Chapitre II (17) : Is there love, is there love in your heart ?

54 6 61
                                        

(TW mentions de suicide)

Toujours le même principe, petit jeu de devinettes !

_____

De derrière la porte insonorisée du laboratoire d'Hibari me parvient un chuchotement diffus, nerveux. Je me replace inconfortablement dans mon siège, mon stylo et mon bloc notes soigneusement alignés en parallèle devant moi. C'est un casino, mais les gens qui vont s'asseoir en face de moi ne sont pas des adversaires. Ce n'est pas un jeu. Je suis lae seul.e avec toutes les cartes en main pour trouver l'assassin.

Et pourtant ce n'est pas maintenant que tout se joue.

Ces notes nous ont sauvés lors du premier procès, est-ce qu'elles seront aussi utiles cette fois ? Un seul moyen de le savoir. Je débouche mon stylo avec mes dents.

La porte s'ouvre, la première personne s'assoit en face de moi. J'étudie les gestes, l'attitude, la voix lorsqu'elle me salue. Puis j'ouvre la bouche pour poser la première question.

- Qu'est-ce que tu faisais avant l'explosion ?

- J'étais en cuisine, en train de surveiller la cuisson de ma pizza.

- ... Dehors. Avec mon drone.

- Tu m'as bien vue revenir des toilettes, non ?

- ... J-J'étais parti.e chercher les gens qui manquaient pour leur dire que tout serait bientôt prêt...

- Je finissais la sauce bolognaise avec Kiseki.

- Rien du tout ! J'embêtais Shun en attendant que mon yaourt prenne~

- Je travaillais au chalet. J'avais besoin d'étoffer quelques théories.

- Je cuisinais avec Hibari ! Ca a pris plus longtemps que prévu parce que j'ai fait tomber de la sauce tomate par terre et on a dû tout nettoyer, ehe...

- Shun m'a fait briquer tout le sol après que j'aie renversé mon saladier de pâte à gâteaux. Autant te dire que j'étais bien occupé.

- Je coupais des kiwis ! Pour ma salade. Ruinée, d'ailleurs, c'est vraiment du gâchis.

- J'étais en train de mettre au four ma dernière portion de feuilletés quand ça a explosé...

- J'essayais de surveiller que Mao faisait bien son boulot mais disons qu'une certaine personne n'arrêtait pas de me distraire !

- J'étais en cuisine avec vous tous.

Sans surprise, presque tous les alibis sont concordants et vérifiables. Très peu n'étaient pas présents à l'atelier cuisine au final, mais c'est trop flou pour être incriminant. Il va falloir pousser plus loin. D'où ma deuxième question.

- Qu'est-ce que tu pensais de la victime ?

- Iel était vraiment formidable. Un peu gamin peut-être, mais j'ai vu pire. Les gens comme lui sont infiniment rares, et... je... je n'arrive pas à croire qu'il soit mort comme ça.

- Nous n'étions pas spécialemfalloirent proches, mais je le connaissais avant d'arriver ici et... c'était une bonne personne, vraiment. Il répandait de la bonne humeur partout où iel passait. Iel... va me manquer.

- Il était sympa. Un peu trop extraverti à mon goût, mais vraiment sympa. C'est dégueulasse, ce qui est arrivé. Dégueulasse.

Danganronpa : Babel's CurseDes histoires addictives. Découvrez maintenant