Chapitre 24

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J'avais fini mon maquillage dans le silence complet. Un mélange de gêne et de joie se créait en moi et c'était bien difficile de contenir mon sourire. De son côté, il s'est muré dans un silence pesant. Une fois que j'eu terminé mon trait d'eye liner, je me suis dirigée vers lui. Je me suis plantée devant lui et ai tiré sur ses bras pour le forcer à se lever de mon lit. J'ai au passage réussi à lui arracher un sourire et ça c'était pas gagné.

Nous arrivons dans la salle et je me rends compte avec les commentaires du garçon à mes côtés que j'étais la dernière à ne pas être arrivée. Il me présente à ceux que je ne connais pas.

- Donc la tu as Ilyes, Romain, Sophie, Fabio et Inès.

Je les salue tous et reconnais rapidement Fabio et Inès qui sont eux aussi cavaliers. Et il me traîne vers d'autres personnes qui sont elles aussi inconnues. Je tente de me détendre et de ne pas montrer mon embarras face à cette situation qui m'échappe légèrement. Gabriel finit par m'abandonner et je rejoints instinctivement le canapé où se trouve Gabriel, Danaë et d'autre personne que Gabriel m'a présentée plus tôt.

Je me détends petit à petit et mon verre descend tout aussi rapidement. Après une bonne demi-heure, la musique augmente et certains se lèvent pour aller danser. La blonde se lève et traîne Antoine vers la piste de danse improvisée, me laissant seule. Elle abandonne dans la seconde pour aller coller le châtain.

Le canapé s'affaisse à mes côtés. Je tourne la tête et croise le regard ambré de Fabio. Il me sourit et attrape mon verre pour me servir. Je lui souris à mon tours et pose un instant mon regard sur les danseurs, enfin, surtout sur un duo en particulier. Mes épaules s'affaissent malgré moi. Une profonde déception s'empare de moi.

- Il se passe un truc avec Gabi non ?

Je sursaute et me retourne vers Fabio.

- Non, je secoue la tête, rien du tout.

Son sourire s'agrandit et il se rapproche de moi.

- Tant mieux alors.

Je vois très bien où il veut en venir, et cela ne me déplait pas du tout. Au contraire.

- Et donc comment tu les as connus ?

- Je connaissais Angelica et Lubin avant eux, et il y a quelques mois j'ai accompagné une amie photographe sur un concours ici. C'est là qu'on a vraiment commencé à parler. Depuis, je les suis un peu par hasard en concours et ce week-end je dois suivre Angelica pour un reportage.

- Donc toi tu es plus photos que équitation.

- J'ai fait les deux pendant un temps. Maintenant on va dire que je n'ai plus le temps.

Il hoche la tête et se lève. Il me tend la main et je la saisis pour me lever. Il me tire jusqu'au milieu du monde sur la piste et commence à me faire tourner. Je ris et me laisse aller au rythme de la musique. Quand une devient plus lente, il me rapproche de lui. Je passe mes bras autour de son cou et lui pose ses mains sur ma taille. J'ondule au rythme de la musique tout en gardant mon regard planté dans le sien.

Il me colle un peu plus à lui et je bloque un peu. Il semble comprendre alors il remet l'espace initiale entre nous. au dessus de son épaule, j'aperçois la blonde danser collée serrée avec Gabriel. J'ai mal. Je ne pensais pas pouvoir avoir encore plus mal, mais si. Je sens quelque chose se briser en moi lorsque je les vois s'embrasser. Je ne sais même plus comment réagir, comment bouger. J'ai l'impression de n'être qu'une simple spectatrice.

Deux doigts remontent ma tête vers le brun qui m'accompagne.

- Tu es sûre qu'il n'y a rien ?

- Sûre et certaine.

Officiellement il n'y a rien. Officieusement, de mon côté, je ne saurais le dire. Je lui souris pour lui montrer que tout va bien et vais me servir un autre verre. Je le rejoints sur le canapé où nous étions tout à l'heure. Il est accompagné par un groupe de personne dont je n'ai même pas retenu les noms. Je me contente d'écouter pendant un bon quart d'heure avant de me lever pour aller prendre l'air.

Dehors, je trouve Antoine, un joint à la main. Il se décale pour me laisser une place. Je respire l'iar frais et regarde le ciel sombre. On ne voit presque pas la Lune à cause des nuages.

- Je peux tirer ?

Sa main passe devant mon visage et j'attrape de joint soigneusement roulé entre mes doigts. Il ne reste qu'un peu moins de la moitié. Je tire une première bouffée.

- Je te le laisse si tu m'expliques ce qu'il se passe.

Aie, il me prend par les sentiments là.

- Tout va pour le mieux.

- Bien sûr, tu crois que je ne t'ai pas vu toute la soirée. A chercher Gabi tu regardes, te renfermé sur toi même à la moindre action de Dana avec lui, ou encore tout ce qui peut être lié à Fabio.

- Tu racontes de la merde.

- Il m'a dit la même chose.

Je lève les yeux au ciel et tire une deuxième taffe sur le joint.

- Ton silence en dit long.

- Interprète ça comme tu veux. Interroge-le plutôt sur Danaë, là il te donnera surement raison.

- Ta voix est rempli de jalousie.

Je tire une dernière taffe, avant de l'écraser en le cendrier et de rentrer. Enfin, je voulais rentrer mais Antoine me retient le bras.

- Arrête de te voiler la face et envoie lui des signes, il n'attend que ça. Si tu ne fais rien, c'est sûr et certain qu'il ira vers Dana.

Je secoue la tête et dégage mon bras de son emprise. Je suis à peine rentrée que Fabio est déjà devant moi, shots de vodka dans les mains. Je saisis un verre et le bois cul sec. Il fait de même. Je souris malicieusement et le pousse vers le fond de la pièce, un peu à l'écart des autres. Lorsque son dos rencontre doucement le mur, je me colle à lui, comme tout à l'heure, et l'embrasse. Il ne met pas longtemps à répondre à mon assaut et encore moins pour approfondir notre échange. Il abaisse sa tête dans le creux de mon cou avant de monter vers mon oreille.

- Tu me fais visiter ?

Un sourire prend place au coin de mes lèvres et je le tire hors de la salle des fêtes.

- Avec grand plaisir.

grncelagarde

grncelagarde   😎 @fabiolrm

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