TW : Brève torture sans instruments, urine
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Un silence de mort tombe sur nous alors que le rire s'évanouit dans le lointain. J'ai l'impression que tout le sang de mon visage vient de se retirer au fin fond de mes pieds. Pour une fois, j'aurais préféré avoir tort, tiens.
Theodosia est livide, et Noelle ne semble qu'à moitié surprise, tandis que Shun et Kiseki se regardent avec un mélange d'angoisse et de confusion.
– Faisons ce que cette personne a ordonné, finit par déclarer Noelle. Il est peu productif de rester ici sans rien faire.
– O-Ouais, souffle Kiseki. Et j'ai pas envie d'être punie…
Elles ont raison. On est obligé.e.s. Obéir ou mourir, ça commence bien.
Nous nous mettons en marche, laissant en plan l'avion et les valises, jusqu'à arriver devant l'entrée de la tour. Après cette annonce, sa hauteur me paraît encore plus vertigineuse.
Il me semble que tous les ultimes que j'ai rencontrés sont déjà présents. Lan Yue, qui se tord nerveusement les mains, Mao et Ema cramponnés l'un à l'autre, Hibari, pâle comme un linge, Sora qui affiche un air soulagé en me voyant arriver, Michiru qui a perdu son sourire, Altaïr qui a malgré tout conservé le sien, Judicaël et Benedikt qui se tiennent le plus loin possible l'un de l'autre, Hibiki et Tritri collée à elle, et enfin Eiji, l'air toute aussi stoïque. L'ambiance est lourde, l'air s'est rempli de quelque chose de vicieux, et personne n'ose émettre un son.
– Bon, qu'est-ce qu'on attend là ?
Enfin, presque personne. Mao assène un coup de coude à sa jumelle pour qu'elle se taise, et il fait bien, car les portes de la tour s'ouvre dans un grincement sinistre, dévoilant deux silhouettes dans l'encadrement. Nos souffles sont comme suspendus, gelés dans l'instant.
La première silhouette s'avance dans la lumière. À première vue, une femme, de taille moyenne, la petite trentaine. Son visage est à demi-recouvert d'un masque, ne laissant émerger que ses yeux, cernés d'un violet presque noir et dépourvus de toute lueur de vie. Ses mains sont recouvertes de ce qui me semble être des gants en latex, comme ceux d'un médecin. Elle est habillée en noir et blanc de la tête aux pieds, les seules touches de couleurs dans son être sont la moitié droite de ses cheveux mal peignés, blonds, et son œil gauche. Rouge écarlate. Son corps est d'une pâleur et d'une maigreur presque maladives, on dirait une brindille, et pourtant sa présence laisse transparaître quelque chose de menaçant. J'ai un mouvement de recul. Elle exhale la même odeur écoeurante que le cockpit. Dans une main, elle tient une tablette sur laquelle ses yeux dérivent par moment.
Derrière elle, se tient une personne bien plus petite, d'une tête au moins. Il est vêtu d'une longue robe rouge sang boutonnée jusqu'au col, et arbore des gants, des chaussures et un chapeau de la même couleur. Un chapelet doré pend à son cou. Son œil droit est noir, l'autre est tout aussi écarlate que celui de la femme, et la peau autour marquée de stigmates. Sur son visage est plaqué un sourire immense, terrifiant, presque surnaturel, comme s'il était gravé dans de la pierre.
Les deux me donnent froid dans le dos. L'ambiance est encore plus tendue. Du coin de l'œil, j'aperçois Judicaël attraper la main de Theodosia.
– Bon. Est-ce que tout le monde est là ? marmonne la femme avant de continuer sans attendre notre réponse. Paaarfait. Ça m'épargnera de la salive.
Je reconnais la voix de fumeuse qui nous a commandé de nous rassembler il y a dix minutes. Son anglais est marqué d'un fort accent allemand. Ou bien polonais. Peut-être un mélange des deux. J'en sais rien. C'est le seul truc disponible pour me distraire.
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Danganronpa : Babel's Curse
Random« Dieu savait. Il savait que s'ils finissaient la tour, alors... les humains pourraient L'oublier complètement. » L'illusion de pouvoir choisir son destin, d'être autre chose qu'un simple rouage dans la sinistre machinerie de ce jeu... Une carotte q...
