais plus confiance à lui qu’à la plupart des personnes que je connais. Il avait rebaissé la tête sur sa tasse et je vis juste une goute tombée dans cette dernière, une larme… J’avais bien envie de le prendre dans mes bras mais je pense que ce geste serai déplacé.

- Merci…

Il releva sa tête et je pu voir quelques gouttes sur ses joues.

- Pour quoi ?

- Merci de m’avoir dit tout ça sur eux… Je sais que ça a du être difficile pour vous également d’affronter leur mort et j’apprécie le fait que vous m’ayez raconté tout ça sur eux.

- Je trouve que c’est normal que je te le dise… ça entretiens notre relation de cette façon.

- Je vous avoue que grâce à ce récit, j’ai  plus confiance en vous…

- Tant mieux, si on doit faire équipe, il veut mieux avoir confiance l’un en l’autre…

- Et puis, je … je ne me souviens pas vraiment de vous, déclarai-j en baissant la tête.

- Comment ça ?

- Euh, je n’ai aucun souvenir de vous avoir déjà vu, c’est pour ça aussi que j’étais réticente au début…

- Je vois… Je pense que c’est lié au choc que tu as eut lors de l’accident, affirma-t-il.

- Pourtant, les médecins ont dit que je n’avais reçu aucun coup sur la tête lorsque la voiture a fait un tonneau… Ils en étaient étonnés d’ailleurs.

- Alors je pense que c’est le choc de la mort de tes parents…

- Hein ?

- Le cerveau est une banque de ressource. Dedans, tu as tes souvenirs, tes capacités motrices et beaucoup d’autre chose très important. Lorsqu’un événement spécifique marque une personne, elle a tendance à se focaliser sur les souvenirs qu’elle a. Par exemple, je pense que lorsque tes parents sont morts, tu avais du mal à te souvenir et à te remémorer les bons moments que vous aviez passé ensemble car ton cerveau se concentre sur la douleur que tu ressens et te retransmet les images qui te font mal… J’ai raison ?

Je repensai à mon vécu après leur mort… En effet, j’avais tendance à revoir indéfiniment les moments tristes : la mort de mes grands-parents, le décès du frère de maman, l’accident de voiture de ma mère quand j’avais neuf ans… Que ces souvenirs me revenaient mais aucun souvenir joyeux n’était présent.

- Oui, c’est vrai… Mais en quoi ça efface la mémoire de certains passages complets de ma vie ?

- J’y viens justement, déclara-t-il. Tu as été marqué par leur mort et ses souvenirs et de fait tu ne pensais plus qu’aux mauvais moments que tu avais passé ce qui engendre la perte d’une partie de bon souvenir… Tu as donc commencé à m’oublier. Je pense qu’ensuite, un événement a du te mettre en colère, ou quelque chose du genre, envers tes parents, ce qui a accentué ta perte de souvenir… Ton cerveau se focalisait sur le fait que tu étais en colère et tu supprimais tout ce qui pouvait te mettre de bonne humeur ou te faire changer d’avis… Tu supprimais tout ce qui était en rapport direct avec tes parents.

- Mais je n’ai pas perdu mes souvenirs pourtant !

- Tu n’as pas perdu les souvenirs puissants, ceux qui restent le plus, comme les anniversaires ou autre… Mais les souvenirs moins importants comme moi ont été effacé…

- Comme si on m’avait fait un lavage de cerveau ?

- Exact… Après, je ne sais pas ce qui a pu te mettre autant en colère contre tes parents pour que tu en viennes à les détester… Tu n’aurais pas une idée ?

- Hmm, peut être quand ils ont commencé à me battre, chuchotai-je pour moi-même.

- Pardon ?!

- Hein ?

- Qui te bat ?

J'ai parlé trop fort.


A suivre…

Forget The Past [ BTS Jimin ]Des histoires addictives. Découvrez maintenant