Nous sommes désormais samedi soir. Même si ma journée fut plus fatigante que la précédente, j'ai décider de rester un peu avec mes amis ce soir. J'ai préféré croire Gabriel suite à notre discussion de vendredi dans ma voiture. Je n'ai pas abordé le sujet avec qui que ce soit et je compte bien continuer comme cela.
Nous sommes posé dans la chambre d'Antoine avec nos boissons et la nourriture : de quoi passer une bonne soirée. Je remarque que Gabriel et Danaë manque pour l'instant à l'accueil mais puisque c'était à eux de nourrir c'est normal qu'ils ne soient pas encore ici. Gabriel a d'ailleurs fait aujourd'hui sa première épreuve du weeek-end avec Chouchou, il lui reste aussi celle de demain avec, ils sortent sans faute et assez rapide pour classer cinquième de l'épreuve. On peut dire que j'étais tendue comme pas possible sur le bord de piste et que j'ai vite couru pour les rejoindre. Cela a bien fait rire tout le monde mais j'étais bien trop heureuse pour m'en soucier.
Les deux retardataires finissent par arriver aux alentours de vingt-deux heures et s'installe avec nous. Je remarque directement que la blonde à mes côtés n'est pas dans son état normal, elle est absente et ne dit rien. Je tente de capter son regard mais c'est peine perdue. J'essaie alors d'avoir des informations auprès de Gabriel, mais lui aussi semble éviter mon regard. Il s'est forcément passé quelque chose là-bas. Je remarque par ailleurs, que les deux aussi s'évitent mutuellement : il y a anguille sous roche.
Plus tard dans la soirée, lorsque tout le monde regagne sa chambre, ou son hôtel pour certains, j'en profite pour chopper Gabriel dans un coin. Il me dévisage de haut en bas et ne semble pas comprendre ma soudaine envie de lui parlé.
- Non pas que je n'aime pas me faire plaquer contre les mur mais-
- Ta bouche, commançais-je, que s'est-il passé avec Danaë ?
Il pâlit subitement et regarde à gauche puis à droite avant d'attraper mon bras et de me traîner dans sa chambre. Il reste début au milieu de sa chambre d'hôtel, les bras croisés sur son torse.
- Qui t'as dit ça ?
- De quoi tu parles ? Je dis juste que depuis que vous êtes revenus vous est chelou.
Je crois qu'il devient encore plus blanc d'un coup en réalisant la situation et la connerie qu'il vient de dire. Il s'est donc passé quelque chose entre eux. Je l'interroge du regard et attends une réponse mais elle ne semble pas venir. Je m'agace intérieurement. Je n'aime pas cette situation car même si on ne se connait pas tant que ça, j'ai l'impression d'avoir loupé plus qu'un épisode : une saison complète.
- Je t'ai déjà dit que j'étais loin d'être tout blanc dans l'histoire, commence-t-il, Je suis sorti avec Amélie à une époque, c'est là que j'ai rencontré Danaë qui était pote avec elle et Lola. Je me suis directement bien entendu avec Dana et on est vite devenu amis. Dana a eu beaucoup de problèmes à cette période et à l'époque je n'allais pas forcément bien non plus, on s'est beaucoup soutenu et ça a rendu notre relation encore plus forte, il souffle, Mais Amélie a toujours pensé que je l'a trompais avec elle, alors un jours on s'est disputé et on a fini par se séparer. J'étais forcément soulagé parce qu'avec le recule je ne suis pas sûr que cette relation me tirait vers le haut. Toujours est-il que ces deux pestes ont fiat la misère à Dana en lui créant une réputation de salope. J'ai câblé et je l'ai un pue secoué pour qu'elle calme ces rumeurs.
- Tu l'as frappée ?
- Non, bien sûr que non. Amélie a calmé le jeu mais un jour on était bien souls avec Dana, et on a bien manqué de coucher ensemble si la porte ne c'était pas ouverte sur mon ex.
- J'imagine qu'elle a relancé les rumeurs.
- Exact, mais pas que, je ne vais pas forcément rentrer dans les détails puisque si tu n'en as pas entendu parlé c'est mieux de ne pas trop déterrer et ébruiter. Mais elle a perdu son cheval de tête à cause de tout ça, cheval qui est sous la selle d'Amélie aujourd'hui. C'est la que Duchesse entre en jeu, pour l'aidé à se vider la tête elle venait souvent s'occuper d'elle et nous aider avec son débourrage. Si je suis attaché à Duchesse, elle l'est tout autant que moi.
Je pâlis soudainement.
- Pour la protéger, je ne lui ai rien dit je te rassure.
Je m'attendais à beaucoup de choses, mais pas à ça. Le débourrage de Duchesse était il y a quelques années, c'est loin. Surtout que j'ai bien cru comprendre que Danaë était légèrement plus jeune que le reste du groupe, mon âge il me semble, donc à l'époque elle devait avoir quatorze voire presque quinze ans. Si jeune Je me rapproche un peu de lui, doucement, petit à petit, pour voir sa réaction et juger s'il accepte ou non que je lui apporte mon soutient.
- Mais pourquoi te sens-tu fautif ?
- J'aurais dû éviter tout ça à Danaë, c'était mon devoir de la protéger.
- Amélie semblait bien décider à lui faire du mal peu importe tes agissements je pense. Et cette animosité envers Danaë est toujours présente ?
- Je pense, vu les regards qu'elle nous jette, il n'y a pas trop de doute à avoir. Je pense que je ne dois pas trop m'inquiéter sur ça, mais reste pro avec elles.
- Ne t'en fais pas pour ça. Mais du coup c'était quoi ces têtes d'enterrement et ce petit jeu tout à l'heure ?
Il relève la tête vers moi brusquement. Oui oui garçon, j'ai remarqué. Je ne réponds rien et insiste du regard pour qu'il crache le morceau.
- On les a croisé rapidement après avoir nourris. On va dire que ce n'était pas vraiment amical. Elles ont refait leurs sous-entendus, puis Amélie a parlé de toi.
Il lâche cela comme une bombe, son ton me fait froid dans le dos tellement il semble perturbé. C'est limite si sa voix ne s'éteint pas avant de franchir ses lèvres. Une boule se forme dans ma gorge, prise de peur je me raidis et détourne le regard sur mes mains qui jouent entre elles.
- Elle m'a demandé si à toi aussi j'allais te faire du mal.
Sa voix tremble. Que ce passe-t-il ? Pourquoi est-ce que cela m'affecte autant ?
- Je l'ai envoyé chier proprement sauf que Dana a essayé d'en savoir plus après. On s'est pris la tête.
Une question me brûle les lèvres à ce moment là, mais face à la détresse du garçon face à moi je ne suis pas sûre que ce soit judicieux de la poser.
- Tu penses qu'elle a pu avoir des sentiments pour toi ?
- J'en suis sûr même.
Cette réponse me cloue sur place. L'atmosphère déjà pesante semble devenir irrespirable. Je ne suis pas en mesure de savoir pourquoi mais je sens un poids sur mes épaules et ce dernier n'est pas léger.
- Mais maintenant je me demande s'ils ne sont pas encore là.
grncelagarde
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