« Dieu savait. Il savait que s'ils finissaient la tour, alors... les humains pourraient L'oublier complètement. »
L'illusion de pouvoir choisir son destin, d'être autre chose qu'un simple rouage dans la sinistre machinerie de ce jeu...
Une carotte q...
TW : Représentation graphique de sang, mentions de blessures
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Après avoir pleuré un moment, Sora est parti.e à la cuisine faire à manger, pour essayer de réconforter la compagnie. Iel avait l'air d'aller un peu mieux, ça me soulage.
Sauf que du coup, je me retrouve seul.e dehors avec l'incarnation humaine et hautaine de Wikipédia. Nickel.
- Tu peux pas chercher les preuves seule pendant que je fais les interrogatoires ? je marmonne.
- Tu me fais confiance pour chercher lesdites preuves ? réplique Noelle du tac au tac.
Elle a pas tort. Je suis pas tranquille de la savoir en train de rassembler les différents éléments seule. Je suis pas encore tout à fait sûr.e de son innocence, en plus, malgré son petit discours de plus tôt. Ouais, mieux vaut la jouer sécure et s'y mettre à deux.
Monokuma finit par revenir, les mains vides, ses gants tachés de sang. Je contiens à grand-peine un haut-le-cœur. Elle aurait pu faire l'effort de nettoyer quand même. Rien qu'à l'imaginer trifouiller dans les entrailles de Benedikt, j'ai l'estomac qui se soulève.
- Vous deux avez reçu le Monodossier sur vos portables, nous lance-t-elle sans même s'arrêter. Y a toutes les infos dessus, démerdez-vous avec. Oh, et vous avez trois heures pour terminer l'enquête. Interrogatoires compris. Bonne chance.
Trois heures ?! C'est tout ?! Je sens mes intestins se tordre, et je dois résister de toutes mes forces pour ne pas courir aux toilettes. Allez, concentration. Focus. Tout d'abord, vérifier ce Monodossier dont elle parle. Il y a en effet un fichier pdf intitulé "Mono1" sur mon portable. Je l'ouvre, et une photo de la scène de crime surgit devant mes yeux, m'arrachant une grimace. J'avais pas besoin de revoir ça, en fait.
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Les informations sont effroyablement précises, et je ne peux retenir un frisson en parcourant les lignes.
« La victime présente cinq plaies par balle, sous la clavicule droite, le torse, les côtes et l'abdomen. »
Benedikt s'est fait tirer dessus non pas une, non pas deux, mais bien cinq fois. Il n'avait aucune chance de s'en sortir. Ce qui me surprend vraiment, par contre, c'est le nombre de blessures secondaires. Des bleus, des côtes cassées... Ses lunettes sont brisées également. Ce n'est pas le genre de blessures causées par une simple chute. Quant à la cause précise de la mort, on dirait bien que c'était à cause des tirs. "Épanchement de sang dans le piré... péri..." quoi ? Je plisse les yeux devant le charabia de Monokuma. C'est bien gentil de nous donner autant d'infos, mais si c'est pour que ça soit aussi technique, ça sert à rien.
- Le péricarde est une sorte de tissu qui entoure le cœur, lance Noelle à côté de moi. S'il a été percé, la mort de Manninger n'a dû prendre que quelques minutes. Vu la quantité de sang, certaines balles l'ont complètement traversé et le pronostic vital était sûrement engagé dès le premier tir.