107 - Sermon

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PDV Sarah 

Los Angeles, maison des raeh - 07:26, 30/03

Moi : Maman s'il te plait. je m'exaspère.

Abby : Ecoute Sarah : tu sors tout les jours, le week-end aussi. Et c'est normal je fais des gardes presque tous les soirs mais ce soir tu restes avec moi. On fait une soirée glace mère et fille puis c'est tout.

Moi : Mais Mélo est mal en ce moment, elle sort d'une rupture difficile.

Abby : Sarah... tu passes tout ton temps chez les Clark
soupire-t-elle.

Moi : Je sais je sais mais, on travail, on s'entraide. 

Abby : Et je suis fière mais ce soir ta chère maman veux être un peu avec sa fille.

Moi : Mais

Abby : SARAH. si elle parlait je suis sûre qu'elle crierai ce mot. Tu me manques, ma fille me manque. 

Tout de suite ma bouche se referme. Evidemment que je lui manque c'est logique et je le comprend. Et je pense qu'elle comprend aussi la situation. Depuis la fin de sa dépression elle travaille comme une acharnée et je le respect plus que tout surtout quand on sait à quel point elle aime son travail. Seulement le petit soir dans la semaine ou elle était libre je faisais attention a être la et maintenant je ne suis plus la quand elle fait l'effort d'une soirée.

Moi : D'accord.

Abby : Nous n'avons pas parler de l'année prochaine, de tes études et ça fait une éternité que tu ne me parles plus des personnes que tu côtoies... ma fille me manque.

Évidement, je prend pas le risque de parler de Lex, je ne compte pas lui parler de ma copine, toujours pas. Enfaite elle le sait, je sais qu'elle le sait mais je préfère qu'on en parle pas. Parce qu'après elle va me poser des questions plus personnel, l'inviter à un interrogatoire entre mère et « belle-fille » Bruh... NON. D'autant plus que je pense pas que lex mérite la conversation maternelle alors que moi je ne peux plus l'avoir avec sa mère. Loin de moi l'idée de la mettre dans une position si délicate.

Moi : Je sais désolé, je serais la ce soir.

Abby : Bien. Merci et bonne journée ma chérie.

Elle embrasse mon front, attrape son sac et sors de la maison. J'augmente encore plus le son de la musique qui était bien fort avant qu'elle parte. Un coté positif de vivre avec une personne qui n'entend rien c'est de pouvoir vivre en rythme. Je me lève à mon tour et commence à ranger mon bol de céréales en dansant et chantant sur le tempo de « Hit the road jack » le sourire aux lèvres. Ça fait longtemps que je n'avais pas chanté aussi fort, mon père ma mère et moi chantions a tue-tête quand j'étais petite. C'était un homme heureux, le plus heureux je ne me souvient plus d'un moment triste à ces cotés. Je n'ai eu le temps d'en connaitre que des merveilleux, sans aucune ombre. J'étais destinée a une vie monotone. Même ville depuis petite, même maison, même amis, rien de bien euphorique, rien à rajouté comme des sensations plus intense. Et finalement sa mort à boulversé ma vie, je me souviens du renversement que ça a provoqué. Plus de déjeuné en danse, plus le moyen d'être poussé sur la balançoire dans le jardin. Qui aurait pu partager ces moments avec moi après sa mort ? Ma mère ? Surement pas. Je ne lui en veux plus mais elle a briser mon enfance d'autant plus après la mort de mon père comme si cette évènement seul n'avait pas suffit. J'ai du me débrouiller à vivre sans ma figure paternel et avec un boulet accroché a la cheville. Je n'étais pas inscrite au bus alors je marchais quarante cinq minutes tous les matins et tous les soirs pendant un an avant que Naëlle et son père ne viennent à ma rescousse. Je devais lui mettre les documents qui disait qu'on avait pas payé notre mois d'électricité ou d'eau sous le nez pour qu'elle n'oublie pas d'ajouter une petite signature pendant que j'apprenais nos codes d'assurance par coeur. Et quand elle s'est reprise elle ne pouvait plus entendre, n'a pas cherché à communiquer avec mois pendant des mois alors que j'apprenais la langue des signes plus vite que n'importe qui dans l'espoir de lui transmettre un peu de ma motivation. Alors ce genre de matin ou je parle avec elle, qu'on partage une brève conversation, que je trouve une qualité à son handicape et qu'en plus je m'amuse à danser à tue tête comme maintenant. Quoi demandé de plus ? Je me met sur la pointe des pieds pour remettre mon bol laver dans le placard. Un sursaut me traverse quand des mains se posent sur mes hanches délicatement. Je lâche le bol et un « merde » m'échappe avant même qu'il tombe d'un bon mettre dans levier. Mes yeux se ferment par instinct en attendant d'entre un bruit de porcelaine qui se casse mais il ne vient pas. Alors surprise j'ouvre les yeux pour voir une main venir de derrière moi tenir le bol juste devant ma poitrine.

Bust Où les histoires vivent. Découvrez maintenant