Aaron
J'étais avachi sur elle. L'air que je respirais me brûlait les poumons. Elle n'avait aucune conscience de sa beauté, ni de ce qu'elle dégageait. Elle n'avait aucune idée de l'intensité du moment qu'elle venait de nous faire vivre à tous les deux.
Son attitude, ses gémissements, sa façon de bouger avec moi m'avaient fait perdre le contrôle de la situation. Je m'étais laissé emporter par le moment et j'avais dû me retenir de ne pas me lâcher dès les premières secondes où ma queue était entrée dans son vagin.
J'avais toujours eu beaucoup d'admiration pour ce genre de femme, ainsi que beaucoup de respect. Elle était de celles qui n'essayaient pas de feindre d'être à l'aise en toutes circonstances. Elle ne se prenait pas pour une personne imbue d'elle-même qui finissait par faire l'étoile de mer une fois sous la couette.
Elle caressait mes cheveux et la peau de ma nuque tout doucement. Et j'appréciais la tendresse de ses caresses.
-- Est-ce que tu préfères que j'aille me laver tout de suite ? demanda-t-elle gênée.
Je relevai ma tête de sa poitrine pour la fixer. Elle fuit mon regard aussitôt.
- Si tu veux prendre une douche, je peux te conduire à la salle de bain, ronronnai-je en lui lançant un regard coquin.
-- Non... je veux dire oui bien sûr... enfin je ne sais pas... est-ce que tu trouverais ça sale que je ne le fasse pas maintenant ?
-- Est-ce que tu te sens sale ? lui demandai-je étonné.
-- Non, bien sûr que non, me répondit elle en tournant sa tête sur le côté.
Je me redressai sur mes coudes pour la surplomber. Je pris sa mâchoire dans ma main en tournant doucement son visage de vers moi.
-- Il va falloir que tu m'en expliques un peu plus.
-- Je croyais que tu refusais les grandes conversations, sourit-elle en essayant de me faire reconsidérer ma question.
Je me retirai d'elle, je me mis sur le côté. J'enlevai le préservatif qui était encore sur ma queue. Je l'enveloppai dans un mouchoir en m'essuyant et je le déposai au sol.
Je me retournai vers elle, elle s'était déjà cachée sous la couette. Je soulevai les draps pour la rejoindre en l'enveloppant dans mes bras. Elle me regarda inquiète sans rien dire.
Qu'est-ce que tu as pu vivre d'aussi terrible pour être terrifiée à la simple idée de te retrouver nue avec moi ?
-- Parles-moi, insistai-je doucement. Je ne te jugerai pas et
-- Je sais, il ne doit y avoir aucun tabou, se renfrogna-t-elle. Sauf que c'est plus facile pour les personnes comme toi.
-- Les personnes comme moi ? fis-je amusé.
-- Oui les beaux gosses bien dans leur peau, qui n'ont
Je ne la laissai pas finir que je l'embrassai tendrement. Je voulais qu'elle me fasse confiance. Je voulais qu'elle se confie à moi. J'avais besoin d'en apprendre plus sur cette femme qui m'intriguait autant que je la désirais.
Elle avait mis une carapace autour d'elle, plus coriace que ce à quoi je m'attendais. Habituellement, les femmes avec qui je passais la nuit n'avaient aucun mal à me parler. C'était même tout l'inverse, ce qui me fatiguait légèrement et faisait retomber l'attrait que j'avais pour elles.
Eleanore semblait différente. J'avais plus l'impression qu'elle était du genre à ne rien dire et à garder tout pour elle. Je devais l'amener à ce qu'elle me parle ouvertement. J'avais besoin qu'elle m'aide à comprendre ses réactions. Sinon comment espérer qu'elle se libère totalement avec moi si je ne savais pas ce qui la retenait.
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La Proposition (Correction)
RomanceQue repondriez-vous si un bel inconnu vous faisait une proposition indécente en pleine rue? La proposition est claire: juste une nuit où tout serait possible. Une seule nuit sans aucuns tabous, sans aucunes retenues. Où chacun pourrait s'exprimer s...
