TW : Imagerie corporelle un peu dégueu sur la fin du chapitre
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Complètement démuni.e, je contemple le désastre laissé par Monokuma et son assistant.
Une tatoueuse à terre, soutenue par la pilote qui la relève tant bien que mal.
Une kinésithérapeute morte d'inquiétude, accroupie au pied du fauteuil roulant de l'activiste.
La mime en larmes dans les bras de son frère, l'imitateur.
Un pole dancer qui ne semble pas avoir réalisé la gravité de la situation et rigole nerveusement.
Un tailleur de pierre qui essaie de camoufler sa pâleur derrière un masque dédaigneux.
Une neuroscientifique au visage de marbre et au regard perdu dans le vague.
Un onirologue dont le sourire s'est effacé, et dont le vrai visage reste inconnu.
Un technicien de surface tremblant de tous ses membres, et derrière lui une biathlète au bord des larmes.
Un croupier au bord de la crise d'angoisse.
Une toxicologue gardant les mains crispées sur son ventre, comme pour essayer de préserver ce qu'il s'y trouve.
Une fille isolée de tous de son propre chef, l'élément en trop, qui semble réfléchir intensément.
Un cuisinier terrorisé, qui tripote le bas de sa jupe pour essayer de trouver un peu de consolation au contact du tissu.
.... Et un.e interprète au bras cassé.
Lequel d'entre nous est responsable de tout ça, je me le demande. Ça pourrait être n'importe qui. Ça pourrait être moi. Je pourrais tout à fait ne pas m'en souvenir, et ça me terrifie. Et si c'était ma faute ? Ou... Pire, si je mourais ici... Je ne veux pas y penser. Mais je suis bien obligé.e d'envisager toutes les issues possibles... Si tant est que "issue" est un mot qui s'applique à notre situation.
- Nous devrions choisir notre colocataire.
Les regards se tournent vers Noelle, toujours aussi stoïque. Je ne sais pas comment elle fait pour rester aussi calme dans une telle situation. Elle a peut-être lu le livre, mais moi aussi je l'ai lu... sauf que je l'ai parcouru sans croire que ça m'arriverait un jour. C'est comme aux infos, les scènes de bâtiments bombardés. On se sent mal, on se dit que c'est une tragédie. Puis on éteint la télé. Sauf que ici, je suis de l'autre côté de l'écran. Éteindre la télé signifierait m'éteindre, moi. Je ne comprends pas comment cette fille peut supporter cette seule pensée.
- Choisir notre... dans un moment pareil ? souffle Theodosia.
- C'est justement le bon moment. C'est ce qu'elle nous a ordonné de faire, et c'est la seule chose que nous pouvons faire. Nous pourrions chercher un moyen de sortir, il est vrai, mais nous sommes tous épuisés. D'autant plus que si vous avez lu "Danganronpa" de Wen Xiang Monogatari, vous savez que les tentatives d'échappatoires se révèlent souvent infructueuses.
Wow, merci, je me sens encore plus motivé.e maintenant. Comme si j'avais besoin de son honnêteté à deux balles.
- Je suis d'accord avec elle, déclare Altaïr. On devrait se concentrer sur autre chose, et puis aller faire une bonne sieste, vous ne croyez pas ?
- Je plussoie, souffle Judicaël, encore blême de la douleur infligée plus tôt.
- ... On choisit nos colocs, donc ? s'exclame Lan Yue qui retrouve son sourire, visiblement ravi.e d'avoir trouvé une distraction.
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Danganronpa : Babel's Curse
De Todo« Dieu savait. Il savait que s'ils finissaient la tour, alors... les humains pourraient L'oublier complètement. » L'illusion de pouvoir choisir son destin, d'être autre chose qu'un simple rouage dans la sinistre machinerie de ce jeu... Une carotte q...
