Chapitre 8: Voyons mon cœur, laisses la participer à notre discussion

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J'ouvris les yeux et reviens à la réalité. Arzhel s'était redressé et m'observait silencieusement. Je détournais le regard et sentis mes joues devenir rouge. Je savais pertinemment que Arzhel avait lu dans mes pensées et par conséquent il avait assisté à ce souvenir. Mais étrangement, aucune remarque déplacé ni même sarcastique ne vient briser le silence qui s'était installé. Je m'assis sur le lit tout en prenant soin de mettre de la distance entre nous. Je n'avais qu'à fermer les yeux pour voir le corps nu de Arzhel et ce n'était pas le moment de penser à cela. Non pas que Arzhel soit moche à regarder, bien au contraire.... Il était d'une beauté à coupé le souffle, en particulier lorsqu'il était nu comme un ver. Il avait une musculature en acier, son torse, ses pectoraux, ses abdominaux, ses bras, son sexe....

- Le sexe mâle ne fait pas parti de la musculature mon ange, souligna Arzhel.

Oh non.... Je me levais du lit et essayais de penser à autre chose. Mon visage devait être de couleur pourpre à l'heure qu'il est. J'avais déjà eu auparavant des souvenirs érotiques mais jamais en présence de celui qui faisait parti de ces souvenirs. Cela me mettait dans une position délicate. Mon corps s'était échauffé, j'avais l'impression qu'il s'échauffait beaucoup trop vite et pour pas grand chose. En même temps il y avait de quoi s'échauffer très vite...

- Si tu veux que l'on fasse comme si nous n'avions pas un passé en commun, je te déconseille de penser comme tu le fais. Je ne vais pas pouvoir me contrôler indéfiniment mon ange, confessa Arzhel totalement détendu et étendu sur le lit.

- Te contrôler ? le reprenais je pas sûre de comprendre où il voulait en venir.

- Si jamais je te reprends à penser de manière lubrique, j'enlève ses vêtements qui te couvrent beaucoup trop à mon goût et je donne à ton corps le plaisir qu'il réclame, promit Arzhel en appuyant sa promesse avec un regard lourd de sens.

Mes yeux s'écarquillaient à l'entente de ces mots mais je me repris bien vite. Hors de question qu'il me déstabilise avec ses références perverses. Pas encore une fois.

- Ça s'appelle du viol, lui fis je remarquer en lui coulant un regard accusateur.

- Seulement si la personne n'est pas consentante, répliqua Arzhel avec un sourire vicieux.

- Je ne suis pas consentante, grondais je.

Il éclata en un fou rire non contrôlé. Un sourire voulait étirer ma bouche seulement je n'avais fait aucune blague ni plaisanterie. Je croisais les bras et le fixais en attendant qu'il finisse de rire ce qu'il fit quelques longues minutes plus tard. Il fit mine d'essuyer une larme au coin d'un de ses yeux et reprit sa position décontractée.

- Chérie, je suis sûre que si là, maintenant, je m'approche de toi, ton corps va réagir à mon contact.

- Tu es sûr de ne pas vouloir forniquer avec ton ego plutôt, vu ton niveau d'arrogance, lui lançais je.

- Il n'a pas ton joli corps, répondit Arzhel en lorgnant mon corps.

Je soupirais. Rien ne sert de parler avec lui. Sa pensée était fixée sur une chose et ce n'était pas sur celle que je voulais. Nous n'avions toujours pas fini notre conversation, enfin si on peut appeler cela une conversation.

- Je ne pense pas qu'à te sauter dessus tout le temps, je ne suis pas obsédé à ce point chérie. Non mais pour qui tu me prends.

- Pour un obsédé... chuchotais je en revenant m'asseoir sur le bord du lit. Nous avions une discussion et j'aimerais bien que tu finisses ce que tu avais commencé à me dire. Pourquoi tu m'as dit que ton pouvoir n'a pas toujours été comme un pouvoir ?

Tombée du ciel: ange sans LOù les histoires vivent. Découvrez maintenant