7. Partager un bon moment

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Aaron

Au beau milieu de ma nuit :

Je me réveillai en sursaut. J'étais seul dans le lit. Je cherchai après mon boxer que j'enfilai avant de partir à sa recherche. En arrivant dans la cuisine, je vis une culotte bleue qui dépassait de la porte du frigo.

-- Je peux t'aider, lançai-je en me postant près d'elle.

Elle sursauta en manquant de tomber à la renverse. Elle se retourna vers moi, rouge écarlate. Elle ne portait que ma chemise qui la moulait et sa culotte bleue en dentelle.

Tu es diablement sexy déesse.

-- Je... cher... chais... juste, bégaya-t-elle.

-- Pas de soucis, tu peux prendre ce que tu veux, ce frigo n'est pas à moi.

-- Quoi, s'étrangla-t-elle étonnée. On n'est pas chez toi ?

-- Non, avouai-je. C'est celui d'Alister.

-- Alister ?

-- Heu oui, j'avoue, répondis-je en me sentant un peu con. Si je ne t'ai pas dit que c'était chez lui, c'était parce que je n'étais pas sûre que tu accepterais ma proposition si tu savais où je t'emmenais.

Je m'approchai d'elle doucement pour la prendre dans mes bras. Elle ne me repoussa pas, j'en déduisis qu'elle n'était pas fâchée par mon petit manquement.

-- Est-ce qu'il y a autre chose que je dois savoir ? demanda-t-elle en me toisant et en posant ses mains sur mon torse.

-- Non, tu sais tout, souris-je en m'avançant vers son visage pour l'embrasser.

-- Et ton frère revient quand ? minauda-t-elle contre moi.

-- Pourquoi, il t'intéresse ? arquai-je méfiant tout à coup en me reculant de ses lèvres qui étaient pratiquement sur les miennes.

-- Bien sûr que non, s'offusqua-t-elle avec un air de dégoût. C'est juste pour savoir quand va se terminer officiellement cette nuit.

-- Tu es pressée de partir ?

-- Non, au contraire, roucoula-t-elle en me faisant les yeux doux.

Je lui plantai un baiser chaste avant de la relâcher. Je m'avançai vers l'évier pour me laver les mains en lui demandant :

-- Dis-moi ce que tu cherches ?

-- Une bouteille d'eau.

-- Regarde dans le placard, en bas à droite à côté du frigo lui indiquai-je. J'en veux bien une aussi, s'il te plaît. Alister m'a laissé son appartement pour plusieurs jours donc il ne risque pas de nous interrompre, si c'est ce qui t'inquiète. Est-ce que tu as faim ? Je pourrais manger un bœuf.

-- Tiens, déclara-t-elle à côté de moi en déposant ce que je venais de lui demander devant moi. Si tu as faim je peux essayer de voir ce que je peux faire avec ce qu'il y a. Je ne suis pas une grande chef mais je ne me débrouille pas si mal que ça en cuisine.

-- D'accord, mais uniquement si tu me laisses t'aider.

Elle retourna dans le frigo duquel elle sortit tout un tas de légumes et des œufs. Ma mère avait insisté pour que je parte de chez elle avec de quoi remplir ce réfrigérateur qu'elle supposait vide, à juste titre.

J'avais été tellement pressé de quitter leur maison que j'avais pris ce qu'elle me donnait sans rechigner ni regarder ce qu'ils contenaient, avant de devoir tout ranger.

La Proposition (Correction)Où les histoires vivent. Découvrez maintenant