Je suis sorti de la supérette après avoir terminé mon travail. J'avais l'habitude de sortir mon téléphone, mais il n'y avait ni appels manqués ni messages. C'était le coucher du soleil et la rue était pleine de gens qui passaient par là. J'ai mis les deux mains dans mes poches et ai continué de marcher. Un vent étouffant balayait la route. J'ai commencé à transpirer après avoir fait quelques pas. Combien de temps cet été allait-il encore durer ? J'ai donné un coup de pied sur le sol, frustré.
J'ai continué à marcher la tête baissée et je me suis arrêté devant un mur qui me semblait familier. C'était le mur où cette fille avait dessiné ses premiers graffitis. J'ai automatiquement regardé autour de moi. Depuis cette nuit où je l'ai laissée dans la ruelle et que je suis sorti seul devant les phares de la voiture de police, je ne l'ai pas revue dans mon quartier.
J'ai découvert un grand "X" peint sur ses graffitis alors que j'essayais de retrouver ses traces. Qu'est-ce que ça voulait dire ? Diverses images recouvraient ce "X". L'image d'elle se moquant de moi quand j'ai essayé de m'allonger sur la voie ferrée et que je me suis cogné la tête. Et comment elle m'a remis sur pied quand je l'ai aidée à fuir et suis tombé. Comment elle s'est énervée quand j'ai pris son pain et l'ai mangé. Comment elle avait l'air sombre à chaque fois qu'elle passait devant le studio photo sur lequel des photos de famille étaient exposées. Je lui avais dit pendant que nous peignions sur ce mur côte à côte, "Ne penses pas que tu dois porter le fardeau seule. Partage-le avec les autres." Le géant "X" était peint par-dessus tous ces souvenirs. Il semblait hurler qu'ils étaient faux. Qu'ils étaient tous des mensonges. Je n'avais jamais vraiment regardé ce mur depuis ce jour.
J'étais sur le point de me retourner quand j'ai découvert une courte phrase écrite en petits caractères sous le "X". Ce n'est pas de ta faute était griffonné dans le mur. C'était cette fille. Je ne l'avais pas vue l'écrire et n'avais pas reconnu son écriture, mais je le savais juste. "Ce n'est pas de ta faute." C'était cette fille.
Je me suis souvenu du jour où je suis parti sans réfléchir à la recherche de maman. J'avais continué de marcher frénétiquement, plein de ressentiment bouillonnant, mais à la fin je n'avais pu aller nulle part ce jour-là. En rentrant chez moi les mains vides, j'avais tourné la tête vers la ville où elle vivait. La ville avait été en train de s'éloigner sous la lumière du jour se levant à l'est. J'avais eu envie de pleurer. Quelque chose auquel je m'étais fermement accroché avait semblé me glisser entre les doigts. Des morceaux de rancœur s'étaient effondrés sans bruit. Ça avait été triste et douloureux, comme si j'avais abandonné quelque chose qui n'aurait pas dû être abandonné.
"Ce n'est pas de ta faute." La phrase m'a rappelé ce que je ressentais à ce moment-là. J'ai recommencé à marcher. J'ai traversé des ruelles étroites et ai monté et descendu d'innombrables pentes. Finalement, ma maison, Magnolia Mansion, est apparue. J'ai monté les escaliers. Quand je me suis tenu devant la porte, j'ai pu entendre la respiration lourde de papa et le cliquetis des verres à liqueur. Je me suis retourné, j'ai placé mes mains sur la rambarde et j'ai regardé dehors. Le soleil s'était déjà couché. Sa faible teinte rouge disparaissait du ciel qui s'assombrissait. "Ce n'est pas de ta faute." marmonnai-je. J'ai pris une profonde inspiration, me suis retourné et suis entré chez moi.
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The Notes ~ Traduction fr
Fiksi UmumLes fragments de mémoire des sentiments de perte, d'absence, de souffrance et d'insécurité des garçons faisant face à leur destin Serais-je capable de réparer les erreurs ainsi que les fautes et tous nous sauver ? Je n'avais pas saisi la profondeur...
